
Société
La traque puis l’intervention du Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat, après la suspension de thèse de doctorat posent de nombreuses questions. Parmi elles, sa lettre au Recteur de l’Université Pédagogique Nationale (UPN), pour l’informer de la création d’une Commission d’audit administratif et organisationnel en rapport avec l’information sur la situation du 3ème cycle doctoral.
Il relève quelques irrégularités dues au non-respect du délai des recherches. Réagissant à cette démarche, qu’il qualifie de politique, le Recteur de l’UPN fait savoir que cette initiative ne tient pas compte des avis et considération à requérir du Ministère de l’ESU et du Conseil d’Administration des Universités, connu comme organe technique et compétent en la matière. Par ailleurs, les scientifiques de l’UPN crient à la suspension illégale de défense des Thèses doctorales des chefs de travaux. Les cadres scientifiques demandent bien la levée de mesure illégale de suspension qui pèse sur les thèses de doctorat.
Une polémique est créée et ravive le débat scientifique à l’Université Pédagogique Nationale à cause de la suspension de thèse doctorale. La soutenance de thèse de doctorat est suspendue sans qu’elle soit précédée obligatoirement d’un avis du Conseil Administratif des Universités reconnu mondialement. Sur base d’une lettre du Directeur de Cabinet du Président de la République, contenant des informations sur les irrégularités dans l’organisation du 3ème Cycle, une commission d’audit est instituée pour chercher à voir clair. Mais, une vague de contestation s’élève, d’abord, sur la composition de cette commission. Le Rectorat de l’UPN explique qu’‘’il y a des structures qui n’ont rien à voir avec les questions académiques et scientifiques’’. Ensuite, le caractère tribal qui accompagne cette décision.
A cet effet, le Recteur Masamba NKazi dénonce le trafic d’influence contre son Institution. Selon lui, le fait d’opérationnaliser les soutenances publiques des thèses de doctorat du personnel scientifique de l’ISP Bukavu, lui attire le feu. Des fausses informations, écrit-il au Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat, sont à la base de la création d’une commission d’audit. Les sources bien identifiées, indiquent à ce sujet qu’«il y a des mémoires de DEA et de thèses de doctorat dans le pipe de l’UPN qui sont abandonnés », ce n’est pas normal. Non seulement ça bloque beaucoup de monde, mais aussi ça empêche la promotion du personnel académique et scientifique. Cet état de la situation a motivé le Comité de gestion actuel de l’UPN à solliciter une demande d’autorisation au Conseil d’Administration des Universités pour continuer la soutenance après la clôture de l’année académique.
Libérer la soutenance de thèses doctorales
Jaloux de leur Alma Mater, les cadres scientifiques de l’UPN confirment par rapport à la situation qui prévaut à l’UPN qu’ils ne ménageront aucun effort pour barrer la route à quiconque s’exercerait à discréditer, à tribaliser et à déshonorer l’image de l’UPN. Ils considèrent, dans leur mémo au ministre de l’ESU que l’UPN est une institution Universitaire à part entière et fonctionne dans les normes règlementaires. Ils soutiennent que les candidats à la soutenance de thèse de doctorat ont suivi régulièrement les séminaires de DEA et ont obtenu une décision rectorale de défense de mémoire de DEA. C’est à la veille de soutenance, déplorent-ils, malheureusement, que le nouveau Comité a bloqué la soutenance à l’époque. Heureusement, le Conseil d’Administration des Universités a, plus tard, donné raison et les droits ont été rétabli pour la défense de DEA.
Les cadres scientifiques soutiennent le Comité de gestion de l’UPN pour sa transparence dans la gestion. Pour eux, il faut libérer la soutenance des thèses doctorales qui sont bloquées injustement. Ils estiment que pour des raisons de vice de forme et de procédure, il faut bien lever la mesure illégale de suspension qui pèse sur les thèses de doctorat. Aussi, autoriser le comité de gestion de l’UPN de procéder à une nouvelle mise en place des autorités décanales.
Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.
Les plus commentés
Provinces Goma sous tension : couvre-feu imposé et soupçons de recrutements forcés par le M23 à Mapendo
23.04.2026, 3 commentairesPolitique Attaques contre Judith Suminwa : Jonas Tshiombela dénonce une « déchéance morale » du débat public
24.04.2026, 3 commentairesPolitique Olenghankoy accuse Mbata de trahir l’héritage de Tshisekedi père
24.04.2026, 2 commentaires
Ils nous font confiance