
Société
La semaine de campagne en RDC a été émaillée par des épisodes de répression et de violences qui ont fait 6 morts en quelques jours. Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer ces pertes en vies humaines à l'approche du scrutin du 23 décembre.
Dans un communiqué, la porte-parole de la Monusco s'est par exemple dite « préoccupée par la succession d'incidents graves qui entravent le déroulement », dénonçant les « nombreux obstacles » rencontrés par « certains candidats d'opposition » pour tenir meeting. Mais la Monusco s'inquiète aussi « de l'interférence de certains groupes armés dans la campagne », à travers « diverses exactions » documentées dans plusieurs régions depuis le début de la campagne et qui constituent elles aussi des entraves.
De nombreux observateurs redoutaient déjà les conséquences de l'insécurité sur le déroulement du vote le 23 décembre, dans ces zones de l'Est du pays notamment où opèrent divers groupes armés.
Mais ce qui inquiète l'ONU, cette fois, ce sont des « interférences directes » dans la campagne électorale à travers une série d'exactions qui visent principalement des candidats ou militants proches du pouvoir.
Il y a d'abord eu, explique une source onusienne, ce meurtre attribué à la milice Kamuina Nsapu, fin novembre, de 3 militants du PPRD, le parti présidentiel, qui faisaient campagne pour les législatives dans le Kasaï. Il y a ensuite eu cette attaque menée début décembre, par des Maï Maï Nyatura dans le Sud-Kivu contre 17 militants de l'UCP, Union des Congolais pour le progrès, attaque qui selon l'ONU a fait plusieurs blessés par balle. Trois jours plus tard, toujours dans le Sud-Kivu, un autre groupe Maï Maï s'en prenait à 3 militants de différents partis proches de la majorité.
Sans oublier le « racket » opéré en Ituri par des miliciens du FRPI contre des membres du parti présidentiel ou encore cette série d'incidents enregistrés toujours début décembre dans le Maniema où, de source onusienne, des Maï Maï Malaika ont érigé des barrières pour empêcher plusieurs candidats de mener campagne. Et où le 4 décembre un musicien, auteur d'une chanson de campagne à la faveur d'un candidat du parti au pouvoir pour les élections provinciales, a été enlevé puis relâché 48 heures plus tard.
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