
Politique
Un groupe de députés nationaux, membres de l’Union sacrée de la nation, s’est publiquement opposé, ce samedi 6 septembre 2025, à la pétition en cours contre le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe.
Dans une déclaration rendue publique ce même jour, ces parlementaires appellent le chef de l’État, Félix Tshisekedi, à s’impliquer personnellement dans la gestion de cette crise naissante au sein de l’institution législative.
Une pétition qui divise
La pétition, déjà signée par plus de 130 députés, vise le bureau dirigé par Vital Kamerhe. Pour ses initiateurs, elle s’inscrit dans une volonté de « redynamisation » de l’Assemblée nationale. Mais, pour ses opposants, cette action est inopportune, voire dangereuse, dans un contexte national marqué par une instabilité sécuritaire et institutionnelle.
« Certains collègues sont instrumentalisés par des réseaux dont l’objectif est de déstabiliser le pays », dénoncent les signataires de la déclaration.
Ces élus mettent en garde contre les conséquences politiques d’un tel processus, estimant qu’il risquerait de compromettre les efforts en cours du président de la République pour restaurer la paix, notamment à l’Est du pays, et renforcer la cohésion nationale.
Un appel à l’unité et à la responsabilité
Les députés appellent leurs collègues à faire preuve de retenue et à éviter toute démarche susceptible d’aggraver les tensions internes. Ils exhortent également les forces politiques et sociales à soutenir « sans réserve » les initiatives du chef de l’État en faveur de la stabilité institutionnelle.
À leurs yeux, les griefs formulés contre le bureau de l’Assemblée relèvent davantage de la conjoncture politique et sécuritaire actuelle, et ne sauraient être directement imputés à Vital Kamerhe ou à son équipe.
Crainte d’un blocage institutionnel
Alors que la rentrée parlementaire est prévue pour le 15 septembre prochain, la perspective d’un vote sur la pétition suscite des inquiétudes. En effet, selon le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, toute pétition réunissant au moins 150 signatures doit automatiquement être inscrite à l’ordre du jour pour examen en plénière.
Si ce seuil est atteint dans les prochains jours, la chambre pourrait être plongée dans une crise de fonctionnement, avec des conséquences importantes : retard dans l’installation du nouveau gouvernement, blocage du vote du projet de loi de finances et interruption du travail législatif.
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