Recherche
  Home Actualités Petites annonces Offres d’emploi Appels d’offres Publireportages C'est vous qui le dites Medias & tendances Immobilier Recherche Contact



Infos congo - Actualités Congo - Ecobank_30012026
mediacongo
Retour

Afrique

Le chanvre indien fait des ravages chez les jeunes Sénégalais

2018-08-27
27.08.2018 , Dakar, Sénégal
2018-08-27
Ajouter aux favoris
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2018_actu/08-aout/27-31/chanvre_plante_cannibis_18_00001.jpg Dakar, Sénégal-

Des plants de cannabis dans le village marocain de Bni Hmed, au nord du pays, le 14 septembre 2014.

Dans la banlieue dakaroise, les jeunes et adolescents sont souvent dans la délinquance juvénile à cause notamment de la pauvreté. Agressions, drogue, ces jeunes touchent à tout. Le cannabis communément appelé "chanvre indien" est la drogue la plus accessible et la plus utilisée.

Dans le quartier populaire de Khar Yallah, dans la banlieue de Dakar, un groupe de jeunes se partagent un joint de chanvre indien enveloppé dans un bout de papier. Pour eux, ce moment est unique. Sous couvert de l’anonymat, ils se confessent au micro de VOA Afrique.

"Fumer du chanvre indien me permet de me libérer de tous mes soucis pendant un certain temps. J’ai l’esprit tranquille et le corps super léger. Je suis élève en classe de 4e. J’ai commencé à prendre ça au collège parce qu’il y avait un grand qui m’en vendait par petites quantités et finalement, je m’y suis habitué", expique-t-il.

"Durant les grandes vacances scolaires, je me trouve un petit boulot et avec mes amis, on se cotise pour avoir un joint à nous partager. On prend notre dose, on est tranquille dans notre coin et on dérange personne".

Pour avoir leur dose, ces adolescents se tournent vers leur fournisseur, lui aussi relativement jeune. Il explique les détails de son business.

"Je suis passé par la même galère que ces jeunes avant de devenir revendeur", confie-t-il. "Il y avait nos grands qui fumaient du chanvre juste derrière notre école et en les fréquentant, on a chopé le virus et depuis, on est dans le business du chanvre. Au Sénégal, il y a de rares personnes qui cultivent du chanvre indien. La plupart du temps, on s’approvisionne depuis la Gambie, le Mali, et même la Casamance. Les zones qui sont en conflit sont plus adaptées à la culture du chanvre indien".

Malgré ses ravages, le chanvre indien est plus que jamais utilisé par les adolescents. La plupart du temps, ils le font au péril de leur vie.

"Je suis une fois tombé malade à cause du chanvre indien. Je respire difficilement et je toussais tout le temps. D’ailleurs, la plupart du temps, ces toux étaient accompagnées de sang. J’avais très peur et les gens me suppliaient d’arrêter l’usage du chanvre indien, mais rien n’y fait je continue toujours à l’utiliser", témoigne un jeune Sénégalais.

Le docteur Idrissa Ba, psychiatre-addictologue et coordonnateur technique du Centre de prise en charge intégrée des addictions de Dakar affirme que les conséquences peuvent parfois être plus graves.

"Du fait de la consommation, beaucoup de jeunes deviennent incontrôlés et dépendants. L’autre conséquence, c’est d’autres problèmes sur le plan médical", souligne-t-il.

"Des problèmes pulmonaires, des problèmes de comportement parce que ça entraîne des troubles du comportement, mais aussi à la longue ça impacte sur les fonctions cognitives donc des troubles psychiatriques peuvent apparaître. Il y a aussi des conséquences sur le plan social avec la violence".

Au Sénégal, le Centre de prise en charge intégrée des addictions de Dakar est la seule structure capable de venir en aide à ces jeunes usagers de drogues. Le Docteur Idrissa Ba assure qu'"il faut former le personnel local pour qu’il puisse prendre en charge les problèmes liés au trafic de drogue au même titre que les autres problèmes de santé".

"Nous sommes des médecins, on ne peut pas former et mettre partout des spécialistes, mais on peut former des gens et cela participe à la lutte contre la discrimination".

Au Sénégal, la prise en charge des jeunes victimes d’addictions est problématique. Il n’existe qu’une seule structure spécialisé dans la lutte contre les addictions et la consommation de drogue, plus particulièrement celle du chanvre indien demeure importante chez les adolescents.

Loin des structures de prise en charge et sans contrôle parental, ces jeunes demeurent prisonniers de leur addiction.

Seydina Aba Gueye
VOA / MCP, via mediacongo.net
C’est vous qui le dites :
8600 suivent la conversation

Faites connaissance avec votre « Code MediaCongo »

Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.

Envie de réagir ou de participer ?

Pas de compte ? Pas de problème ! Vous pouvez quand même réagir à un commentaire en cliquant sur un émoji. Pour aller plus loin — commenter, répondre ou contacter un autre utilisateur — connectez-vous à votre compte MediaCongo.

Merci et excellente expérience sur mediacongo.net, première plateforme congolaise.

MediaCongo – Support Utilisateurs


right
Article suivant Mali : les rebelles s’emparent du camp stratégique de Tessalit
left
Article précédent Fridolin Ambongo salue le message du Pape Léon XIV aux dirigeants pour la création de conditions de vie dignes localement

Les plus commentés

Politique Urgent : Joseph Kabila sanctionné par les États-Unis, ses avoirs gelés et de nouvelles restrictions financières imposées

30.04.2026, 14 commentaires

Politique Sanctions contre Joseph Kabila : Kinshasa salue « un pas significatif contre l’impunité »

01.05.2026, 10 commentaires

Politique Kabila : Washington valide le diagnostic de Kinshasa (Tribune)

01.05.2026, 7 commentaires

Culture Concerts de Fally Ipupa au Stade de France : « Je ne vois aucun musicien français faire la même chose au Stade des Martyrs » (Monsenepwo)

28.04.2026, 6 commentaires


Ils nous font confiance

Infos congo - Actualités Congo - confiance