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Politique

Le Rwanda parvient à torpiller la nomination du représentant de l’Union européenne pour la région des Grands Lacs

2024-06-25
25.06.2024
Afrique
2024-06-25
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Le régime Kagame s’oppose à la nomination d’un diplomate belge, du fait des critiques du royaume contre l’ingérence rwandaise en République démocratique du Congo.

A Bruxelles, l’affaire embarrasse au plus haut point. Alors que le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, devait nommer mi-juin son premier représentant spécial pour la région des Grands Lacs, qui réunit le Rwanda, le Burundi et la République démocratique du Congo (RDC), il vient de décider de prolonger la procédure de recrutement jusqu’au 5 juillet. Un e-mail a été envoyé aux États membres le 14 juin pour les en informer. Le sujet doit être notamment abordé lors du conseil des ministres des Affaires étrangères européens qui se tient lundi 23 juin au Luxembourg.

Au printemps, deux candidats avaient bien été auditionnés : Pekka Haavisto, ancien ministre finlandais des Affaires étrangères, qui a fini par se désister. Son principal défaut était qu’il ne parle pas français, alors que la région est francophone. Reste donc le second prétendant, le Belge Bernard Quintin, ancien directeur Afrique du service diplomatique européen, qui faisait l’unanimité des États membres. Et pourtant, il ne sera pas non plus le prochain envoyé spécial dans la région.

Paul Kagame, le président rwandais, n’a pas attendu de voir Emmanuel Macron, jeudi 20 juin. Dès la fin avril, lors d’un entretien téléphonique, il a dit à son homologue français son opposition à ce choix, selon le média spécialisé Africa Intelligence. A la suite de cet échange, Paris, mais également d’autres pays comme la Suède ou le Danemark, ont alors fait savoir qu’avant toute nomination d’un envoyé spécial, il fallait s’assurer de sa bonne réception dans les pays de la région.

« Si l’on veut qu’un tel représentant soit efficace, il faut qu’il puisse parler à tout le monde et soit reçu par l’ensemble des acteurs régionaux. Si un pays s’y oppose, cet envoyé spécial européen sera affaibli », résume une source diplomatique. Alors que les ambassadeurs doivent soumettre leurs lettres de créance à leur État hôte, la procédure est bien plus floue concernant un envoyé spécial européen, qui porte la parole des Vingt-Sept. Théoriquement, un pays tiers n’a pas voix au chapitre.

« Un très mauvais message »

La Belgique, historiquement proche de la République démocratique du Congo, où le Rwanda est militairement engagé auprès des rebelles du M23 qui déstabilisent l’est de la RDC, paie ses mauvaises relations avec Kigali. En 2023, le royaume avait notamment refusé l’agrément de Vincent Karega, choisi par Kigali pour être ambassadeur à Bruxelles.

Un diplomate belge n’aurait pas dû être présélectionné pour une telle fonction, estime-t-on au service d’action extérieure européen. Plusieurs États membres ont ainsi réclamé un profil plus neutre.

Reste un sentiment d’humiliation, pour l’Europe, de se faire dicter la marche à suivre par le Rwanda, déjà coutumier des ingérences, comme l’a démontré l’enquête « Rwanda Classified » du Monde et de Forbidden Stories en mai.

« Le choix de M. Quintin par le panel de sélection était unanime et était connu de très peu de personnes, confie un diplomate au courant de l’affaire. Comment M. Kagame l’a-t-il appris ? Que le Rwanda fasse ensuite pression pour éviter la nomination d’un envoyé spécial dans la région, c’est son droit, mais il n’aurait jamais dû être informé si tôt de cette nomination. »

Cette procédure a été une disgrâce », peste un autre diplomate européen à Bruxelles. « Laisser un pays tiers nous dicter notre conduite envoie un très mauvais message. Un tel processus de recrutement ne peut pas se reproduire. Ce n’est pas possible », renchérit une troisième source diplomatique, qui appelle à la nomination d’un nouvel envoyé spécial le plus rapidement possible.

« Avec le Rwanda, vous avez deux options : soit vous vous opposez et vous vous faites respectez, soit vous cédez, et vous vous faites marcher sur les pieds, relève un diplomate expérimenté. L’Europe a choisi la pire option. »

 


Le Monde / MCP, via mediacongo.net
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Il y a 660 jours
Le Rwanda a réglé ses comptes avec la Belgique. Si maintenant les congolais veulent s'approprier de ce refus, là c'est autre chose. Retenez toujours, votre Tshilombo s'en fout des morts de l'est. Hier il ne voulait que négocier avec Kagame. À Luanda il semblait être ainsi. Kagame a dit, être disponible à discuter avec Tshilombo. Mais nous voilà votre Temps qui bloque le processus de Luanda. Mais pourquoi il a bloqué ce processus. Tout simplement Kagame ne peut décider sur le sort de Nanga et du M23, tous reconnu par Tshilombo être des congolais. Donc c'est Tshilombo qui doit le faire. Si Tshilombo continue avec ses bêtises, alors, tant mieux laisser en paix Kagame. Les morts sont congolaise et les chefs de M23 sont congolais aussi, à Kinshasa règne aussi vos politiciens heureux de gouverner le nul.

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Il y a 660 jours
Le Rwanda s’oppose à la nomination d’un envoyé spécial belge parce qu’ils estiment que la Belgique leur est hostile, de même que la RDC aurait dû rejeter le kenyan Ruto comme médiateur.

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Il y a 660 jours
Que la RDC se prépare à s'opposer aussi à la nomination d'un pro-Rwanda (pro-Kagame, comme la France, la Pologne, etc).

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Il y a 660 jours
Si le mariage d'un grand plus que le Rwanda comme la Russie c'est soldé par un conflit, entre Europe et Russie, le Rwanda n'en ferra pas exception.

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