
Société
Des années se suivent et les tares s’enracinent dans les entreprises de fournitures de services congolaises. Le plus éloquent est la société nationale d’électricité (Snel) où les agents s’adonnent à des méthodes peu recommandables en exigeant aux abonnés de payer les factures des années antérieures dites « non consommées ».
A Binza Ozone dans la commune de Ngaliema, les habitants se plaignent des réclamations des dettes par les agents de la Snel. La période va de 2011 à 2015. Pendant 4 ans, la population ne recevaient pas de factures pour la simple raison qu’elle ne jouissait pas du courant électrique à cause des coupures intempestives. Ce qui fait qu’elle a presque passé toute cette période dans le noir ; les agents de la Snel ne distribuaient non plus les factures par crainte de subir un lynchage de la part de la population.
Après que le service a stabilisé le courant par l’installation de nouveaux transformateurs et cabines moyenne tension, les agents ont repris, 4 ans après, le porte-à-porte pour le dépôt des factures. Cependant, fort est de constater que ces factures ne reflétent pas la réalité. Après réclamation, les habitants ont été surpris d’apprendre qu’en fait la facture était composée du réel montant à payer et des dettes antérieures. La population a élevé la voix pour faire valoir ses droits, arguant qu’elle ne peut pas payer pour ce qu’elle n’a pas consommé ! « Ces dettes sont non fondées puisque pendant cette période, certains coins étaient ‘’hors du champ visuel de la Snel et ne recevaient pas non plus de factures de consommation électrique’’ », souligne-t-elle.
Délestage négociable
La population de ce coin fustige ces mauvaises pratiques des agents de la Snel qui tendent à la corruption ainsi qu’à la ségrégation sociale.
Selon elle, «Ils [agents de la Snel] maintiennent des avenues et des avenues dans le noir sans cause probante et s’arrangent ensuite à cotiser de l’argent [1000 à 3000fc] par parcelle afin de lever ledit délestage. N’est-ce pas une forme de corruption ? Les moins aisés souffrent des coupures intempestives à longueur de journée par contre les plus nantis sont à l’abri grâce aux départs uniques leur octroyés par la Snel moyennant 500 à 2000$, selon les négoces. Et dire que cette ligne privilégiée est conditionnée par l’épuration des dettes », explique papa Mulanga. Et d’ajouter : « les agents de la Snel nous requêtent à chaque fois qu’ils sont dans le besoin en nous brandissant ces factures antérieures non consommées nous menaçant de couper du courant en cas de refus d’un pot de vin ». Où est l’Etat de droit tant clamé par le Président de la République ?
« Je pense que si ces agents avaient un contrat en bonne et due forme avec leur employeur, la population n’allait pas être victime, la majorité étant des journaliers », soulève dans l’anonymat un ingénieur de la même société.
Enfin, les habitants de ce coin demandent aux autorités de la société nationale d'électricité de revoir leur situation afin d'honorer les factures consommées.
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