
Société
Mardi dernier, il était un peu plus de 12 h30' lorsqu'une parcelle située sur l'avenue Mingela, à la Cité Verte, commune de Selembao s'est vite transformée en parc d'attraction. Et pour cause ? Une adolescente de 12 ans, qui venait juste de décrocher son certificat de fin d'études primaires et qui était en passe d'affronter sa première année secondaire venait de se donner la mort par pendaison.
A en croire les éléments en notre possession obtenus auprès des témoins trouvés sur le lieu du drame, la victime, qui s'est servie du pagne de sa mère, a superposé des chaises au salon, est montée dessus, a préparé son nœud, l'a passé à son cou et a demande à ses petits frères de retirer les chaises. Ce qui fut fait.
Poursuivant leur récit, ils ont indiqué que quand les petits enfants ont vu comment leur sœur luttait avec la mort, les jambes tournoyant dans le vide, ils sont allés appeler une femme de la parcelle voisine qui n'a pas bougé d'un millimètre, estimant que les enfants jouaient là une blague de mauvais goût. Quelques minutes plus tard, c'est elle pourtant, qui, conduite par les mêmes enfants, constatera, au salon de ses voisins, ce corps suspendu sans vie, et elle a pris la poudre d'escampette. Et à juste titre car elle, tout comme les autres voisins devaient être poursuivis pour non assistance à personne en danger. La police n'a fait pour sa part que constater la mort de la fille, cette mort par pendaison intervenue pendant l'absence des parents. A leur retour, le corps a été acheminé à la morgue de Kasangulu, hauteur des frais oblige.
Toujours à en croire les mêmes témoins, si cette fille en est arrivée à cette décision extrême grave de conséquences, c'était pour elle une façon de se soustraire de la punition de ses parents car un voisin chez qui la fille venait de déplacer quelque chose comme 3.000 Fc quelque temps avant avait promis d'en parler à ses parents à leur retour. Voilà comment, fuyant la pluie, elle est allée se jeter dans l'océan. Comme on le voit, la mort par pendaison n'est plus l'apanage des seuls adultes. Elle devient, non seulement une mode qui intéresse les jeunes, mais aussi un sport favori pour les gens de tous âges.
Pour beaucoup d'observateurs, il s'agit ici d'un sport dangereux étant entendu que dès lors qu'on a délibéré et pris la décision de se mettre le nœud autour du cou, on ne peut plus en sortir autrement que par la mort car, expliquent-ils, les esprits de tous ceux qui sont morts de cette façon tiennent prisonnier l'esprit-candidat à cette forme de mort. Dommage ! Il reste à la justice de faire son travail pour établir le tort des voisins.
Pour rappel, la mort par pendaison, même si elle est déconseillée et condamnée par la loi, constitue actuellement une voie de recours pour beaucoup d'habitants de la planète, qui estiment sans doute qu'elle constitue un raccourci par excellence. Et pourtant, d'aucuns estiment qu'il s'agit là d'une décision de lâcheté.
Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.
Les plus commentés
Politique Godé Mpoyi évoque la « cogestion du Kivu » et accuse certains acteurs de reprendre le « lexique rwandais »
03.09.2026, 7 commentairesSociété Denise Dusauchoy extradée en RDC : le RPC réclame un procès et met en cause un présumé « dispositif rwandais »
02.09.2026, 6 commentairesAfrique RDC-Rwanda : Paul Kagame insiste sur la nécessité de s’attaquer aux causes profondes du conflit
03.09.2026, 6 commentairesPolitique De Tel-Aviv à Jérusalem : la RDC s’écarte du consensus international
04.09.2026, 6 commentaires
Ils nous font confiance