
Société
La Ligue congolaise de lutte contre la corruption (Licoco) désapprouve le temps que prend le traitement des dossiers judiciaires relatifs à la corruption et au blanchiment des capitaux. Au cours d’un point de presse qu’il a tenu le mardi 28 janvier à Kinshasa, le président exécutif de la Licoco, Ernest Mpararo, s’est dit hostile au comportement des autorités politiques qui profiteraient de cette lenteur de la justice congolaise pour se dédouaner ou faire pression aux magistrats afin qu’ils mettent fin à l’instruction de dossiers, sous prétexte que « la justice fait son travail ».
Ernest Mpararo fait ainsi allusion aux nombreux cas présumés de corruption qui trainent au niveau des parquets à travers le pays. Notamment l’affaire 15 millions des pétroliers dans laquelle des cadres de la présidence de la république seraient impliqués ; le dossier 128 millions de la Gécamines ; l’affaire Bukanga Lonzo, le dossier de la redevance logistique et terrestre de l’ex-Onatra, le dossier Go Pass, l’affaire Biac et autres.
La Licoco estime que « les dossiers de corruption envoyés aux parquets doivent être traités dans l’urgence et doivent attirer l’attention des autorités politiques pour un suivi rigoureux… ». Pour la Licoco, l’opinion doit dire non aux comportements des procureurs qui ont l’obligation de rendre justice pour le renforcement d’un Etat de droit.
Concernant l’affaire 15 millions USD, à titré d'exemple, Ernest Mpararo pense que « ce dossier continue à susciter passion et émotion de la part des congolais. Le dossier est en cours d’instruction depuis novembre 2019. Jusqu’à ce jour, silence radio au bureau du procureur général près la Cour de cassation avec comme argument que les dossiers en instruction ne peuvent être divulgués ».
Dans cette affaire, la Licoco estime que le parquet devrait « dire la vérité aux congolais afin que l’on sache toute la vérité à ce sujet, étant donné qu’il s’agit de l’argent des contribuables congolais qui a été dilapidé ».
« Depuis plus de 5 ans, des affaires de corruption ont été révélées par les médias en RDC sans que cela ne puisse intéresser au plus haut niveau les autorités politiques et administratives. Très souvent, en RDC, pour étouffer une affaire qui fait grand bruit, les autorités politiques utilisent le parquet judiciaire pour ne pas sanctionner les coupables. Cette attitude va à l’encontre de leurs engagements pour lutter contre la corruption en RDC », a fustigé Licoco.
Notons que l’Indice de perception de la corruption publiée par Transparency international en 2019 classe la RDC à la 168ème place sur 180 pays sélectionnés. Ce qui signifie, en d’autres termes, que la corruption atteint des proportions inquiétantes à travers le pays.
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