Recherche
  Home Actualités Petites annonces Offres d’emploi Appels d’offres Publireportages C'est vous qui le dites Medias & tendances Immobilier Recherche Contact



Infos congo - Actualités Congo - Ecobank_30012026
mediacongo
Retour

Société

Le procès de l'ex-chef de guerre Ntaganda touche à sa fin

2018-08-26
26.08.2018
2018-08-26
Ajouter aux favoris
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2018_actu/08-aout/20-26/ntanganda_bosco_cpi_18_01214.jpg -

L'ancien chef de guerre congolais Bosco Ntaganda entre dans la salle de la Cour pénale internationale lors de son premier jour de procès à La Haye

L'accusation et la défense prendront la parole pour la dernière fois à partir de mardi dans le procès de l'ancien chef de guerre congolais Bosco Ntaganda, près de trois ans après l'ouverture des débats devant la Cour pénale internationale (CPI).

L'ex-rebelle avait plaidé non coupable en septembre 2015 des treize crimes de guerre et cinq crimes contre l'humanité qui lui sont reprochés.

Autrefois surnommé "Terminator", Ntaganda est accusé d'avoir commandité des meurtres, pillages et viols d'enfants soldats, commis par ses troupes en 2002-2003 en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), au cours d'un conflit qui coûta la vie à plus de 60.000 personnes selon les ONG.

Il aurait donné les ordres, planifié et programmé les opérations, coordonné la logistique et fourni les armes à ses troupes.

Les faits qui lui sont reprochés font de Bosco Ntaganda, 44 ans, "un des commandants les plus importants" lors de crimes "ethniques", selon le procureur de la CPI Fatou Bensouda.

Dernières cartes à jouer

De mardi à jeudi, accusation et défense joueront leurs dernières cartes avant un jugement qui sera au coeur de l'attention après l'acquittement surprise par la chambre d'appel de la CPI, en juin, du Congolais Jean-Pierre Bemba, condamné à 18 ans de prison pour des crimes commis par ses troupes en Centrafrique.

Lors de sa prise de parole en tant que premier témoin pour sa propre défense en juin 2017, Bosco Ntaganda a cherché à se présenter comme "un être humain", selon son avocat, le Canadien Stéphane Bourgon.

Face à ses juges, l'ancien rebelle à la moustache en traits de crayon avait affirmé avoir aidé à mettre fin au génocide rwandais de 1994, où il a "vu des horreurs".

Issu d'une famille tutsie de six enfants, il avait confié avoir "perdu beaucoup de membres de [sa] famille" dans le conflit sanglant.

"Et je me suis dit : +Je ne veux plus qu'aucune autre communauté puisse vivre ce que ma communauté a vécu+", avait-il révélé d'une voix faible.

Une réputation à lisser

C'est sans doute ce qu'il répètera dans un ultime espoir de convaincre les juges : il est prévu que M. Ntaganda fasse une déclaration non assermentée vers la fin des plaidoiries finales, a indiqué M. Bourgon à l'AFP.

Le plan de la défense au cours du procès était limpide : lisser la réputation de son client. Celle d'un chef de guerre opportuniste et sans pitié au sein des rébellions où il a successivement évolué.

Né en 1973 au Rwanda, Bosco Ntaganda a fait ses armes avec le Front patriotique rwandais (FPR) après avoir vécu dans le Masisi, territoire de la province congolaise du Nord-Kivu où vit une importante communauté rwandophone.

Général dans l'armée congolaise de 2007 à 2012, Ntaganda était le fugitif le plus recherché dans la région des Grands Lacs jusqu'à ce qu'il se rende de manière inopinée en 2013 pour demander son transfert à la CPI.

Selon des observateurs, il est probable qu'il craignait pour sa vie sous la menace d'une faction rivale.


VOA / MCP, via mediacongo.net
C’est vous qui le dites : 3 commentaires
8564 suivent la conversation

Faites connaissance avec votre « Code MediaCongo »

Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.

Poster un commentaire, réagir ?

Les commentaires et réactions sont postés librement, tout en respectant les conditions d’utilisation de la plateforme mediacongo.net. Vous pouvez cliquer sur 2 émojis au maximum.

Merci et excellente expérience sur mediacongo.net, première plateforme congolaise

MediaCongo – Support Utilisateurs


Il y a 2770 jours
Vous entendrez que Hermann Cohen a écrit pour demander sa libération.

Réagir

Répondre
Il y a 2770 jours
Franchement, moi je déteste les conditions que la CPI entretien les tueurs!! juste en regardant la sante de B. Ntangada, ca peut inspirer à s'investir dans les tueries de masses en Afrique pour aller finalement trouver un luxueux refuge dans le Paradis de la CPI.

Réagir

Répondre
Il y a 2772 jours
Il croit qu'il sera traité comme BEMBA, certainement il écopera ses 44ans car il avait commis de grand crime et s'ingérer dans l'armée du CONGO comme si, il était congolais à cause de son frère neveu JJK.

Réagir

Répondre
right
Article suivant Félix Tshisekedi aux chefs coutumiers du Kwilu: "Les américains vont nous aider à construire une Armée pour protéger notre pays et viendront avec leur argent pour investir"
left
Article précédent La RDC sous la menace d’une pénurie de produits pétroliers

Les plus commentés

Politique Enjeux : Moïse Katumbi invoque l’article 64 et met en garde contre toute dérive constitutionnelle

27.03.2026, 9 commentaires

Politique Crise en RDC : « si on ne passe pas par le Pacte social, le pays ne s’en sortira pas » (CENCO)

27.03.2026, 6 commentaires

Politique « Soudanisation » : Lisanga dénonce le désir de Kabila contre la RDC

28.03.2026, 4 commentaires

Politique Le ridicule ne tue pas : Joseph Kabila brandit l’article 64 qu’il a combattu hier

27.03.2026, 3 commentaires

Ont commenté cet article



Ils nous font confiance

Infos congo - Actualités Congo - confiance