
Diaspora
Le Premier ministre belge Charles Michel (MR) formulera jeudi des excuses au sujet de la ségrégation dont ont été victimes les enfants métis arrachés à leurs mères noires à la fin de la colonisation du Congo, rapportent De Standaard, Het Nieuwsblad et De Gazet van Antwerpen mercredi.
La ségrégation menée par l’Etat belge à l’égard des enfants métis nés pendant la colonisation et ses conséquences dramatiques, en ce compris les adoptions forcées est une page sombre et méconnue de la colonisation belge. . Assumani Budagwa le relatait dans un livre paru en 2014 sous le titre "Noirs, blancs, métis: La Belgique et la ségrégation des Métis du Congo belge et du Ruanda-Urundi (1908-1960)".
Au cours de la période coloniale, la Belgique a toujours refusé de voir ces enfants - nés d'une relation entre un père belge et une mère congolaise, rwandaise ou encore burundaise - se mêlés à la population locale. Cela aurait pu "mettre en péril son rôle civilisateur". Donc dans la plupart des cas, ces métis étaient enlevés de forces à leur mère, placés en internat dans des couvents tenus par des Sœurs catholiques. L’objectif était d’en faire une catégorie à part. Assumani Budagwa le relate dans un livre paru en 2014 sous le titre "Noirs, blancs, métis: La Belgique et la ségrégation des Métis du Congo belge et du Ruanda-Urundi (1908-1960)".
Adoption forcée

En 1959, à la veille de l'indépendance du Congo, l'État belge avait organisé l'envoi d'un grand nombre de ces enfants sont ainsi arrivés en Belgique où ils ont été mis sous tutelle, placés dans des homes ou encore adoptés par des familles belges à qui l’on a dit que ces enfants étaient orphelins. Ils ont changé d’identité et ont alors totalement été coupés de leurs racines.
Le sujet avait notamment été discuté au Parlement francophone bruxellois, en marge des débats autour de la colonisation et de la restitutions de biens venus de la RD Congo. Le 17 mars 2017, initiée par Julie de Groote (CDH) ce parlement votait la résolution reconnaissant cette page sombre de l'histoire coloniale belge.
Une année plus tard, l'assemblée nationale belge reconnassait à son tour cette ségrégation et demandait au gouvernement "de prononcer une déclaration solennelle au nom de la Belgique".
Plus récemment, des experts de l'ONU ont demandé que le gouvernement présente de telles excuses pour les atrocités commises au Congo, mais le Premier ministre Charles Michel n'avait pas donné suite.
Les excuses du Premier ministre belges porteront sur les enfants nés dans les années '40 et '50 au Congo, Rwanda ou Burundi, issus d'une relation entre un colon belge et une des femmes de ce pays.
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