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La République Démocratique du Congo (RDC) a réaffirmé son leadership en matière de conservation des forêts et de préservation de la biodiversité lors du Forum des Nations unies sur les forêts, tenu vendredi 10 mai à New York. La ministre d’État en charge de l'Environnement, Eve Bazaiba, a souligné l'importance de partager l'expérience du pays dans ce domaine avec les 178 États et organisations membres présents.
Dans son discours, Eve Bazaiba a mis en lumière le rôle vital des forêts pour la population congolaise, où une grande partie dépend directement des ressources forestières pour leur subsistance. Elle a également souligné le besoin de transférer les connaissances afin d'assurer une préservation efficace de la faune, de la flore et des réserves halieutiques.
La ministre a notamment mentionné l'expertise de la RDC dans la technologie de quantification des services écosystémiques, grâce à des projets tels que la tour à flux de Yangambi, réalisée en collaboration avec l'Union européenne et le royaume de Belgique. Elle a également évoqué la réussite de la capture des fonds des crédits carbone et de la conservation des forêts, notamment dans la région de Maindombe, où les paiements pour services écosystémiques ont bénéficié à la population locale.
Cependant, Eve Bazaiba a également souligné les défis auxquels le pays est confronté, notamment la menace continue des groupes armés et des terroristes soutenus par le Rwanda, qui ont causé d'importants dommages à la biodiversité et aux ressources naturelles du pays.
La société ERA Congo/Wildlife expérimente la vente de crédits carbone dans le Maï-Ndombe
Le projet Maï-Ndombe REDD+, mis en place par la société ERA Congo/Wildlife Works Carbon, a enregistré des avancées significatives dans son processus de vente des crédits carbones.
Jean Robert Bwangoy, directeur général de ce projet, l'a annoncé au cours d’un point de presse tenu vendredi 10 mai à Kinshasa.
Selon lui, un arbre débout peut-être monétisé comme la grume vendue sur le marché international.
"C’est comme ça que nous avons utilisé le processus REDD+ et avec ce processus là nous produisons, c'est que nous appelons le crédit carbone. Là je parle de crédit carbone forestier, la probabilité qu’une forêt aurais pu être détruite en l’absence du projet et la quantité probable de cette forêt qui aurait pu être détruite est convertie en équivalence biomasse. Et il est proposé en vente auprès des pays pollueurs", a-t-il expliqué.
Il estime que son projet a produit plus que tous les projets du même type dans le monde.
« Notre modèle consiste à rétrocéder 25 % de la valeur, soit un quart de toute la valeur brute vendue aux communautés locales. Nous partageons les bénéfices 50 %, 50 % avec le Gouvernement », a confirmé directeur général du projet Maï-Ndombe REDD+, Jean Robert Bwangoy.
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