
Société
Ils sont au total six candidats à être invalidés par la Ceni, sur les 25 prétendants au fauteuil présidentiel. Il s’agit de trois anciens premiers ministres, Antoine Gizenga, Adolphe Muzito et Samy Badibanga, de l’ancien vice-Président Jean-Pierre Bemba, de Marie José Ifoku de l’AENC et de Jean-Paul Moka du MB. Parmi les six candidats recalés, il nous revient d’apprendre que JP Bemba, Adolphe Muzito, le patriarche Antoine Gizenga et Samy Badibanga ont résolu d’introduire leurs recours, dès ce lundi 27 août, à la Cour constitutionnelle.
A en croire le rapporteur de la Ceni, les six candidatures déclarées irrecevables, l’ont été pour non-conformité aux conditions d’éligibilité, en violation des dispositions légales, spécialement les articles 72 de la Constitution, 9 et 10 de la Loi électorale.
Ainsi, dans le tableau récapitulatif des éléments de composition du dossier physique des candidats présidents, la Ceni motive brièvement les raisons de sa décision. Les candidats Samy Badibanga et Marie-José Ifoku sont écartés pour défaut de nationalité d’origine. Car, argumente Jean-Pierre Kalamba, après avoir perdu sa nationalité d’origine, le recouvrement de celle-ci ne donne droit qu’à une nationalité d’acquisition, et non pas à une nationalité d’origine requise par la loi.
Jean-Paul Moka est invalidé pour paiement des frais de dépôt de candidature non rétractable et non confirmé par la DGRAD. Adolphe Muzito, malgré le fait qu’il ait joint au dossier une lettre de prise d’acte de sa suspension par le Palu, la Ceni note qu’il y a conflit d’intérêt avec son ancien parti qui conteste sa candidature. Antoine Gizenga a été recalé pour "défaut de qualité du signataire des formulaires de mandat d’investiture C5, C6, C7 et C8". Quant à Jean-Pierre Bemba, le leader du MLC est rattrapé par sa "condamnation par la Cour pénale internationale à un an de prison et au paiement de 300.000 euros pour subornation des témoins, le 8 mars dernier".
LA COUR CONSTITUTIONNELLE AU DEVANT LA SCENE POLITIQUE
La Ceni informe, par ailleurs, l’opinion nationale que les listes provisoires des candidats présidents de la République seront notifiées aux concernés ou à leurs mandataires sans délai, conformément à l’article 106 de la Loi électorale.
Les contestations relatives à la validité des candidatures sont portées devant la Cour constitutionnelle dans les quarante-huit heures suivant la publication ou la notification de la décision pour la présidentielle et dans un délai de 5 jours pour l’élection des députés provinciaux, à dater de la publication.
La Cour constitutionnelle dispose, quant à elle, d’un délai de 7 jours pour le traitement de recours à la présidentielle et dix jours ouvrables pour rendre ses décisions, à compter de la date de sa saisine pour la députation nationale.
A la réception des arrêts de la Cour constitutionnelle, la Ceni publiera les listes définitives le 19 septembre 2018.
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