
Provinces
L'attaque des rebelles présumés ADF dans le groupement Malambo, secteur de Rwenzori, a causé au 15 morts et 11 disparus. En outre, des motos et une officine pharmaceutique ont été incendiées. Ce bilan a été donné ce mardi 18 février 2020 par le Centre d'études pour la promotion des droits de l'homme et la démocratie ( Cepadho), dans un bulletin d'information en rapport avec ce nouveau massacre perpétré dans la soirée de lundi 17 février 2020.
Pour le Cepadho, « les terroristes islamistes ADF/MTM» ont opéré successivement dans les villages Ulebo, Manzalao, Tsotsora et Halungupa à environ 22km et 27km à l’est de la ville de Beni, dans le territoire de Beni.
En effet, selon cette structure des droits de l'homme, il était 20h00 locale lorsque les assaillants ont fait leur première incursion dans le village Ulebo, à la frontière avec le parc national de Virunga, au nord-ouest de Halungupa-Centre. Ils ont poursuivi leur chemin en passant par les villages Manzalao et Tsotsora pour finir par arriver à Halungupa-Centre autour de 22h00.
Le bilan encore provisoire de cette tragédie,selon cette ONGDH, est de 15 civils tués, 11 portés disparus (parmi lesquels 5 membres d'une même famille, y compris 3 enfants dont l'âge varie entre 13 et 17ans), 11 maisons et 4 motos incendiées ainsi que des boutiques et kiosques littéralement pillés. Par ailleurs, ces «jihadhistes» ont littéralement pillé le Centre de Santé HALUNGUPA ainsi qu'une officine pharmaceutique.
Après leur forfait, ils se seraient retranchés du côté sud, en direction de Kavugha-vugha, leur ancien bastion, au point de confluence des rivières Lume et Semuliki, au sud de la commune rurale de Bulongo.
«Selon les informations recoupées par le CEPADHO, les ADF auraient regagné leur ancien bastion de Kavugha-vugha, ce qui est évident, après la perte de leur quartier général de Madina. Kavugha-vugha, une position stratégique des ADF, assurait la liaison entre les grands camps de Mwalika et de Madina avec des ouvertures immédiates sur l'Ouganda voisin. Dans ce camp étaient reçus les recrues, les femmes et les enfants dépendants ADF et ils y étaient gardés depuis la veille du lancement de récentes opérations de grande envergure des FARDC», indique le cepadho.
Pendant ce temps, suite à ces nouveaux massacres, les populations ont quitté les villages attaqués et leurs environs. La plupart des familles se sont dirigées vers Beni-Ville, Bulongo et Mutwanga (chef-lieu du Secteur).

Avec ces récents massacres, le CEPADHO dit avoir dénombré le chiffre de 452 civils massacrés par les ADF/MTM en représailles aux offensives de grande envergure lancées contre eux par les FARDC à BENI, depuis le 30 octobre 2019. Cette organisation appelle à une solidarité nationale et internationale pour vaincre les ADF.
Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.
Les plus commentés
Politique Crise dans l’Est du pays : Jean-Marc Kabund renouvelle son appel à un dialogue et insiste sur la solution politique comme seule voie pour sortir du conflit
12.03.2026, 3 commentairesAfrique L’Union européenne ne compte pas prolonger son financement au Rwanda
12.03.2026, 3 commentairesPolitique Au Parlement européen, la RDC demande des sanctions de l’UE contre le Rwanda pour son soutien continu aux rebelles du M23
12.03.2026, 3 commentairesPolitique Révision constitutionnelle : Les politiques congolais tentent de créer l’imbroglio dans le plan de Dieu
13.03.2026, 3 commentairesOnt commenté cet article
Ils nous font confiance