Recherche
  Home Actualités Petites annonces Offres d’emploi Appels d’offres Publireportages C'est vous qui le dites Medias & tendances Immobilier Recherche Contact



Infos congo - Actualités Congo - Femme - Mars 2026
mediacongo
Retour

Politique

Présidentielle en RDC : polémique autour des candidatures rejetées par la Ceni

2018-08-26
26.08.2018
2018-08-26
Ajouter aux favoris
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2018_actu/08-aout/20-26/Ceni_publication_liste_provisoire_candidat.jpg -

En République démocratique du Congo, la Commision électorale nationale indépendante (Ceni) a rejeté six candidatures sur 25, à la présidentielle du 23 décembre prochain. Parmi les concernés figurent Jean-Pierre Bemba pour subornation de témoins ainsi que l’ancien et éphémère Premier ministre de la Transition, Samy Badibanga, pour défaut de nationalité d’origine. Cette décision controversée de la Ceni suscite beaucoup de réactions.

Pour Jean-Pierre Bemba, le grand exclu, le motif donné par la Ceni fut sa condamnation pour subornation de témoins. L’ancien vice-président a été acquitté pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par ses troupes en Centrafrique. Cependant, la Cour pénale internationale l’a reconnu coupable de subornation de témoins, en mars 2017. Or, la loi électorale prévoit l’invalidation de tout candidat condamné par un jugement irrévocable de corruption et la Ceni fait ainsi l'amalgame entre les deux délits, corruption et subornation.

Un choix qui « démontre totalement » que la Commission « est sous le contrôle du pouvoir en place » et « reçoit des injonctions du pouvoir en place pour éliminer des candidats », affirme Jean-Pierre Bemba lui même, interrogé par nos confrères de France 24. Le candidat du Mouvement de libération du Congo (MLC) envisage à présent de faire appel contre une « décision inique », inspirée selon lui par la volonté du pouvoir de se « perpétuer, par d'autres formes ».

Au micro de RFI, Eve Bazaiba, secrétaire générale du Mouvement de libération du Congo, parti de Jean-Pierre Bemba, expliquait dès ce samedi matin que celui-ci a été écarté tout simplement parce qu’il représente une menace sérieuse pour le parti au pouvoir. A ses yeux, la candidature de Jean-Pierre Bemba « faisait trembler la Kabilie au point d’instrumentaliser la Ceni en vue de l’écarter ». Elle affirme par ailleurs que le ministre de la Justice avait envoyé une lettre « assortie de la liste de noms des personnes que Kabila ne voulait pas voir postuler ».

Une décision incompréhensible

Parmi les six candidats écartés par la Commission électorale nationale indépendante figure notamment l'ancien Premier ministre, Samy Badibanga. En ce qui le concerne, la Ceni parle de défaut de nationalité d'origine pour expliquer sa décision. Selon elle, après avoir perdu sa nationalité d’origine, le recouvrement de cette dernière ne donne droit qu’à une nationalité d’acquisition et ne lui permet donc pas d’être candidat. Une décision que Samy Badibanga ne comprend pas.

« Je bénéficie d’un arrêté ministériel portant recouvrement de la nationalité congolaise d’origine, justement c’est bien spécifié, qui a été signé le 25 novembre par le ministre actuel de la Justice. Donc, en prenant une telle décision, la Ceni se substitue au ministère de la Justice et tente même de me faire croire que le ministre de la Justice est incompétent. D’autre part, comment se définit la nationalité congolaise d’origine ? J’ai les deux parents qui sont congolais et je fais partie de cette ethnie du centre du Congo. Donc, je remplis tout à fait les deux conditions. Comment peut-on me faire perdre ma qualité de Congolais d’origine ? On ne perd jamais ses origines à moins que la Ceni veuille bien faire de moi un apatride et me demander de renier mes parents », précise-t-il.

La seule femme qui figurait sur la liste des 25 candidats à la présidentielle, Marie-Josée Lifou a également été écartée pour cette même raison, à savoir défaut de nationalité d’origine.

Adolphe Muzito est un autre ancien Premier ministre à avoir été écarté. Il a été suspendu de son parti, le Parti Lumumbiste Unifié, et se présentait comme indépendant, mais la Ceni a retenu le conflit entre Muzito et son parti pour justifier sa décision.

Antoine Gizenga, âgé de 92 ans, a également été écarté. La Ceni reproche à ce compagnon de Lumumba de n'avoir pas bien rempli les différents formulaires lors du dépôt de sa candidature.

Et enfin, Jean-Paul Moka Ngolo également écarté par la Ceni qui annonce n'avoir pas pu retracer le paiement de sa caution électorale.

Un possible recours

Un recours est toujours possible. Les six candidats écartés peuvent saisir la Cour constitutionnelle dans les 48 heures et ce n’est qu’après que la Commission électorale pourra alors publier la liste définitive des candidats, le 19 septembre.

Les partisans de Jean-Pierre Bemba ont déjà prévenu, ce samedi, qu'ils allaient se mobiliser contre le rejet de sa candidature.

« Nous allons utiliser toutes les voies de droit à notre disposition pour faire valoir la candidature de Jean-Pierre Bemba à la présidentielle », a déclaré la députée Eve Bazaiba. Le MLC va commencer par « un recours devant la Cour constitutionnelle d'ici mardi matin », a-t-elle ajouté.

Les autorités soulignent l'indépendance de la Ceni

Les autorités congolaises soulignent que la Commission électorale est indépendante. Joint par RFI, Lambert Mende, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, indique qu’il faut, par conséquent, respecter ses décisions.

« Nous avons simplement pris acte de la décision de la Ceni qui est un organe indépendant. Elle a suivi le prescrit de la loi et quand on examine bien cette liste, il y a aussi bien des candidats proches de la majorité que de l’opposition et donc, on ne peut pas l’accuser d’avoir été partisane, comme j’entends dire. C’est devenu, je pense, une seconde nature pour l’opposition que de contester tout. Je pense que c’est une attitude nihiliste qui n’arrange pas l’avenir de notre pays et qui est celle de tout remettre en cause parce que soi-même, on n’est pas prêt pour les élections le 23 décembre. L’opposition est un peu dans la situation de la cigale qui a chanté tout l’été. Lorsque maintenant le moment est venu de s’assumer, elle ne fait que se plaindre de tout et de rien puisque nous n’avons quand même pas pu donner, à la Ceni, l’ordre d’invalider même des candidats, comme monsieur Gizenga, qui sont très proches de nous. Pourtant, ils ont été invalidés. Donc, il faut respecter l’indépendance de la Commission et cesser de chercher des poux sur la tête de la majorité ou du gouvernement », a déclaré Lambert Mende à RFI, avant d’ajouter que des élections inclusives ne doivent pas justifier d’aller à l’encontre de la Constitution.


RFI /MCP, via mediacongo.net
C’est vous qui le dites : 10 commentaires
8859 suivent la conversation

Faites connaissance avec votre « Code MediaCongo »

Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.

Poster un commentaire, réagir ?

Les commentaires et réactions sont postés librement, tout en respectant les conditions d’utilisation de la plateforme mediacongo.net. Vous pouvez cliquer sur 2 émojis au maximum.

Merci et excellente expérience sur mediacongo.net, première plateforme congolaise

MediaCongo – Support Utilisateurs


Il y a 2765 jours
Vous condamnez la CENI par mauvaise foi. En RD Congo nous n'avons pas d'opposition, nous avons seulement les assoiffés du pouvoir. L'opposition devrait avoir un seul candidat, L'invalidation de 6 candidats est correcte et objective; pourquoi diaboliser toujours la CENI, ohooo!!! les congolais pleins d'émotion et du tribalisme à l'outrance.

Réagir

Répondre
Il y a 2766 jours
Mampuya | T6L7OKA - posté le 26 08 2018 à 22:00 Mampuya | T6L7OKA - posté le 26 08 2018 à 20:56 (suite) Anonyme. L'opposition pour avoir un candidat commun, elle aurait dut crée son récipient X contenant UDPS;MLC;UDPS;ECC dedans. Le candidat unique allait se prèsenter sous l'étiquette X. N'oublions que à la CENI il y'a les déleguès des partis peut etre celui de Palu qui a soulevé la question du conflit en cours ,et non résolu

Réagir

Répondre
Il y a 2766 jours
Mampuya | T6L7OKA - posté le 26 08 2018 à 20:51 Mr Anonyme postè le 26 08 2018 à 20:21 Shadary est cadidat d' un rècipient qui s'apelle FCC, dans lequel se trouve PPRD et d'autres partis . Le Palu n'est pas dans le mouvent crée par Muzito. Muzito est en sanction disciplinaire de suspension avec le PALU daté du 31 07 2018 Donc le palu n'ayant pas expulsé Muzito, la CENI n'est peut reconnaitre l'autoexclusion de celui ci, et ne peut règler ce coonflit Muzito et Palu. comme si Kamerehe du UNC présentait sa candidature au nom de l'udps, ou MLC,eecc . Donc selon la CENI Muzito a présenté sa candidature au nom d'un mouvement, tout en étant membre de Palu,et ce parti ne fait pas parti de ce mouvement

Réagir

Répondre
Il y a 2766 jours
MAMPUYA; EST-CE-QUE À LA MÊME EUROPE L'INSTANCE ORGANISATRICE DES ÉLECTIONS INVALIDERAIT-ELLE MUZITO ET VALIDERAI SHADARY? Alors que Muzito ne s'est pas présenté comme candidat de Palu mais est accusé par le Palu d'être en conflit avec le Palu qui du reste il a démissionné! Alors que Shadary présenté par le fcc est reconnu par la ceni comme un CANDIDAT INDÉPENDANT NB: c'est à la cour constitutionnelle de se saisir du cas de Shadary et voir s'il n'y a pas vice de procédure et dire si entre SHADARY ET MUZITO QUI DOIT ÊTRE INVALIDÉ( ainsi elle s'émancipera de l'EXÉCUTIF qui a aussi FCCISÉ la CENI).

Réagir

Répondre
Il y a 2766 jours
Mampuya | GFNVXBG - posté le 26 08 2018 à 18:35 En europe un parti politique averti, aurait il accepté de déposé la candidature de Bemba ? Je pense non. Les gens sont morts pour la simple suspçion de la candidature de Kabila. En leur memoire le jeunes doivent pretendre le respect de la loi par tous. Pour le respect au pays, pour la démocratie, on peut contester une loi ou les lois du pays, mais pas ceux qui apppliquent la loi. En fin Pour quoi Bemba il était accepté dans les élections passées et pas maintenant, qu'est ce quia changé?

Réagir

Répondre
Il y a 2766 jours
Naanga est au service du pouvoir c'est calire mais le peuple est souverain. Il y a la fin pour chaque chose

Réagir

Répondre
Il y a 2766 jours
"En droit pénal français, la subornation de témoin est un délit intentionnel relevant de la corruption. Ce délit est prévu et réprimé par l'article 434-15 du code pénal et est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 € d'amende, même si la subornation n'est pas suivie d'effet1 La subornation consiste à obtenir une déclaration mensongère (ou une attestation, déclaration, ou déposition), ou une abstention de témoignage, en usant de « promesses, offres, présents, pressions, menaces, voies de fait, manœuvres ou artifices », voire de son pouvoir, au cours d'une procédure judiciaire ou en vue d'une demande ou d'une défense, même si la subornation n'est pas suivie d'effet".

Réagir

Répondre
Il y a 2766 jours
L, Opposition Avait Chanté D, Avoir Un Candidat Unique Aprés L, Invalidation De La Ceni, Nous Allons Voir Comment L, Opposition Doit Faire A Ce Point, Car Ce Simple Il Suffit Seulment De Choisir Ni Felix Ni Fayule Et Lui Donné La Force De Battre Ramazani Ce Fini. Et Aprés Vous Formez Un Bon Gouvernement.

Réagir

Répondre
Il y a 2766 jours
S'il y a deux idiots en RDC Lambert MENDE est le premier, je n'ai jamais vu un inconscient comme celui, de fois je me dis c'est à cause des sectes qu'ils deviennent sans morale, MENDE à toujours les arguments bidon, je ne sais pas pourquoi, un idiot de première degré, que le Diable te donne un aller simple pour l'enfer

Réagir

Répondre
right
Article suivant Kasaï : le débat sur une éventuelle révision de la Constitution refait surface
left
Article précédent Session de mars au Parlement : sécurité, diplomatie, salaires et tensions politiques au menu des élus

Les plus commentés

Politique Entretien exclusif avec Joseph Kabila : « Il faut mettre fin à cette dictature qui vient de s’installer dans notre pays”

23.03.2026, 23 commentaires

Politique Entre adhésion et rejet politique : Loi référendaire, le premier pas franchi par l’Udps vers la retouche constitutionnelle

21.03.2026, 5 commentaires

Provinces Kongo-Central : l’ex-président de l’Assemblée provinciale Papy Mantezolo arrêté à Kinshasa

22.03.2026, 5 commentaires

Politique Du Kabilisme au Tshisekedisme : Willy Bakonga, le grand virage !

23.03.2026, 4 commentaires

Ont commenté cet article



Ils nous font confiance

Infos congo - Actualités Congo - confiance