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Provinces

Elections de gouverneurs : les députés provinciaux face à leur conscience !

2019-04-10
10.04.2019
2019-04-10
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Le Gouvernorat du Haut-Katanga à Lubumbashi

Il n'y a plus de report de date. Le calendrier Ceni est maintenu. L'élection de gouverneurs de provinces et leurs adjoints en RD Congo, a bel et bien lieu aujourd'hui mercredi 10 avril, dans 24 assemblées provinciales, sur le total de 26 organes délibérants que compte le pays. Et donc, un grand jour pour les députés provinciaux, placés devant leur conscience. Le développement des provinces étant lié aux compétences de leurs gestionnaires, ces grands électeurs endossent, par conséquent, une très lourde responsabilité.

Comme dans une course hippique, les "parieurs" de la compétition à la tête des provinces prévue ce matin, semblent déjà avoir leurs combinaisons gagnantes. A priori, l'élection de ce mercredi s'apparente à une bataille aux cornes.

A Kinshasa, tout comme dans les 23 autres villes où devra se dérouler ce scrutin, tous les pronostics sont permis. De manière générale, le jeu devrait se jouer entre Cap pour le changement (CACH) de l'actuel président Félix Tshisekedi et le Front commun pour le Congo (FCC), du chef de l'Etat honoraire Joseph Kabila.

Les deux plateformes politiques ayant décidé de former une méga coalition pour gérer le pays pendant ce quinquennat, d'aucuns estiment que les dés sont jetés. Les différentes "consignes" de vote - on l'imagine - devraient tenir compte de l'"équilibre" voulu entre les deux partenaires. Bref, de l'alliance Cach-FCC.

Cependant, quels que soient les enjeux en présence, plus d'un analyste est formel que le bon choix des députés provinciaux est un facteur déterminant du développement des provinces. C'est-à-dire la prospérité à la base. Et, par ricochet, celle de l'ensemble du pays.

Dès lors, le défi est de taille. La tentation aussi. Reste à savoir de quel côté penchera la balance des organes délibérants. Les intérêts partisans vont-ils primer sur l'intérêt du grand ensemble ? Toute la question semble là.

RELAYER LE CHANGEMENT


Le nouveau président congolais Félix Tshisekedi n'a de cesse de déclarer que son quinquennat est frappé du sceau de transmutation. Des changements qu'il entend apporter dans tous les secteurs de la vie nationale. C'est le sens même qu'il donne au partenariat avec le FCC. "Une coalition pour le pays ou pour le peuple congolais", insiste l'homme du 24 janvier 2019.

Vu des observateurs, Félix Tshisekedi sonne ainsi l'heure d'un changement global et globalisant. Plus rien ne devant, désormais, être comme avant. Le pari est certes difficile. Mais pas impossible. Dans ce nouveau "navire" qui s'appelle République démocratique du Congo, la participation de tous à la direction du gouvernail s'avère très indispensable. Pas une simple métaphore. Bien au contraire.

Et donc, la responsabilité qui incombe ce matin aux députés provinciaux est celle de doter le pays, de gouverneurs de provinces qui soient solubles dans ce changement tant prêché par le successeur de Joseph Kabila. Il est un droit légitime pour les Congolais, d'avoir des gouverneurs de provinces qui s'inscrivent, justement, dans cet élan de conversion ou de transformation. Pourvu que les députés provinciaux, électeurs desdits gouverneurs, soient délivrés du démon de la corruption qui avait possédé certains d'entr'eux lors de l'élection des sénateurs, le 15 mars dernier.

EXIT DES GOUVERNEURS PROVIDENTIELS

De même que l'Assemblée nationale contrôle l'action du gouvernement central, les assemblées provinciales ont également dans leurs prérogatives, le plein pouvoir d'auditer leurs exécutifs. Le gouverneur en tête. Hélas, l'expérience des deux dernières législatures renseigne à suffisance que cette fonction de contrôle a manifestement failli dans nos assemblées provinciales. Secret de polichinelle, dans la plupart des assemblées provinciales, les gouverneurs se sont comportés, exactement comme de roitelets. Par conséquent, ils n'avaient aucun compte à rendre à leurs contrôleurs que sont les députés provinciaux.

Qui pis est, certains ont enfilé le sayon de gouverneurs providentiels. De bienheureux. Pour ne pas dire des bailleurs de fonds des membres de leurs organes délibérants respectifs. Moralité, ces derniers étant moralement conditionnés, ne pouvaient plus rien dire au gouverneur "tout-puissant". Celui-là même qui dicte la règle du jeu.

Dès lors que le rôle entre les deux acteurs se trouve inversé, on connait la suite. La conséquence est que les députés provinciaux se sont illustrés par une complaisance coupable qui a condamné la quasi-totalité des entités provinciales à la misère.

REFLETER LA BASE

Cette fois-ci, les Congolais en général et les Kinois en particulier, attendent voir les députés provinciaux prendre réellement leur responsabilité collective. Celle de voter un candidat gouverneur de province qui présente le profil nécessaire. Un gestionnaire capable de relever le défi du développement à la base. Au cas contraire, les mêmes causes produisant les mêmes effets, un mauvais vote de députés provinciaux ce jour, à la tête des provinces, ferait que ces mêmes entités soient condamnées à leurs situations, ô combien catastrophiques, dans lesquelles elles se retrouvent actuellement.

Evidemment, les résultats provisoires des législatives provinciales augurent la prochaine configuration au sommet des provinces. La coalition labellisée Front commun pour le Congo (FCC) ayant le plus grand nombre d'élus, peut espérer rempiler dans les mêmes proportions. Ici comme ailleurs, les choses se passent de cette façon. Et donc, on n'aura pas inventé la roue. Tout le problème, c'est que les députés provinciaux qui élisent les gouverneurs de provinces, oublient manifestement qu'ils représentent la même population qui les avait élus au suffrage universel direct.

Si le vote des gouverneurs de provinces était organisé au premier degré, peut-être que les choses se seraient passées autrement. Sans doute que la population aurait réservé un vote sanction à tout candidat ne présentant pas la meilleure étoffe. Hélas, que certains députés provinciaux, à coup d'espèces sonnantes et trébuchantes, en arrivent à pervertir, à travestir la noble mission que leur a confiée le souverain primaire.

Dès lors que nombre de députés provinciaux se considèrent comme sortis de nulle part, ils ne font plus bon usage de leur mandat. Pourtant. Ils ne sont pas sans l'ignorer qu'ils portent ce statut par la volonté d'une base qui s'appellerait PPRD, UDPS, MLC, UNC… La conséquence logique aurait été que le vote au second degré, des gouverneurs de provinces et leurs adjoints, reflétât le vote du souverain primaire, comme choix originel.
A partir du moment où le mandat des députés provinciaux se trouve dévoyé à souhait, on connait la suite. Le résultat, c'est des provinces mal gérées, des villes qui ploient sous l'insalubrité… Pourvu que cette fois-ci soit la bonne.

Grevisse Kabrel
Forum des As / MCP, via mediacongo.net
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Il y a 2555 jours
FELIX Kanambe alias " Je n'ai pas peur " kiekiekiekiekiekie president protocolaire. Il n'a pas peur de qui ou de quoi ???? hahahahahahahahahaha

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Il y a 2555 jours
UDPS a eu 0% A Butembo, Beni,Yumbi kiekiekiekiekiekiekie meme pour le FCC je doute trop fort qu'ils pouvaient avoir meme un depute'. LAMUKA la force tranquile.

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Tshilombo Felix sera puni aujourd'hui suite à ses propos de déboulonnement qu'il a tenu aux USA. Il en sera seul responsable devant l'échec de ses candidats. Dorénavant, l'UDPS vient d'enregistrer un feu rouge pour les députations nationale et provinciale de Beni, Butembo et Yumbi, aucun député Tshizengu wewa Bokolapa

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