
Société
C’est dans un camp militaire situé dans la commune de la N’Sele, de la ville de Kinshasa que les faits se sont déroulés. Ils ont été portés sur la place publique à travers le compte facebook d'Emmanuela Zandi, activiste des droits des femmes et coordinatrice de l’ONG « ma voisine ».
Annie, 13 ans, élève dans une école de la place se faisait violer presque chaque jour, depuis 3 mois, par un sexagénaire, collègue de son père et grand ami de la famille.
Seulement voilà, sa dernière aventure a tourné au vinaigre et l’a exposé. La victime, Annie, est tombée enceinte. Cette dernière a été à maintes reprises droguée, frappée, maltraitée, soumise à des pratiques sexuelles peu humaines au point d’user des pratiques peu recommandables, témoigne-t-elle. La grossesse de 12 semaines a obligé la jeune fille à briser son silence et à se confier à Emmanuella Zandi. Silence, dans lequel elle a été maintenue, sous le poids de la contrainte à se taire durant trois mois.
« Aussi innocente jusqu’au jour où je la rencontre elle ne sait même pas qu’est-ce un pénis », raconte l’activiste sur son compte facebook. Choquée après avoir découvert qu’elle était enceinte, la fille a tenté de mettre fin à sa vie.
« Je ne sais pas quel mal j’ai fait à Dieu pour mériter ceci. Alors moi je ne serai plus comme les autres enfants de mon âge ? J’aurai un enfant. Comment je vais m’y prendre ? Comment je vais faire quand mes amis vont l’apprendre ? Je n’ai plus envie de faire partie de ce monde », a-t-elle dit à Emmanuella Zandi à qui elle voulait seule s’adresser.
Son père, le plus malheureux a risqué un accident vasculaire cérébral (AVC) après avoir appris que son chef direct, aussi un « grand ami » de la famille a outrepassé les limites de l’intimité les liant.
Présentement, le présumé auteur du viol se trouve à la prison militaire de Ndolo. Aucune procédure judiciaire n’a encore été entamée par manque de preuves matérielles.
« Il faut fixer le dossier. Le magistrat militaire avait demandé des dossiers mais faute des moyens financiers, je n’ai pas pu fournir des preuves médicales pour que la procédure soit entamée », confie Monsieur Kasongo (le père), avant de lancer un appel aux personnes de bonne volonté de lui venir en aide pour que justice soit rendue pour sa fille dont le destin semble hypothéqué.
Voisines, confiance installée entre les deux familles, l’homme de 60 ans révolus attirait la fille dans son domicile en l’absence de son épouse et ses enfants, envoyait la petite lui acheter des cigarettes et autres articles. Un « bon » prétexte, pour lui, d’avoir la fille dans sa maison.
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