
Société
En République démocratique du Congo, trois civils ont été assassinés par des policiers en trois jours et en trois endroits différents. Cette semaine, Kinshasa a frôlé l’émeute. Criant son ras-le-bol, la population s’est rabattue sur des véhicules de la police nationale qui ont été incendiés.
Le policier qui a tué, lundi 28 octobre, un conducteur de moto-taxi a été condamné à mort. Mais d’autres cas attendent la justice militaire : une affaire liée à un colonel Mavinga dont le garde du corps a pris fuite après avoir tiré sur un civil et celle du ministre provincial de l’intérieur Dolly Makambo accusé dans l’assassinat du gestionnaire du centre hospitalier Vijana.
Ces meurtres à répétition commis par des policiers sur des civils mettent en exergue le comportement des hommes en uniforme accusés d’avoir commis 49% des exactions dans le pays le mois dernier. Ce constat, c’est aussi celui que font de plus en plus de journaux : policiers et militaires ont la gâchette facile pour régler leurs différents avec la population civile.
Il y a dix ans, Floribert Chebeya et Fidèle Bazana avaient trouvé la mort dans les locaux même du commissariat général de la police nationale. Des suspects désignés circuleraient encore librement dans le pays, dénoncent des responsables de l'ONG La voix des sans voix. Et pour Dolly Ibefo, son directeur, l’impunité encouragerait le comportement délinquant des hommes en uniformes.
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