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Politique

Négociation avec le M23: un immense aveu de faiblesse de la part de Félix Tshisekedi ?

2025-03-13
13.03.2025
2025-03-13
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Il a ouvert la porte aux négociations avec le M23. Les deux camps pourraient se retrouver prochainement à Luanda.

À la veille du week-end dernier, le ministère congolais de la justice annonçait qu’il offrait une prime de 5 millions de dollars à toutes personnes permettant l’arrestation de Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa et Sultani Makenga, trois des principaux leaders du mouvement antigouvernemental AFC/M23 qui ne cesse de gagner militairement du terrain dans l’est de la RDC.

Quatre jours plus tard, c’est un communiqué de la présidence angolaise qui annonce que “Suite à la brève visite de travail de son Excellence Félix Tshisekedi à Luanda, la partie angolaise, en tant que médiateur dans le conflit qui touche l’Est de la République démocratique du Congo, va établir des contacts avec le M23, afin que les délégations de la RDC et du M23 mènent des négociations directes à Luanda dans les prochains jours, en vue de négocier une paix définitive dans ce pays frère”.

Le changement de ton et de perspective est énorme. Le courrier est sans appel. La présidence angolaise explique que la démarche a été initiée unilatéralement par Félix Tshisekedi lors d’un “bref” voyage pour solliciter les autorités locales afin qu’elles établissent des contacts avec le M23 pour entamer des discussions directes dans la capitale angolaise.

Aveu de faiblesse

Outre la mise à prix des leaders de l’AFC/M23, Félix Tshisekedi a martelé à de nombreuses reprises son refus de toute négociation avec les “terroristes” ou les “fantoches” du M23, n’évoquant que du bout des lèvres le mouvement AFC de Corneille Nangaa, l’ancien président de la Commission électorale nationale indépendante, organisatrice du scrutin de 2018 qui a permis à Félix Tshisekedi de s’installer frauduleusement à la tête du pays. La démarche du président congolais est un immense aveu de faiblesse, d’autant plus frappant qu’il suit une multitude de déclarations bravaches devant d’innombrables interlocuteurs, micros et caméras.

Du côté du M23, Oscar Bahinda, le porte-parole adjoint du mouvement se montre prudent. “On a vu le communiqué comme vous. Maintenant, on attend l’invitation”.

Comme d’autres membres du mouvement, il se dit “ouvert aux négociations” et rappelle, au passage, que la demande vient cette fois de Tshisekedi. En vieux routier du mouvement rebelle, Oscar Bahinda se veut prudent et rappelle que ce n’est pas la première fois que son mouvement négocie avec le pouvoir en place, pointant l’accord du 23 mars 2009 (dont est issu le nom du M23), négocié avec les représentants de Joseph Kabila à Nairobi avant la signature à Goma. Quatre ans plus tard, en décembre 2013, après 18 mois de nouvelles négociations menées surtout à Kampala, en Ouganda, le M23 signait d’autres accords qui n’ont jamais rien résolu.

Autre contexte

”Le contexte est différent”, explique Bob Kabamba, politologue à l’Université de Liège et grand spécialiste de la région. “Il y a d’abord dans les décideurs du mouvement des gens qui ont aujourd’hui acquis une solide expérience de ces négociations. Ensuite, en 2009 comme en 2013, les rebelles ne géraient pas une superficie de plus de 50 000 km2 et de plus de 10 millions d’habitants. Le rapport de force n’est plus le même.”

Tous les interlocuteurs soulignent un autre aspect évident : “Militairement, Félix Tshisekedi n’y arrive pas”, expliquent-ils tous en substance. Tout ce qu’il a tenté a échoué et aujourd’hui, les troupes antigouvernementales peuvent avancer sans trop de peine vers Kisangani (nord) et le Katanga (sud). Tous pointent aussi le fait que le Burundi, soutient militaire de taille pour le régime congolais, ne combat plus. En échange, l’AFC/M23 évite de menacer la frontière burundaise. Une “paix des braves” concoctée sur le dos de Kinshasa.

”Cette avancée est aussi la raison de la démarche précipitée de Tshisekedi”, poursuit Bob Kabamba. “Il veut éviter d’arriver à la table des négociations face à un adversaire qui disposerait d’une trop large assise.”

Kinshasa devrait donc demander un cessez-le-feu avant l’ouverture de tout dialogue. Les troupes antigouvernementales, elles, ont l’avantage de ne pas être demandeuses et devraient avoir quelques exigences avant d’accepter de rejoindre Luanda, comme la levée des condamnations à mort de la plupart des cadres de leur mouvement, la fin des mises à prix, la levée de la résolution prise par l’Assemblée nationale pour interdire tout dialogue avec les rebelles. Des points qui vont irriter la majorité et innerver un parti présidentiel jamais enclin à la négociation, ce qui va encore restreindre la marche de manœuvre de Tshisekedi.


La Libre AFRIQUE / MCP, via mediacongo.net
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Il y a 383 jours
Je vois les choses autrement Felix ,Quoiqu etant faible militairement, Je comprend qu il va leur tendre un piege, Les belligerants vonr mordre a l hamecon Cisekedi va signer, puis sw detournera de ces ententes. C est previsible le connaissant deja.

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Il y a 385 jours
Nous allons perdre cet acquis qui a toujours permit à plus de 300 ethnies et dialectes de vivre ensemble. Ce M23 c'est une petite communauté qui se plaigne de réalité inexistante en RDC. La vraie motivation est que la configuration à la Rwandaises nous soit imposée. Celle-là qui a emporté plus de 800 000 personnes en mois d'un mois. Nos autorités sont des traitres d'avoir favorisé la culture du détournement, de la mégestion qui a fragilisé toute notre structure dont cette force de vivre ensemble. Quel gâchis, quelle humiliation, un petit Rwanda, une toute petite communauté haineuse nous impose sa dicta, son kinyarwanda. Déjà leur gouverneur à GOMA avait annoncé les couleurs. Voila où nous amène la culture "heureux le peuple qui chante , qui danse". Un peuple chosifié qu'on est entrain de trainer dans la boue.

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Félix n'a aucun trait d'un homme politique! Il est dangereux ce Mecque qui tergiverse à tort et à travers. Il a toutes les caractéristiques d'un traitre! Il continue à pousser les bois pour que l'ennemie marque des buts. Le pays a besoin d'un nouveau leadership car celui-ci nous pousse lentement à l'echec total pour gagner une victoire.

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Il y a 385 jours
Tshisekedi a montré combien il n'était pas un vrai homme d'état, depuis 6 ans de tshisekedi au pouvoir, s'a été une honte pour le pays de Lumumba. Un vrai homme de t'etat parle avec réserve mais Félix sa bouche était comme l'anus, sa sort comme sa sort, cela a fait qu'il ne soit pas respecté à l'interne comme à l'externe, il a perdu sa crédibilité vis-à-vis de ses homologues, franchement je pense pas que la RDC aura encore un président comme celui ci, il signe des contrats sans réfléchir, ldes accords qu'il ne maîtrise pas, des déclarations bêtes, en bref tshisekedi a été un président de la honte pour la RDC. Il est sorti d'un parti politique des délinquants, lui même sans sagesse ni intelligence et au tour de lui les conseiller flatteurs incapable de lui dire les vérités en face. 6 ans des scandale sans rien faire de concret.

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Il y a 385 jours
Juste pour ajouter. N'oublions jamais des gens comme Kitenge Yesu eecc gens vendus à la Franc-maçonnerie. Voilà pourquoi même le spirituel se confond avec la superstition, finire nelle multiples religions. Aujourd'hui c'est cette fausse spiritualité qui gouverne. Des gens qui ne répondent pas à la notion RDC, mais aux temples d'ailleurs.

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Il y a 386 jours
(Suite) Derrière Tshilombo il y'a un groupe d'individus, clanique, tribale et pseudo intellectuels aux mains des occidentaux. Tshilombo est prisonnier de son groupe, de ses déficits intellectuels, et de la communauté internationale. Il ira démissionner en position de faiblesse, s'il va s'entêter, ils ne va courir de mettre en feu le pays. C'est le futur de Tshilombo, parceque en 2028 il n'y aura pas la tricherie type 2023. Tshilombo doit prendre acte de cet aspect. La RDC est plus grand de lui.

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Il y a 386 jours
Tshilombo est en position de faiblesse, plus politiquement internationale, que politique interne. Militairement ? Non, sous Mobutu la rébellion Lumumbiste avait occupée le 3/4 de la RDC. Sur ce blog nous avons dit, qu'il faut écouter son ennemi, pour mieux comprendre ce qui est jeu. 1) Willy Ngoma, avait parlé de leur séjour à Kinshasa et les accords non appliqués. Leur présence sera confirmé plus tard par Tshilombo même. Lui-même à nous dire, de n'avoir pas accepté ce qui lui était proposé par Kakonde-Mbata 2)Nanga va nous dire. Tshilombo sait d'où nous venons. Récemment il va dire. " la communauté internationale voulait le départ de Kabila, à tout prix, point barre " en effet les contre Kabila sortaient de partout 3) Macron nous avait parlé du compromis à l'africaine et Kagame qui va dire, nous savons comment vous êtes arrivé au pouvoir 4) les élections de 2023, sont considérées ad personam et bâclées. Tshilombo et sa bande voulaient démontrer la valeur des élections méritée de 2018. Conclusion, qui est Tshilombo, alors ? Derrière Tshilombo il y'a un groupe d'individus, clanique, tribale et pseudo intellectuels aux mains des occidentaux....

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