
Santé
L'épidémie à virus Ebola continue à gagner du terrain dans les provinces du Nord-Kivu et Ituri, à l'est de la République Démocratique du Congo (RDC).
Pendant que les nouveaux cas sont toujours enregistrés, des nouveaux décès ne cessent d'être déplorés.
Pour les journées de mercredi 12 et jeudi 13 décembre 2018, 16 nouveaux décès de cas confirmés ont été enregistrés, dont 7 à Beni, 1 à Butembo, 1 à Katwa (décès communautaire), 1 à Mabalako, 2 à Kyondo, 2 à Katwa, 1 à Mabalako et 1 à Komanda. 15 nouveaux cas sont confirmés, dont 4 à Kyondo, 2 à Mabalako, 2 à Komanda, 1 à Kalunguta, 2 à Beni 2 à Katwa, 1 à Komanda, 1 à Musienene et 1 à Mabalako.
Notification d'alerte
Une alerte a été notifiée à l'Hôpital Général de Référence de Rutshuru. La victime est décédée à l’hôpital après avoir présenté des signes hémorragiques. Un échantillon a été prélevé et le résultat du test de laboratoire était négatif.
Contacts d’un cas confirmé de Beni voyageant vers Goma
Les équipes de surveillance de Goma étaient à la recherche de six personnes, trois adultes et trois enfants, qui avaient été en contact avec un cas confirmé de Beni. Avant de recevoir les résultats des tests de laboratoire de leur proche décédé à Beni, ces six contacts s’étaient mis en route pour Goma, voyageant en deux groupes séparés. Ils devaient se rendre chez des proches vivant à Mabanga Sud, un quartier de Goma. Une mère et ses deux enfants ont été retrouvés au niveau de Kanyabayonga dans la journée du mardi 11 décembre 2018 et ils ont accepté de repartir à Beni le temps de compléter leur période de suivi de 21 jours.
Le deuxième groupe de voyageurs, composé des deux autres adultes avec le troisième enfant, est arrivé à Mabanga Sud dans la nuit du mardi 11 décembre. L’enfant avait de la fièvre et les trois personnes ont alors été immédiatement transférées au Centre de Traitement d’Ebola de Goma pour effectuer les tests nécessaires. Le test laboratoire étant revenu négatif, un convoi a ramené les trois voyageurs à Beni ce mercredi 12 décembre 2018 afin qu’ils poursuivent leur période de suivi dans leur zone de santé d’origine.
Au-delà de l’arsenal médical, le ministère de la Santé a, dans son bulletin d'information publié ce mercredi soir, rappeler que la réponse contre Ebola est avant tout communautaire.
Depuis le début de l’épidémie, la ville de Goma est une zone exposée au même titre que les villes de Bunia et Kisangani en raison des déplacements réguliers de la population entre les zones actuellement touchées par l’épidémie d’Ebola et ces trois grands centres urbains.
«Si tous les habitants de ces villes respectent les mesures sanitaires préconisées par le Ministère de la Santé, il est possible de faire en sorte que, même si un cas d’Ebola arriverait dans la ville, il ne serait qu’un cas sporadique et n’entraînerait pas une nouvelle flambée épidémique».
Le Cap de 300 décès et 500 cas franchit
Cette dixième épidémie vient de durer 4 mois dans les provinces du Nord-Kivu et Ituri. Elle est considérée comme la deuxième plus grande au monde après celle de l'Afrique de l'ouest.
Depuis le début de l’épidémie, le cumul des cas est de 515, dont 467 confirmés et 48 probables. Au total, il y a eu 303 décès (255 confirmés et 48 probables) et 179 personnes guéries.
96 autres cas suspects sont en cours d’investigation.
Un nourrisson, orphelin de mère guéri au CTE Beni
• La plus jeune guérie d’Ebola est sortie du Centre de Traitement d’Ebola de Beni ce mercredi 12 décembre 2018.
Cette jeune miraculée, née le 31 octobre 2018, a été admise à l’âge de 6 jours au CTE après que sa mère, un cas confirmé d’Ebola, soit décédée lors de l’accouchement. Tout au long de son hospitalisation, les pédiatres, les réanimateurs et les nounous du CTE se sont relayés à son chevet 24 heures sur 24 pour lui donner toutes les chances de survivre. Les nounous sont des anciennes patientes du CTE qui ont guéri d’Ebola et qui peuvent s’occuper des enfants malades en portant un équipement de protection plus léger. Elles jouent un rôle fondamental dans la prise en charge des enfants malades qui ont besoin de plus d’attention et d’une présence rassurante à leurs côtés pendant leur traitement. Elle est rentrée à la maison dans les bras de son père et de sa tante.
Pour rappel, les recommandations du Ministère de la Santé sont les suivantes :
1) Respectez les mesures d’hygiène de base, notamment le lavage régulier des mains à l’eau et au savon ou à la cendre ;
2) Si une connaissance venant d’une zone en épidémie vient vous rendre visite et qu’elle est malade, ne la touchez pas et appelez directement le numéro vert de la protection civile du Nord-Kivu ;
3) Si vous êtes identifiés comme contact d’un malade d’Ebola, acceptez d’être vacciné et suivi pendant 21 jours ;
4) Si une personne décède à cause d’Ebola, respectez les consignes pour les enterrements dignes et sécurisés. Il s’agit simplement d’un mode d’enterrement qui respecte les coutumes et traditions funéraires tout en protégeant la famille et la communauté de la contamination par le virus Ebola.
5) Pour tous les professionnels de la santé, respectez les mesures d’hygiène dans les centres de santé et déclarez toute personne malade présentant les symptômes d’Ebola (fièvre, diarrhée, vomissement, fatigue, anorexie, saignement).
L'insécurité et les résistances communautaires entravent la riposte contre Ebola
Dans une conférence de presse animée dimanche 09 décembre 2018 à Beni, le directeur général de riposte contre la maladie à virus Ebola a fait savoir qu'il y a encore des défis à relever pour l'éradication de la maladie à virus Ebola dans la région de Beni.
Docteur Aruna Abedi a parler de l'insécurité entretenue par des groupes armés et des résistances de certaines personnes de se faire vacciner contre l'épidémie.
Il confirme qu'il y a même quelques cas rapportés dans des zones occupée par des miliciens Maï Maï.
Le directeur de la riposte confirme que ses agents sont encore victimes des agressions physiques et psychologiques dans certaines zones de santé dont celle de Katwa et de Butembo. Certains jeunes parviennent même à ravir le corps des personnes suspectées mourir d'Ebola, ce qui justifie la persistance des cas de maladie.
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