
Politique
« Le temps n’attend personne », dit-on. Ce dicton s’avère se concrétiser peu à peu en RD. Congo, avec la gestion de la chose publique par le nouveau président de la république, Félix Tshisekedi. Du 24 janvier au 24 février 2019, un mois, soit trente jours sont passés, depuis que celui-ci a été investi par les juges de la Cour constitutionnelle comme cinquième président du pays de Lumumba.
Cependant, bien qu’il soit vrai que Tshisekedi hérite d’un pays assiégé par une crise socioéconomique agrémentée par l’acuité de la grogne sociale, il appert en outre qu’il devrait se triturer les méninges et booster les choses afin de poser les véritables plates-bandes d’un Etat voué à un développement, au-delà de ses potentialités du sol et du sous-sol. Surtout qu’en un mois, le chef de l’Etat, qui, en effet, a résolu certaines questions dont la réouverture de la maison Schengen, n’a toujours pas constitué son propre cabinet présidentiel, ni nommer un Premier-ministre.
Autant qu’il est bon de s’occuper des épiphénomènes, autant qu’il est aussi crucial de se tourner vers les sujets prépondérants et phénoménaux. Il est indéniable qu’en un mois, Félix Tshisekedi s’est confirmé sur le plan national mais par-dessus tout à l’échelle diplomatique notamment, avec sa tournée sous-régionale, sortie remarquée au sommet de l’Union africaine et l’harmonisation des relations avec la Belgique. Là où le bât blesse jusque-là, à en croire certaines intelligences, c’est au niveau interne où la gronde et la grogne sociales font vaciller plus d’un congolais. Grève ici, manifestations par-là, des mémorandums dans la boîte aux lettres du Palais de la Nation…Bref, des agents et fonctionnaires des entreprises publiques réclament pour certains de salaires, pour d’autres des primes.
Déjà, pas plus tard que le vendredi dernier, des policiers à Tshikapa, dans le Kasaï, ont tiré des balles en l’air, pour revendiquer trois mois d’arriérés. Ce qui signifie sans nul doute que l’heure des promesses est révolue. Il est donc temps, pour Fatshi, comme il est si bien nommé par ses affidés, de défendre son projet de société de 86 milliards en dix ans qui, pour une grande projection, vise l’amélioration de la situation sociale de la population, en combattant résolument la pauvreté dans le pays.
Cabinet et Premier ministre
La nomination d’un Premier ministre, la constitution du nouveau gouvernement et même du cabinet se révèleraient comme signes avant-coureur d’une véritable entrée en matière de ce leader de l’UDPS dans la gouvernance même du Congo-Kinshasa qui broie toujours dans l’incertitude après plus de 50 ans d’indépendance. Hormis le directeur de cabinet et son adjoint ainsi que le conseiller en matière de sécurité qui ont été déjà nommés, les noms d’autres conseillers concernant les divers domaines doivent aussi être scellés dans les ordonnances en vue de seconder le chef de l’Etat dans sa quête d’élever le pays. En même temps, le futur chef du gouvernement, quand bien même qu’il puisse sortir du Front commun pour le Congo, la coalition que dirige l’ex-président Joseph Kabila, devrait être désigné et son équipe investie au Parlement afin d’appliquer le programme du président.
Décrispation et sécurité
Dans l’entretemps, la libération des prisonniers, telle qu’il avait promis lors de son assermentation, demeure toujours inerte. Franck Diongo, Diomi Ndongala, Moïse Katumbi et plusieurs autres activistes se trouvent encore soit dans les prisons, soit en exil. L’insécurité aussi plane dans plusieurs coins notamment, dans l’Est de la RDC où les présumés ADF sèment la terreur.
Image à défendre
Trente jours passés, l’heure n’est plus aux discours électoralistes mais à la mise en œuvre du projet de société en mettant en symétrie les objectifs et les moyens disponibles. Car, tout autant que semble évident, Tshisekedi Tshilombo Félix-Antoine, non seulement cherche à soigner l’image de la population congolaise mais aussi défend l’image de l’UDPS et de son père Etienne Tshisekedi qui s’est battu pendant plus de 30 ans dans l’opposition. Il faudra vraiment se secouer !
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