
Société
Les avocats de la défense affirment attendre des juges l'équité dans l'instruction de cette affaire.
La Haute cour militaire de Kinshasa a ouvert hier, mardi 27 août, le procès en appel dans l'affaire opposant le ministère public aux 36 prévenus présumés miliciens du mouvement terroriste Kamwena Nsapu.
Deux accusés seulement sur les trente-six n'ont pas répondu à l'appel pour raisons de santé au cours de l'instruction introductive hier à la prison militaire de Ndolo, dans la commune de Barumbu.
Aussitôt après ouverture de l'audience, la composition a procédé par l'identification physique des prévenus. Au sujet de l'absence de deux prévenus, la défense a évoqué le principe de représentation selon lequel, les accusés ne sont obligés d'être physiquement présents lors des instructions en appel. "Ce, à condition qu'ils soient représentés par leurs conseils".
LA CAUSE RENVOYEE AU 13 SEPTEMBRE PROCHAIN
Cette audience a été principalement l'occasion pour la Cour militaire de Kinshasa/Gombe de vérifier sa saisine au regard des actes d'appel des prévenus. Chose qui n'a pas complètement été faite.
Ce qui a soulevé un bref débat entre les avocats de la défense, ceux des parties civiles et l'organe de la loi sur des questions d'ordre procédural.
Après avoir écouté les différentes parties, la Cour a levé la séance en renvoyant la cause au 13 septembre prochain, afin de permettre à toutes les parties de bien s'imprégner du dossier.
LA DEFENSE IMPATIENTE D'ATTAQUER LE JUGEMENT DU PREMIER DEGRE
"Aujourd'hui on peut dire que l'instance est nouée car tous les prévenus avaient reçu leurs actes d'appel et la note à citation. Toutes les parties civiles ont été notifiées quant à la tenue de cette audience. Pour preuve, ils ont tous été là en dehors de deux prévenus qui sont actuellement hospitalisés. La Cour va être effectivement déclarée saisie lorsqu'elle aura analysé les actes d'appel", a indiqué l'Office du ministère public, le colonel Alpha Limbaya.
Les avocats de la défense affirment attendre des juges de la Haute cour militaire l'équité dans l'instruction de cette affaire.
"Nous avons interjeté appel pour attaquer le jugement rendu par le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa Gombe, au premier degré. Nous attendons le moment indiqué pour présenter nos moyens de droit démontrant l'irrégularité du jugement prononcé par le premier juge", a promis Me Balaire Odimba, avocat de la défense.
On rappelle que cette audience en appel intervient après le verdict prononcé au premier degré le 13 décembre 2018 par le Tribunal militaire de garnison Kinshasa/Gombe. Les trente-six prévenus impliqués dans cette affaire sont accusés de terrorisme, meurtre, assassinat et de plusieurs autres infractions graves.
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