Recherche
  Home Actualités Petites annonces Offres d’emploi Appels d’offres Publireportages C'est vous qui le dites Medias & tendances Immobilier Recherche Contact



Infos congo - Actualités Congo - Ecobank_01052026
mediacongo
Retour

Monde

Venezuela : après l’auto-proclamation de Juan Guaidó, un monde diplomatique fragmenté

2019-01-26
26.01.2019 , Caracas, Vénézuela
2019-01-26
Ajouter aux favoris
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2019_actu/01-janvier/21-27/venezuela_population_19_0000.jpg Caracas, Vénézuela-

Partisans du président autoproclamé et soutiens de Maduro s’affrontent à coups de communiqués depuis mercredi soir, quand d’autres militent pour une sortie de crise par le vote.

Quelques petits instants lui auront suffi. Mercredi soir, Donald Trump a officiellement reconnu Juan Guaidó comme président intérimaire du Venezuela, après que celui-ci a prêté serment devant un parterre de partisans à Caracas. «Les Vénézuéliens ont trop longtemps souffert aux mains du régime illégitime de Maduro», a ajouté le président américain pour justifier sa position. Un florilège de réactions internationales s’en est suivi. Comme si ce pays aux deux présidents était tout à coup devenu le centre d’un monde en profond désaccord.

Parmi les Etats qui estiment Guaidó légitime, on retrouve, en plus des Etats-Unis, le groupe de Lima. Composé d’une dizaine d’Etats d’Amérique latine, parmi lesquels le Brésil ou la Colombie, ce dernier appelait de longue date au départ d’un président qu’ils jugent mal élu. Olivier Compagnon, historien et directeur de l’Institut des hautes études de l’Amérique latine, s’étonne en revanche du soutien apporté par Justin Trudeau à Juan Guaidó. «Le Canada a toujours été bienveillant envers les socialismes et notamment Cuba», précise-t-il. Selon l’économiste Manuel Sutherland, interrogé par Barril.info, cette reconnaissance du pouvoir de Guaidó n’est pas uniquement symbolique : «Il pourrait prendre possession des biens de la nation à l’étranger, y compris le recouvrement des factures, des fonds publics et des entreprises.»

«Maduro est le chef d’Etat légitime»

Le président Maduro peut toutefois compter sur un socle d’alliés traditionnels. En tête duquel, la Russie : «Nous considérons la tentative d’usurpation de pouvoir au Venezuela […] comme une violation du droit international», s’est insurgé Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, pour qui «Nicolás Maduro est le chef de l’Etat légitime». En chœur, Mexicains, Chinois et Russes ont pointé du doigt l’ingérence des Etats pro-Guaidó. A Moscou, on s’inquiète même que cela débouche sur un «bain de sang». Autre soutien pour président socialiste : la Turquie. Lors d’un entretien téléphonique, le président Recep Tayyip Erdogan a tenté de rassurer celui qu’il surnomme affectueusement «frère Maduro». «Garde la tête haute, lui a-t-il dit. La Turquie se tient à vos côtés.»

Les Nations unies et les Etats européens ont opté pour davantage de neutralité. D’une même voix, ils ont appelé le Venezuela à organiser des élections «libres et crédibles». Sur Twitter, Emmanuel Macron a déclaré que l’Europe soutenait «la restauration de la démocratie […] après l’élection illégitime de Nicolás Maduro en mai [2018]». De quoi déclencher l’ire de Jean-Luc Mélenchon, soutien du successeur d’Hugo Chávez. Le chef de file de La France insoumise voit en l’autoproclamation de Guaidó un «coup d’Etat d’extrême droite»fomenté par Trump et Bolsonaro. «Techniquement, c’est bel et bien un coup d’Etat contre un régime autoritaire, confirme Compagnon. Je trouve que les Etats européens, qui avaient vu celui de 2002 comme un retour à la démocratie, pourraient faire preuve de plus de sagesse.»

«S’ils interviennent militairement, ils sont fous»

«Je ne suis pas certain que le monde se soit tant polarisé que ça sur la question du Venezuela, reprend l’historien. L’opposition entre la Russie et les Etats-Unis, c’est surtout le choc des unilatéralismes. Ce sont des pays qui sont de plus en plus repliés sur leurs intérêts nationaux.» Dans ce concert de déclarations incendiaires (dans un sens comme dans l’autre), rien ne refait selon lui surgir les vestiges de la guerre froide. «Derrière tout ça, il y a des conflits d’influence sur le pétrole.»

Si Donald Trump n’a pas exclu une intervention armée au Venezuela, affirmant que «toutes les options étaient sur la table», il s’agirait d’un très mauvais calcul selon Compagnon. «Un gouvernement de transition installé par les Etats-Unis n’aurait pas de légitimité auprès de la population. Si les Vénézuéliens seraient d’abord soulagés, il ne faut pas sous-estimer les nationalismes.» Et l’historien de conclure : «S’ils interviennent militairement, ils sont fous !»

Florian Bouhot
La Libération / MCP, via mediacongo.net
C’est vous qui le dites :
8604 suivent la conversation

Faites connaissance avec votre « Code MediaCongo »

Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.

Envie de réagir ou de participer ?

Pas de compte ? Pas de problème ! Vous pouvez quand même réagir à un commentaire en cliquant sur un émoji. Pour aller plus loin — commenter, répondre ou contacter un autre utilisateur — connectez-vous à votre compte MediaCongo.

Merci et excellente expérience sur mediacongo.net, première plateforme congolaise.

MediaCongo – Support Utilisateurs


right
Article suivant Donald Trump annonce un cessez-le-feu de trois jours entre l'Ukraine et la Russie
left
Article précédent Guerre au Moyen-Orient: Donald Trump déclare la fin des hostilités contre l'Iran afin de boycotter le Congrès américain

Les plus commentés

Politique Incendie du siège du PPRD : la société civile alerte sur une dérive violente du débat politique

06.05.2026, 11 commentaires

Politique Probable 3e mandat de Tshisekedi : Delly Sesanga appelle les démocrates à « faire obstacle à cette dérive »

07.05.2026, 7 commentaires

Politique La plateforme sauvons la RDC accuse le pouvoir de Kinshasa d’avoir influencé les sanctions américaines contre Joseph Kabila

06.05.2026, 6 commentaires

Politique Félix Tshisekedi n’exclut pas l’hypothèse d’un troisième mandat

06.05.2026, 6 commentaires


Ils nous font confiance

Infos congo - Actualités Congo - confiance