
Politique
La déclaration commune de la coalition CACH-FCC faite en début de semaine a annoncé la fin des négociations et l’imminence de la formation du premier gouvernement Ilunga Ilunkamba. En attendant la publication de ce gouvernement, l’opinion s’interroge sur les personnalités qui vont occuper les différents postes ministériels. Surtout, les Congolais ne veulent pas voir dans ce premier gouvernement de l’ère Fatshi des anciens ministres qui ont servi sous l’ancien régime. Le président de la République devrait miser sur de nouvelles compétences pour imprimer le changement tant recherché. A vin nouveau outres neuves », dit-on.
Le premier gouvernement Ilunga Ilunkamba sera composé de 65 membres dont 48 ministres et 17 vice-ministres. Le CACH, le camp présidentiel, disposera de 23 postes tandis que le FCC, la plateforme politique dont Joseph Kabila est l’autorité morale, s’adjugera les 42 portefeuilles restants au nom de sa majorité parlementaire numérique. Si le format et la répartition des postes ministériels sont déjà connus, personne ne sait le choix de différentes personnalités qui vont occuper les postes ministériels. En effet, l’on sait déjà, selon la clé de répartition des postes ministériels que le FCC devrait contrôler les ministères de la Défense, de la Justice, des Mines et des Finances pendant que le camp présidentiel va hériter des Affaires étrangères, de l’Intérieur, du Budget et de l’Économie.
Pour autant, l’on ne sait toujours pas les critères sur base desquels les ministres et vice-ministres seront recrutés. Est-ce que les anciens ministres ayant œuvré dans les différents gouvernements durant les deux mandats de Joseph Kabila feront partie de ce gouvernement ? Estce que les personnalités sous sanctions de la l’Union européenne et des États-Unis d’Amérique feront partie de ce gouvernement ? Y aura-t-il dans ce premier exécutif sous l’ère Fatshi des dirigeants impliqués dans des dossiers de corruption et autre megestion ? Autant de questions qui sont sans réponse aujourd’hui.
Toutefois, l’on sait que le président de la République Félix Tshisekedi a été voté par le peuple congolais avec un mandat d’imprimer le changement dans le pays. Mieux, Félix Tshisekedi a la mission d’imposer la rupture dans la gouvernance avec l’ancien régime. Il est de notoriété publique que les antivaleurs ont gangrené l’Etat congolais durant les 18 dernières années. C’est par l’impératif de changement que les Congolais ont voté à la magistrature suprême un candidat de l’Opposition.
Dès lors, le chef de l’Etat que les Congolais ne cessent d’interpeller chaque fois par le slogan « Le peuple d’abord » ne peut pas compter sur ceux qui ont été trempé dans la mauvaise gestion pour changer la gouvernance de ce pays. « A vin nouveau, outres neuves », dit-on. Si le président de la République veut réellement changer les choses, il ne peut pas compter sur les anciens ministres et autres anciens mandataires publics qui portent la responsabilité du sous-développement actuel de République démocratique du Congo.
Cependant, il y a lieu de craindre que ceux qui appellent à de nouvelles compétences dans le prochain gouvernement ne prêchent dans le désert. Le samedi 27 juillet dernier à Abuja, recevant la communauté congolaise vivant au Nigeria, Félix Tshisekedi a laissé entendre qu’il y aura dans le nouveau gouvernement des anciens dirigeants.
« Ce gouvernement-là sera un gouvernement de changement. Ne suivez pas ni l’étiquette, ni le passé des ministres qui feront partie de ce gouvernement. Comme je l’avais dis lors de la campagne présidentielle. J’avais dis si je gagne la présidentielle, je viendrais avec l’amour de la patrie et l’amour du peuple Congolais. Les femmes et les hommes qui vont former le prochain gouvernement, leur mission sera de travailler pour le pays. Ils seront des esclaves du peuple congolais. Partout où les Congolais seront, nous n’allons pas les abandonner. Notre travail sera de le servir », a déclaré le président de la République devant la diaspora congolaise du Nigeria, alors qu’il leur parlait des personnalités qui feront partie du premier gouvernement Ilunga Ilunkamba.
A l’analyse de cette déclaration, le chef de l’Etat préparait déjà l’opinion, sachant que des personnalités connues de l’ancien régime feront partie de l’Exécutif national. Dès lors que les anciens dirigeants ont été indexés comme de mauvais gestionnaires, il est difficile que ceux-là aident vraiment le nouveau pouvoir à lutter contre la corruption, la concussion, le détournement des deniers publics, le clientélisme et bien d’autres tares qui ont caractérisé l’ancien régime durant ces deux dernières décennies.
Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.
Les plus commentés
Politique Dialogue national : 68 % des congolais disent oui, mais sous conditions(Sondage Les Points)
23.02.2026, 8 commentairesPolitique Dialogue, le schéma Kabund exposé à Louis Michel et Marc Pecsteen
20.02.2026, 7 commentairesPolitique « Les Congolais doivent rester vigilants face aux initiatives de dialogue avec le Rwanda » (Roland Ngoie)
22.02.2026, 7 commentairesEconomie RDC : 81 organisations réunies au sein du MOSSAC contestent les Accords de Washington et exigent leur révision
22.02.2026, 6 commentairesOnt commenté cet article
Ils nous font confiance