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Politique

Pocessus électoral : C. Lubaya présente les dix obstacles majeurs pour la tenu des élections

2018-05-11
11.05.2018
2018-05-11
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Le député national Lubaya Claudel André exprime ses doutes sur la tenue des élections en décembre prochain par le calendrier électoral. (© Lubaya Claudel)

Dans une tribune publiée lundi 7 mai 2018, Claudel Lubaya soupçonne la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de manœuvrer, en complicité avec le gouvernement, dans le but de reporter une nouvelle fois la tenue des élections.

André Claudel Lubaya persiste et signe « le 23 décembre 2018 il n’y aura pas élections ». Au regard du processus électoral parsemé d’embûches politiques et de manœuvres de touts bords, le président de l’Uda avoue à haute voix que tout est sombre.

« Même au-delà des dates arrêtées par le calendrier, les choses sont faites avec la grande légèreté (...) Jusqu'au dernier week-end, le pouvoir continuer à enregistrer à dessein des regroupements et des partis politiques dont il transmet la liste à la CENI . C'est dans quel objectif ? », S'interroge-t-il.

Il présente dix obstacles majeurs qui sont dressés pour éloigner la perspective des élections.

Ci-dessous l’intégralité de l’analyse de Claudel-André Lubaya :

Des Congolais attendent les élections au 23 décembre 2018. Y parvenir est un parcours de combattant. Plusieurs obstacles sont dressés pour éloigner cette perspective. Seule la perspicacité dans l’analyse peut permettre d’identifier les goulots d’étranglement de façon à déjouer les pièges. Parmi ces obstacles dont la liste n’est pas exhaustive, il y a lieu de citer :

1. Joseph Kabila, en poste depuis 2001. Il est lui-même à la manœuvre et dicte la ligne à suivre à tout le processus électoral. Frappé d’inéligibilité par la Constitution, c’est lui qui, depuis 2016, empêche la tenue des élections auxquelles il ne sera pas candidat. La Céni, c’est son bien, sa boîte et ses animateurs ses proches collaborateurs. Il tient dans sa main la vie politique, le fonctionnement des institutions. L’exécutif, le législatif et les cours et tribunaux, les renseignements, l’armée comme la police, tous sont à son service et l’accompagnent aveuglément dans son ambition de confisquer et se maintenir au pouvoir. Ils ne sont pas prêts à le lâcher .

2. La Céni, institution d’appui à la démocratie dans l’esprit du constituant, la centrale électorale assume aujourd’hui le rôle de bras séculier dansla stratégie de conservation et de confiscation du pouvoir. Elle s’emploie, au quotidien, à empêcher la tenue des élections au moyen de plusieurs astuces. Inféodée au pouvoir en place, la Céni n’offre aujourd’hui aucune garantie, même infime, de tenue des élections. Elle paie des cabinets étrangers pour faire son lobbying auprès des gouvernements américains, français, britannique et autres. Bref, la Céni est un organe politique essentiel du dispositif de conservation du pouvoir. À ce titre, elle a perdu toute crédibilité, toute impartialité et toute neutralité.

3. La loi électorale. Élaborée par les stratèges de la mouvance au pouvoir et adoptée dans les conditions les plus opaques au Parlement, cette loi est un outil de conservation du pouvoir et d’exclusion des adversaires. Sa mise en œuvrepose tellement de problèmes qu’elle exclut la grande majorité des citoyens de la participation aux élections, violant ainsi pour la énième fois la constitution. Tous les recours introduits contre cette loi ont été rejetés par la cour constitutionnelle et ce, sur des bases partisanes.

4. La machine à voter. Interdite dans la constitution et dans la loi électorale, la machine dite à voter est une invention de dernière minute imposée par le pouvoir en place et sa complice de Céni pour préparer les conditionsd’un holdup électoral difficile à contester. Équipée d’un logiciel pré programmé, la machine à voter est un moyen simple de tricher aux élections sans fournir le moindre effort. Bien que rejetée par l’opposition, la société civile et les partenaires extérieurs de la RDC, la Céni y tient comme à la prunelle de ses yeux et la défend bec et ongles. C’est la source du chaos en préparation.

5. La terreur d’État : si les élections sont un moment de compétition pour tous les acteurs, en RDC, le pouvoir ne l’entend pas de cette oreille. Il prend plusieurs mesures pour imposer un climat de terreur au sein de l’opinion de façon à empêcher les partis et leurs partisans à se préparer aux élections : enlèvements et séquestrations, détentions arbitraires, interdiction des réunions et rassemblements, meetings publics et autres sont autant d’obstacles délibérément créés pour empêcher la tenue des élections.

6. La non mise à disposition des moyens financiers. Initialement soutenu par la communauté internationale, le processus électoral est désormais, d’ordre du gouvernement, financé exclusivement sur fonds propres. Pour quel motif, quand on sait que pour le pouvoir, «les élections coûtent plus cher que le développement». En rejetant tout appui financier extérieur, le pouvoir a voulu préparer l’opinion à accepter l’alibi de faible mobilisation des ressources internes pour justifier le report éventuel.

7. Non application des mesures de décrispation. Contenues dansl’accord de la Saint Sylvestre, elles concernent la libération des prisonniers politiques, le retour des exilés, la libération des médias publics, etc. Le pouvoir y reste insensible et ce, malgré toutes les pressions qu’il reçoit.

8. Recrudescence de l’insécurité. À l’approche de la date des élections, il s’observe la multiplication des foyers d’insécurité sur une bonne partie du territoire national. Les Kasaï, Beni, Goma, Ituri et partout ailleurs sont autant de foyers visiblement créés pour empêcher la tenue des élections. Le président de la CENI l’a d’ailleurs évoqué dans l’une de ses sorties médiatiques. Zone opérationnelle, le Kasaï est un espace en guerre où les militaires dictent leur loi.

9. La Cour constitutionnelle. Élément clé du dispositif de conservation du pouvoir et de vandalisation de la République, le juge constitutionnel est aujourd’hui partisan et engagé si bien qu’il a perdu toute impartialité et toute neutralité que lui impose sa fonction. Il dit le droit selon le fait du prince.

10. Le PPRD : arrivé au bout de course et décrié pour sa gestion calamiteuse sur fond de scandales à répétition, le Pprd peine à aller dans l’opposition et tient à conserver le pouvoir peu en importe le prix. Alors que le pays est régi par le pluralisme politique, le Pprd fonctionne comme un parti-Etat qui impose aux fonctionnaires une adhésion obligatoire. Toutes les entreprises publiques et toute l’administration publique sont aux mains de ses affidés qui utilisent et abusent des moyens de l’Etat pour faire vivre ce parti.

P.M.
Le Potentiel / MCN,via mediacongo.net
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Il y a 2848 jours
TRÈS BONNE RÉFLEXION. LE PAYS EST DIRIGE PAR LES MEDIOCRES.

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Il y a 2848 jours
Il n yaura pas des elections. Selon le discours de Ramasani Shadari a MBANDAKA, il a dit: Joseph Kabila avant etait PRESIDENT, maitenant il est PRESIDENT et il restera PRESIDENT de la RD Congo apres le 23 Decembre 2018 d'apres le membre de la PPRD. Opposant et peuple Congolais cela montre que vous passez votre temps pour les elections car il n y a n'aura pas. Ce le moment de commencer des actions donc des manifestation pour chasser ce REGIME sanguinaire qui fait souffrir la population. A bon attendeur SALUT

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Il y a 2848 jours
LUBAYA Ne Nous Presente Jamais La Candidatur De MOISE KATUMBI içi au Centre Du Pays Si Non Tu Sera Lapidé Avec Lui. Cet Homme A Trahi Les Congolais En 2011, S, Il Est MOISE Il Ne Pas Cellui Qui Avait Fait Liberé Israel.

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