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Dimanche, le président a dû faire face à des départs en cascade, avant d’annoncer le sien, après trois semaines d’intense contestation sociale.
C’est un véritable séisme politique en Bolivie. Le président, Evo Morales, au pouvoir depuis près de quatorze ans, a annoncé sa démission, dimanche 10 novembre 2019, après trois semaines d’intense contestation sociale. Une démission qui semblait l’unique issue possible tant le chef de l’Etat était acculé de toutes parts.
Au cours de cette journée de dimanche, Evo Morales a été lâché par nombre de ses soutiens et a dû faire face à des démissions en cascade. Le matin même, il avait annoncé la convocation de nouvelles élections pour « pacifier le pays », mais cela n’avait pas réussi à éteindre l’incendie qui secoue le pays, enfermé dans une des pires crises politiques de son histoire. « Si se pudo, lo sacamos » (On l’a fait, on l’a sorti), ont scandé les opposants sortis en masse dans les rues des grandes villes pour fêter l’annonce de la nouvelle.
Des démissions en cascade
L’armée bolivienne avait recommandé au chef de l’Etat de démissionner, jugeant qu’une telle décision contribuerait à restaurer le calme dans le pays. « Après avoir analysé le conflit national, nous demandons au président de renoncer à son mandat présidentiel, de permettre le rétablissement de la paix et la restauration de la stabilité dans le pays », a déclaré à la presse le commandant des forces armées terrestres, Williams Kaliman.
La plupart des ministres et des dizaines de sénateurs et députés ont présenté leur lettre de démission. « Le cours des événements va à l’encontre de mes principes personnels, ainsi que de mes valeurs spirituelles et démocratiques, et donc cela m’empêche de continuer à la tête du portefeuille d’Etat que je dirige », a écrit le ministre des hydrocarbures, Luis Alberto Sanchez, dans une lettre envoyée au président et publiée sur son compte Twitter, peu après l’annonce de démission du ministre des mines.
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Des Boliviens célèbrent la démission du président Evo Morales, le 10 novembre à la Paz. DANIEL WALKER / AFP