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Politique

Constitution : schisme à l’Union sacrée Bemba contredit Kabuya, le silence de Kamerhe et Bahati interroge

2024-12-06
06.12.2024
2024-12-06
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Jean-Pierre Bemba, leader du MLC et Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Udps @Photo Droits tiers.

Des sons discordants se font entendre à l’Union sacrée sur la réforme constitutionnelle. Changement ou révision ? Les barons de la plateforme n’accordent pas leurs violons. Si Augustin Kabuya milite pour le changement du texte fondamental, Bemba, un autre poids lourd du présidium de la mouvance tshisekediste, se limite à parler de la révision, ignorant totalement la démarche du secrétaire général du parti au pouvoir.

Les leaders de l’Union sacrée sont divisés. Tous ne parlent pas le même langage sur la réforme constitutionnelle. Interrogé sur Top Congo, Jean-Pierre Bemba n’a pas emprunté la voie de Kabuya même si le leader du MLC reste favorable à la révision des articles 10, 13, 51 et 198 de la Constitution. Pour le changement de la Constitution spécifiquement, il faut poser la question à Augustin Kabuya, a renvoyé Bemba. “Là, pour l’instant, on parle de la révision constitutionnelle. Qui a parlé du changement ? Bon, je veux dire, vous lui [ Kabuya] poserez la question là-dessus. Mais, ce qui est autorisé, je veux dire dans la Constitution ou prévu dans la Constitution, c’est la révision”, a argumenté Bemba.

Le leader du MLC a-t-il percé le secret de Tshisekedi pour s’avancer sur ce terrain-là ? Difficile de le dire. Une indication. Le vice-Premier ministre des Transports revient d’une longue tournée avec le président de la République dans le Congo profond. Les deux étaient côte à côte. Ont-ils évoqué le sujet pour que Bemba livre cette version à la presse ? Encore un dilemme. Seulement, Bemba, à son niveau de responsabilité, ne peut pas s’hasarder à naviguer à contre-courant. Lui qui jure fidélité au guide.

 Le silence de Kamerhe et Bahati interroge 

Sur cette question, le président de l’Assemblée nationale garde son mutisme. Même son parti ne bronche pas. Selon les dires de quelques militants de l’Unc, Vital Kamerhe n’épouserait pas la thèse de Kabuya. Révision oui mais pas changement. Changer remettra le compteur à zéro, cela suppose que le président sortant pourra se représenter encore deux fois après ses deux premiers mandats, ce qui constitue déjà une ligne rouge pour l’opposition en campagne depuis quelques semaines contre ce qu’elle qualifie de “coup d’État constitutionnel”.

À l’époque, Kamerhe, très virulent, avait averti Kabila s’il touche à la Constitution, il marcherait sur les cadavres de Congolais. Va-t-il rétropédaler aujourd’hui ? Il est clair que s’il fait marche arrière, sa conviction sera heurtée. Sinon, son silence persistant comme celui de Modeste Bahati Lukwebo, réputé très proche de l’Église catholique, malgré les brouhahas dans la cour du roi, est un message clair.

Entre-temps, le chef du parti présidentiel ne s’avoue pas vaincu. Augustin Kabuya poursuit sa croisade pour le changement de la Constitution. D’ailleurs, le mot “révision” ne sort plus de sa bouche. Il mobilise les militants de son parti pour aller prêcher partout la thèse du changement de la loi mère. En réveillant cette idée de réformer la Constitution, personne ne le prenait au sérieux. Il a fallu que le président Tshisekedi le dise publiquement à Kisangani pour que tout le monde se rende compte que Kabuya ne joue pas à la comédie. En l’espace de deux semaines, il a obtenu de nombreux ralliements notamment celui de 26 gouverneurs de province.

Mais pour les termes “changer ou réviser”, la complexité demeure encore même en haut lieu. Perplexe, le président lui-même laisse aux Congolais, mieux aux parlementaires, de trancher. “Ne pas lever clairement l’option de la part du chef risque de créer un grand fossé entre les pro et les anti-changement”, glisse un ponte de l’Union sacrée.

Il faut rappeler que la Constitution congolaise actuelle existe depuis 2006 et que sa dernière modification remontant à 2011, portait notamment sur le scrutin universel à un tour au lieu de deux auparavant. Elle ne concernait alors que huit articles sur 229.

Félix Tshisekedi, 61 ans, réélu en décembre pour un second mandat, pourrait compétir si le changement constitutionnel passe. Ainsi, le verrou d“un mandat de cinq ans, pour le président de la République, renouvelable une seule fois”, va sauter.

En RDC, toute modification de la Constitution doit être approuvée “par référendum sur convocation du président de la République” sauf si le projet est adopté à la majorité des 3/5ᵉ du Parlement. La Constitution congolaise avait été promulguée en 2006 par Kabila. À la fin de son deuxième et dernier mandat, sa tentative de toucher aux articles verrouillés pour candidater à nouveau, avait échoué.

 

Landry Amisi
Ouragan / MCP, via mediacongo.net
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Il y a 521 jours
Cher Felix , ton arrivée au sommet de notre pays devrait être pour toi une opportunité en or , pour te permettre de donner le meilleur de toi-même et de concrétiser la vision de ton père. Malheureusement, tes capacités limitées font que tu appelles sans cesse à l’aide d’un père qui repose déjà dans l’éternité. Ainsi le peuple en a assez avec cet amateurisme dans ta gestion fait de tâtonnement, contradiction dans tes prises de décision, menaces injustifiées contre ton peuple qui ne demande que l’amélioration de leur condition sociale quel que soit le montant que tu mets dans ta poche. Sache une chose, l’article 64 est déjà activé, car les 50 ans de règne que tu cherches désespérément à imposer ne changeront rien dans tes capacités à part peut être aider à ta famille d’accumuler encore plus de ressources que les occidentaux finiront par saisir le moment venu.

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Il y a 522 jours
Kabila disait de lire sa constitution pour son sort. S'il y'avait des fanatiques qui voulait rester au pouvoir, par un changement de la constitution, c'est autre chose. Lorsque un pays est au crépuscule, le nain politicien, se voit grand politicien.

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3
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Il y a 522 jours
MUANA MUNGALA À BOMBAKA TE: “Là, pour l’instant, on parle de la révision constitutionnelle. Qui a parlé du changement ? Bon, je veux dire, vous lui [ Kabuya] poserez la question là-dessus. Mais, ce qui est autorisé, je veux dire dans la Constitution ou prévu dans la Constitution, c’est la révision”, a argumenté Bemba.

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Réponses : 2
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