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Elections inclusives : la SADC redouble la pression sur Kabila

Elections inclusives : la SADC redouble la pression sur Kabila 2018-08-21
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Le 38ème sommet de la SADC tenu dernièrement à Windhoek (Namibie) a été l’occasion pour le président Joseph Kabila de dire « au-revoir » à ses pairs de la région. En attendant la tenue en décembre prochain d’élections, la SADC ne relâche pas la pression sur lui. Illustration : la nomination d’un envoyé spécial de la SADC en RDC et dans la région des Grands Lacs.

Dans tous les cas, la SADC s’est fixé un cap : tout mettre en œuvre pour des élections inclusives en RDC, a confirmé à RFI son nouveau président, le Namibien Hage Geingob.

Visiblement Kinshasa n’accepte pas la grande présence de la SADC dans la conduite du processus électoral. Le dernier sommet de la SADC, organisé la semaine dernière à Windhoek, en Namibie, n’est pas parvenu à colmater toutes les brèches, notamment des questions qui continuent à opposer les deux camps.

Le président Kabila et ses pairs au 38e sommet de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) à Windhoek, en Namibie. (© Lusaka Time)

Depuis Windhoek, les frustrations, apprend-on, ont été perceptibles dans la délégation qui a accompagné le président Joseph Kabila. Qu’importe ! Le chef de l’Etat en avait profité pour faire non pas ses « adieux » à ses pairs de la région, mais juste leur dire « au-revoir », promettant de les revoir bientôt. Dans quel cadre et dans quelles circonstances ? Sur ces points précis, le président Kabila s’est voulu plutôt évasif. On sait néanmoins que le 23 décembre 2018, date fixée pour la présidentielle, il ne sera pas dans la course. Il se fera plutôt représenter par son dauphin désigné, Emmanuel Ramazani Shadary, actuel secrétaire permanent du PPRD.

A Kinshasa, l’annonce, le 8 août 2018, de la désignation d’Emmanuel Ramazani Shadary pour le compte du Front commun pour le Congo (FCC), la nouvelle plateforme électorale de Joseph Kabila, avait pris tout le monde de court. En effet, personne aussi bien dans la majorité au pouvoir que dans l’opposition ne s’attendait à ce que Joseph Kabila prenne cette tangente.

Ce n’est donc pas pour rien qu’il a dû attendre les ultimes minutes de la clôture des opérations de dépôt des candidatures à la Ceni pour présenter enfin son dauphin. Dans certains milieux spécialisés l’on rapporte que la décision du chef de l’Etat – qui n’a jamais renoncé à l’idée d’engager un forcing pour un 3ème mandat présidentiel – est le fait d’une combinaison de paramètres aussi internes qu’externes.

Et sur ce point précis, des sources diplomatiques indiquent la SADC a pesé de tout son point pour obtenir finalement la capitulation du président Joseph Kabila. Tout se serait négocié, dit-on, sur l’axe Pretoria – Luanda – Lusaka, trois grands pôles de la SADC. Le fait pour le président Kabila d’évoquer jusque un « au-revoir » et non des « adieux » à ses pairs de la SADC réunis dans la capitale namibienne en dit long.

En réalité, le président Kabila n’a jamais digéré la forte présence de la SADC dans la politique interne de la RDC. Les sons discordants enregistrés au sein de la MP de même que le revirement du porte-parole du Gouvernement sur la nomination d’un envoyé spécial de la SADC aussi bien en RDC que dans la région des Grands Lacs, a fourni la preuve de l’animosité de Kinshasa au sujet des pressions exercées par l’organisation sous régionale.

Pourtant, des contacts – c’est ce qu’a confirmé Kikaya Bin Karubi, conseiller principal au collège diplomatique du chef de l’Etat – étaient engagés bien avant la dernière visite du président sud-africain à Kinshasa pour boucler le dossier de désignation de l’ancien président sud-africain, Thabo Mbeki, au poste d’envoyé spécial de la SADC dans les Grands Lacs.

En y apportant un refus catégorique, l’on sait maintenant Kinshasa n’émet presque plus sur la même longueur d’ondes que la SADC.

L’ENGAGEMENT DU PRÉSIDENT NAMIBIEN

Dans la crainte de voir le processus électoral en RDC chavirer, le président Namibien se dit prêt à mobiliser aussi bien la communauté internationale que l’ensemble de la région.

Qu’est-ce qui pourrait bien opposer Kinshasa à la SADC ? Les raisons sont bien diverses. A première vue, on sait qu’à travers l’Angola et l’Afrique du Sud, la SADC a joué un rôle primordial pour faire plier le président Kabila et le condamner à renoncer à un probable 3ème mandat.
Il faut se rappeler des réunions successives organisées entre Luanda et Pretoria pour baliser la voie à cette capitulation.

Dans le cercle du pouvoir en place à Kinshasa, on n’a jamais digéré cette présence encombrante de la SADC. Que la même organisation dépêche encore une fois un envoyé spécial en RDC et dans la région pour suivre de très près tout ce qui touche aux élections, Kinshasa en est offusqué. Aussi a-t-il réservé une fin de non-recevoir à la nomination d’un envoyé spécial de la SADC en RDC.

Est-ce pour autant que la SADC a renoncé à sa mission de tout mettre en œuvre pour accompagner la RDC dans la tenue d’élections crédibles et inclusives ? Pas du tout car, au micro de RFI, le nouveau président en exercice de la SADC et président de la Namibie s’est voulu plutôt conciliant.

Interrogé sur l’apport de la SADC, alors que la RDC, amorce le dernier virage pour les élections de décembre prochain, le président Namibien s’est voulu plutôt pragmatique.

« Je plaide pour la construction d’une bonne gouvernance. Pour la mise en place de processus, de systèmes, d’institutions ; ne pas tout baser sur des individus, sur les présidents, mais sur les institutions comme les tribunaux, etc. La RDC doit avoir cela, et pas que le président Kabila. Nous tous, nous devons avoir cela. Oui, le président Kabila a décidé assez justement, je crois, de ne pas se présenter. L’idée d’une limitation du nombre de mandats, j’y crois fortement. Deux mandats de cinq ans, c’est assez. Et le fait qu’il ne se présente pas est un soulagement pour nous tous ».

Dans la crainte de voir le processus électoral en RDC chavirer, le président Namibien se dit prêt à mobiliser aussi bien la communauté internationale que l’ensemble de la région.

« Si la crise en RDC n’est pas réglée, on a déjà des réfugiés qui arrivent ici. On ne peut pas dire que cela ne nous concerne pas. Cela nous affecte et ça pourrait même affecter jusqu’à la France. Et c’est pourquoi, en tant qu’organisation sous régionale, on intervient pour dire : collègues de la région, nous avons des règles à propos des élections ; il faut qu’elles soient inclusives, il faut qu’elles soient transparentes et que les leaders de l’opposition aient leur mot à dire. Parce que s’il y a des doutes, des secrets, du favoritisme à la Commission électorale... Et même moi, si je perdais vraiment, je dirais que tout ça, c’est à cause de la tricherie. Tout ça, c’est très important, il faut l’admettre. Bien sûr, on ne peut pas les forcer, mais c’est clair, nous allons parler de l’importance d’es élections inclusives ».

SOUTIEN DE L’UNION AFRICAINE

Dans son souci d’accompagner la RDC dans l’organisation des élections véritablement inclusives, la SADC peut compter sur le soutien moral de l’Union africaine. Président en exercice de l’UA, le Rwandais Paul Kagame, également présent au dernier sommet de la SADC, a exhorté le président zambien Edgar Lungu, nouveau président de la Troïka de la SADC en faveur de la paix et de la sécurité dans la région, à travailler avec d’autres dirigeants d’Afrique australe pour garantir la stabilité du processus électoral en RDC.

En effet, le président Kagame craint que l’absence d’un processus électoral crédible menant à un résultat lui aussi crédible, puisse être source d’instabilité dans toute la sous-région. Une instabilité qui pourrait entraîner un afflux de réfugiés vers les neuf pays voisins de la RDC.

A cet effet, les deux chefs d’Etat ont convenu de consulter largement les autres membres de la SADC et même d’autres partenaires sur cette question pour tenter d’amener la RDC à réussir son processus électoral en vue d’une alternance démocratique en toute sérénité au sommet de l’Etat.

Autant dire que la communauté internationale n’accorde aucun répit à la majorité au pouvoir. Et la SADC, bien présente au front, n’est prête à laisser la MP/FCC torpiller les élections en organisant une mascarade électorale en décembre prochain.


Le Potentiel / MCP, via mediacongo.net
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13 commentaire(s)

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nabavuna | EKY4MXQ - posté le 27.08.2018 à 12:46

kabila fait faché les mémoires des congolais. un imbécile, illettré t incompétent. il fait tourné le monde pour quoi? il faut alors l’assassiné comme il la fait a son père adoptif.idiot de kanambe, imbecile nayo nyama. mukundu ya mamyako il se crois gang.

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HELLO | MR3X97X - posté le 27.08.2018 à 10:13

Le combat entre Moise et Kabila n'est pas politique, c'est plutôt un problème d'affaires (commercial. Moise aurait dupé Kabila dans la vente d'uranium du Katanga. Kabila ne pardonnera jamais cela.

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Mugepe | Y2P9NL2 - posté le 22.08.2018 à 16:33

A bon entendeur demi-mot suffit pour les pilleurs de la RDC recroquevillés autour de leur chef KABILA nommé "SEHEMU YA RAISI".

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Admin | EEQGCMG - posté le 21.08.2018 à 16:49

wait and see

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Me Alain Lumony | K65MHWD - posté le 21.08.2018 à 13:39

La RDC a besoin « d’une BONNE GOUVERNANCE (…) (de)la MISE EN PLACE de processus, de systèmes, D’INSTITUTIONS ; (de)NE PAS TOUT BASER SUR DES INDIVIDUS, SUR LES PRESIDENTS, MAIS SUR LES INSTITUTIONS COMME LES TRIBUNAUX ». Le nouveau Président de la SADC a cité le remède qu’il faut pour mettre fin à la honteuse faiblesse de la RDC !

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C4 | QBXBR4T - posté le 21.08.2018 à 13:20

Nous n'avons pas aucun souvenir tu peux partir bonnement même si tu meurs nous serons toujours contents Médiocres

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Djitunga Dietu! | TSWZGT3 - posté le 21.08.2018 à 13:19

Kabila est un danger permanent pour la RDC. Il doit etre ecarté definitivement de ce pays! C'est un type qu'il prédit que le KO pour fuir apres en Tanzanie ou au Rwanda. Il faut trop de pression sur lui svp. Le CLC doit revenir à la raison, sinon rien n'evitera le KO de la RDC

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Root# | P1R56Y5 - posté le 21.08.2018 à 11:42

Si tu ne fais que taper ta femme chaque jour, un jour les voisins vont se liguer contre toi et t'obliger soit à la quitter ou rester avec elle dans une même parcelle même si chacun aura sa propre porte, l'essentiel est que les enfants grandissent dans une maison où règne la paix et qu'ils voient leur maman en sécurité et protéger. Si nous devenons membre d'un club, il y a des principes à respecter (Un club des sans alcools: tu as même signé pour respecter cela)

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Notre Congo_Rdc | D354S4K - posté le 21.08.2018 à 11:32

JKK est et restera président jusqu'en 2019. N'en déplaisent ses détracteurs. Le Mr COUP sur COUP arrive en vitesse de croisière, malheur à tout celui qui trouvera sur son passage car le concasseur du FCC l’écrasera sans pitié.

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Chemin de vie | JT29NE5 - posté le 21.08.2018 à 11:20

Nous sommes tombés trop bas. Même les pays qui recevaient il y a 30 ans des leçons de nous commencent aujourd'hui à nous donner des leçons.Peuple congolais mettons fin à cette humiliation en votant utile et en sanctionnant les médiocres. La RDC mérite mieux.

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VERITE' | MYBMKJD - posté le 21.08.2018 à 11:12

BYE-BYE, tu peux aussi prendre ton "mama na yo" car personne n'a besoin de ce mediocre en RDC.kiekiekiekiekiekiekikie LE PEUPLE GAGNE TOUJOURS (ROSY MUKENDI)

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Anonyme | VQ8M5YK - posté le 21.08.2018 à 11:09

Adieux kabibi!

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Mundibu | V1BNAYM - posté le 21.08.2018 à 10:46

Le rouleau compresseur. On le disait chaque jour. On peut bien dribbler tout le monde pendant un long temps. Mais le TEMPS n'est pas vraiment notre ami. Il avance lentement et surement. JKK va continuer???? Le TEMPS est déjà là. Merci Kabila pour tes Adieux!!!

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