
Politique
Les candidats à la présidentielle ont rencontré Corneille Nangaa, le président de la Commission électorale nationale indépendante, jeudi 4 octobre à Kinshasa. La réunion, à l'initiative de la Ceni, a abordé les sujets d'inquiétudes concernant le processus électoral, notamment la machine à voter.
Au cours de cette réunion, qui a duré environ quatre heures, les candidats de l'opposition ont demandé des précisions sur le financement des élections. Ils ont aussi une fois de plus rejeté l'usage de la machine à voter, cet outil de vote par écran tactile qui doit être utilisé pour la première fois dans le pays lors des élections de décembre prochain.
« La machine à voter ne semble poser aucun problème à la Ceni alors qu’il n’y aucun soubassement juridique par rapport à cette machine, commente Marie-Josée Ifoku, seule femme candidate à l’élection présidentielle. Il n’y a rien eu comme consensus. Il y a eu échanges et discussions, mais on en est ressorti bredouille ».
Pour la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), il n'y a pas d'autre alternative envisageable s'il faut respecter l'échéance du 23 décembre.
Listes électorales
Les opposants ont également demandé que soient extirpés des listes électorales les 16,6 % d'électeurs enrôlés sans empreintes digitales qu'ils considèrent comme électeurs fictifs.
Là encore, la Ceni a estimé que c'était un faux débat étant donné que la loi n'exclut pas du processus électoral les électeurs concernés par ce cas.
De son côté, le candidat Freddy Matungulu s’est interrogé sur la sincérité de la Ceni par rapport au timing choisi pour organiser cette rencontre. « Nous nous sommes étonnés du fait que cette rencontre a été convoquée le jour où les membres de la délégation du Conseil de sécurité sont arrivés ici. Est-ce que c’était pour satisfaire une certaine opinion internationale ou était-ce une démarche sincère de la part de la Ceni ? »
Une commission technique
Face à ces divergences, la Ceni et les 21 candidats ont décidé de la mise sur pied d’une commission technique pour poursuivre les discussions. « Le tout, explique Corneille Nangaa, président de l’institution, dans le but de concilier les impératifs techniques de faire adhérer tout le monde au processus. Mais aussi de faire en sorte que le 23 décembre l’élection ait bien lieu ».
Les candidats de l’opposition ont justement appelé également au respect du calendrier électoral qui fixe les élections au 23 décembre. Pour les opposants, la Ceni portera seule la responsabilité en cas de non-tenue des élections crédibles le 23 décembre, ont-ils dit dans une déclaration commune. La prochaine rencontre entre toutes les parties prenantes est fixée à la semaine prochaine.
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