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Le point sur le coronavirus dans le monde

Le point sur le coronavirus dans le monde 2020-04-09
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L'interrogation est de mise après la diffusion d'une vidéo prétendument tournée à Wuhan, lieu d'origine de l'épidémie de Covid-19. Une blogueuse assure que l'épidémie repart en Chine. En Europe, le bilan est dramatique en Italie, Espagne ou France. Les Etats-Unis sont également très impactés avec 2 000 décès supplémentaires journaliers ces deux derniers jours.

Et si l'épidémie repartait en Chine ? Ce scénario catastrophe est particulièrement craint par les observateurs après la levée du confinement ces derniers jours à Wuhan, épicentre de l'épidémie de Covid-19 en décembre dernier. Une blogueuse et militante chinoise qui a fui le pays, Jennifer Zeng, a diffusé une vidéo qu'elle assure avoir été tournée à Wuhan ces derniers jours. Cette vidéo montre plusieurs hommes équipés de combinaison transportant, de nuit, ce qui semble être un corps.

Pour la blogueuse, pas de doute : les autorités exfiltreraient en toute discrétion les corps pour ne pas remettre en question la ligne du "zéro nouveaux cas" martelés ces derniers jours par la Chine. Vidéo montée, fake news ou vraie info ? Pour l'heure, l'authenticité de cette vidéo, déjà visionnée près d'un million de fois sur le web, ne peut être formellement assurée. Mais Jennifer Zeng a réussi son pari : elle a semé le doute sur la situation du Covid-19 en Chine.Dans le même temps, l'Espagne continue de scruter les chiffres de l'épidémie avec attention chaque jour, voyant à chaque baisse du nombre de morts un motif d'espoir. L'endiguement de l'épidémie de Covid-19 n'est pourtant pas encore perceptible. Certes les chiffres baissent mais 683 personnes de plus sont décédées en 24h selon les chiffres donnés à la mi-journée ce jeudi 9 avri.

Le cap des 15 000 décès depuis le début de l'épidémie a été franchi. Si l'Europe reste l'épicentre de l'épidémie de Covid-19 avec de nombreux pays fortement touchés aussi bien en nombre de personnes contaminées par le coronavirus qu'en terme de décès, la situation s'aggrave également fortement aux Etats-Unis avec 2 000 décès supplémentaires journaliers ces deux derniers jours. Le monde s'attend encore à vivre des semaines difficiles entre nouvelles personnes contaminées, décès supplémentaires et confinement. Au total, le bilan mondial affiche plus de 1 500 000 cas confirmés de Covid-18, dont 88 529 décès des suites de la maladie.

Au niveau mondial, les conséquences de cette pandémie de coronavirus sont dramatiques, aussi bien d'un point de vue sanitaire qu'économique. Une récession mondiale apparaît inévitable en 2020. L'Organisation internationale du travail évoquant la plus grave crise du marché de l'emploi depuis la Seconde Guerre mondiale, avec 1,25 milliard de travailleurs potentiellement touchés.

La vie quotidienne a été désorganisée partout, le nombre de chômeurs augmente, la moitié de l'humanité est forcée de rester chez elle et des "secteurs entiers des économies nationales ont été fermés" ou "directement touchés" par l'arrêt de l'activité, explique l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Les échanges commerciaux pourraient accuser une baisse spectaculaire à "deux chiffres" dans "presque toutes les régions" de la planète, a prévenu l'OMC ce mercredi. "Cela pourrait constituer à l'échelle mondiale un recul de dix ans dans la lutte contre la pauvreté, et un recul de 30 ans dans certaines régions comme en Afrique subsaharienne, au Moyen-Orient ou en Afrique du nord", ajoute l'organisation.

Coronavirus en Espagne

L'Espagne est le 3ème pays le plus endeuillé après l'Italie et les Etats-Unis. Après plusieurs jours consécutifs de baisse du nombre de décès liés au coronavirus, le bilan était reparti à la hausse mercredi. Petit motif d'espoir, il a de nouveau baissé ce jeudi 9 avril. Les chiffres transmis à la mi-journée sont de 683 décès en 24 heures pour un total de plus de 15 000 morts (15 238). Surtout le nombre de nouveaux cas de Covid-19 baisse (5756 tout de même). Depuis le début de l'épidémie, plus de 150 000 Espagnols ont été testés positivement, c'est donc le deuxième pays après les Etats-Unis en terme de contamination. Selon l'OMS Europe, "Ce n'est pas le moment d'assouplir les mesures". Mais le confinement commencerait quand même à porter ses fruits, avec comme effet une diminution de la tension hospitalière en Espagne. Le nombre de nouvelles hospitalisations ralentit, ce qui pourrait mécaniquement faire baisser le nombre de décès dans quelques jours, puisque ceux-ci  interviennent souvent après plusieurs jours ou semaines d'hospitalisation.

La pression baisse légèrement dans les hôpitaux espagnols qui étaient plus que débordés il y a encore quelques jours, mais la situation reste tendue. "Bien que lentement, une certaine baisse de pression commence à être observée dans les hôpitaux et les unités de soins intensifs", relève la Dr Maria José Sierra, du Centre d'alertes sanitaires espagnol. A l'hôpital Vall d'Hebron, le plus grand de Barcelone, "nous avons eu jusqu'à 24 nouveaux patients par jour deux jours de suite", témoigne le chef du service Ricard Ferrer, qui évoque également une situation stabilisée. Mais "on s'attend encore à une ou deux semaines très critiques".

Alors que les mesures de confinement prises le 14 mars dans le pays commencent à avoir un effet positif sur la lutte contre le coronavirus, depuis mi-mars, les Espagnols sont confinés et ne peuvent sortir de chez seulement pour acheter des denrées alimentaires, pour des raisons de santé, et pour sortir rapidement leur chien. Le chef du gouvernement Pedro Sanchez a annoncé ce week-end le prolongement des mesures jusqu'au 25 avril inclus au minimum afin de ralentir l'épidémie de Covid-19.

Fin mars, le gouvernement espagnol avait également décrété que toute "activité non-essentielle" est désormais interdite, seuls les secteurs de l'alimentation, de la santé, des transports publics, des médias, des banques et une partie de l'administration sont autorisés à ouvrir. Les autres ont dû mettre leurs salariés au chômage technique. Les cérémonies funéraires ont également été interdites, limitant à trois le nombre de personnes pouvant être présentes à un enterrement. Et enfin, depuis le dimanche 29 mars, les frontières du pays sont fermées. Il n'est plus possible de rentrer sur le territoire espagnol, exception faite des soignants, journalistes et de camions transportant des denrées alimentaires.

Coronavirus en Italie

La situation reste catastrophique avec 139 422 personnes contaminées. L'Italie demeure toujours le pays le plus endeuillé au monde par le coronavirus, et déplore à ce jour plus de 17 000 décès liés au Covid-19. Mais l'espoir renaît dans le pays, et les derniers chiffres publiés sont plutôt encourageants. Ce mercredi, 542 décès supplémentaires ont été enregistrés en 24 heures, soit un total de 17 669 victimes du coronavirus dans le pays. Un bilan quotidien en baisse depuis 3 jours.

Le confinement commencerait ainsi à porter ses fruits, avec comme effet une diminution de la tension hospitalière, le nombre de malades (3 693 patient) en soins intensifs diminuant pour le cinquième jour consécutif. Ceci pourrait mécaniquement faire baisser le nombre de morts après un certain délai, les décès survenant souvent après plusieurs jours d'hospitalisation, voire des semaines. On note notamment une stabilisation de la situation à Rome. Après la période intense du mois de mars, les choses semblent s'améliorer depuis quelques jours avec "une légère baisse du nombre des admissions", constate Girolamo De Andreis, coordinateur infirmier à l'hôpital Tor Vergata, dans l'est de la capitale italienne.

Mais la crise est loin d'être finie. Si les résultats commencent à être encourageants, il ne faut pas lâcher les efforts faits depuis des semaines et continuer à appliquer les mesures de précaution afin d'éviter une seconde vague de la pandémie. "La seule arme que nous avons, c'est la distanciation sociale, le respect des règles. Nous ne devons pas penser avoir remporté la bataille", s'exprimait ce  mardi le ministre de la Santé, Roberto Speranza. L'Italie sait qu'elle a "encore quelques mois difficiles" devant elle, avait-il insisté. "L'urgence n'est pas finie. Le danger n'a pas disparu. Nous avons encore quelques mois difficiles devant nous, ne gâchons pas les sacrifices consentis". "Il ne faut pas baisser la garde", a confirmé le Premier ministre Giuseppe Conte.

La question de l'utilité des masques, qui a notamment été l'objet d'un semblant de revirement en France et que les Etats-Unis préconisent dorénavant, a aussi été soulevée en Lombardie. Il a été décidé qu'à partir de dimanche, ceux qui sortiront doivent se couvrir les voies respiratoires, avec des masques, ou à défaut des écharpes ou des foulards. C'est le cas de la Lombardie, mais aussi de la Toscane qui va mettre cette mesure en place d'ici la fin de semaine. L'Emilie-Romagne l'envisage également pour ses habitants. Les supermarchés seront par ailleurs tenus de fournir des gants et du gel hydro-alcoolique à leurs clients. Ces mesures viennent en renfort du confinement mis en place il y a plusieurs semaines. Comme en France, le gouvernement a prévenu la population que les mesures de confinement ne seraient pas rapidement levées et ne seraient allégées que progressivement, par phases. Cela fait désormais plus de 4 semaines que les 60 millions d'Italiens se voient privés de sortie.

Des mesures économiques sont aussi attendues. L'ex-Premier ministre Matteo Renzi a plaidé la semaine dernière pour des tests à grande échelle et la fin du confinement : "Nous allons devoir vivre avec le Covid-19 pendant des mois, peut-être des années. Ceux qui vous disent autre chose mentent. On ne peut pas rester enfermés chez nous, nous devons trouver un moyen de sortir en sécurité et de travailler en respectant les règles." L'Italie a fermé ses ports aux migrants en raison de l'épidémie de Covid-19 qui ne permet plus de garantir la sécurité des personnes qui pourraient y débarquer, a annoncé mercredi dans un communiqué le ministère des Transports.

Coronavirus au Royaume-Uni

En Grande-Bretagne, un nouveau plafond de 938 morts du Covid-19 a été recensé ces dernières 24 heures, pour plus de 7 000 victimes en tout. Le virus a contaminé au total plus de 60 000 personnes au Royaume-Uni. Les autorités britanniques estiment que le pays connaîtra le pic de la pandémie dans les prochains jours. Il reviendra à Dominic Raab la responsabilité de prolonger ou non les mesures de confinement dans le pays. "Nous sommes à peu près deux semaines derrière la France, quelques semaines derrière l'Italie en termes de chiffres" de contaminations et de décès, a déclaré le conseiller scientifique du gouvernement Patrick Vallance, présent aux côtés de M. Raab.

La santé du Premier ministre Boris Johnson, hospitalisé en soins intensifs depuis plusieurs jours dans un hôpital londonien après avoir été contaminé au Covid-19, "s'améliore" selon son ministre des Finances. Dans un état stable, il est conscient et sans respirateur artificiel. "Le Premier ministre demeure cliniquement stable et réagit au traitement", a indiqué un porte-parole du dirigeant de 55 ans à la mi-journée mardi. Dominic Raab, le ministre des Affaires étrangères désigné pour le remplacer temporairement, s'est engagé lundi à agir pour "vaincre le coronavirus" durant la période d'hospitalisation de son chef. Boris Johnson et le prince Albert II de Monaco, qui se porte bien selon la Principauté, sont à ce jour les seuls chefs d'Etat ou de gouvernement à avoir été contaminés. Cela "illustre à quel point ce virus ne fait aucune différence entre les gens. N'importe qui, où que ce soit, y compris les plus privilégiés dans notre société, peut être affecté et tomber gravement malade", souligne Linda Bauld, professeur de médecine de l'université d'Edimbourg.

Le 23 mars, le Premier Ministre britannique, Boris Johnson annonçait le confinement de sa population pour un minimum de trois semaines. Depuis cette date, les Britanniques ne sont autorisés à sortir de chez eux uniquement pour faire ses courses, aller travailler, se faire soigner ou faire de l'exercice une fois par jour. Ces mesures de confinement risquent de se prolonger, sans doute jusqu'au mois de juin. Le 29 mars, Michael Gove, le bras droit du Premier ministre Boris Johnson, indiquait que les Britanniques devaient se préparer à "une longue période" de confinement. La situation ne pourra redevenir normale du jour au lendemain.

Coronavirus aux USA

Avec plus de 430 000 contaminations, les Etats-Unis ne cessent de voir se propager la pandémie de coronavirus. C'est le pays qui dénombre le plus de cas confirmés de Covid-19. Pour le deuxième jour consécutif, le pays a enregistré 2 000 victimes supplémentaires en 24h, le pire bilan quotidien dans le monde depuis le début de la pandémie. Au total, 14 797 personnes sont décédées des suites de la maladie. Quant à la projection selon laquelle de 100.000 à 240.000 personnes pourraient mourir du coronavirus aux USA, Donald Trump a dit penser que son pays pouvait "faire beaucoup mieux" et sauver bon nombre de ces vies.

Dans le pays, l'Etat de New York, le plus touché par l'épidémie de Covid-19, a enregistré un nouveau record de 731 morts en 24 heures, pour un total de 5 489 décès. Mais les autorités s'accrochent néanmoins à quelques lueurs d'espoir. "La moyenne sur trois jours est en baisse, ce qui est une bonne nouvelle", a souligné le gouverneur Andrew Cuomo. L'Etat et la ville de New York s'organisent après l'arrivée à New York d'un navire-hôpital de 1 000 lits, la construction d'hôpitaux de campagne dans Central Park et dans un grand centre de conférences de Manhattan, c'est au tour de la cathédrale Saint-Jean le Théologien, à Manhattan, d'être transformée en hôpital de campagne, avec des tentes médicales dans sa longue nef et sa crypte. "Au cours des siècles précédents, les cathédrales étaient toujours utilisées de cette façon, comme pendant la peste", a observé le doyen de la cathédrale, Clifton Daniel. Mais New York n'est pas le seul foyer de coronavirus américain. Les hôpitaux du New Jersey, ceux du Michigan, mais aussi de la Louisiane, sont submergés.

Le pays est en pleine crise sanitaire, mais aussi financière avec un nombre de chômeurs qui explose. L'administration de Donald Trump a engagé de nouvelles discussions avec le Congrès pour débloquer 250 milliards de dollars supplémentaires afin de préserver l'emploi sur le territoire. Les démocrates réclament une rallonge totale de 500 milliards. Le président Trump a affirmé avoir bon espoir de voir la "lumière au bout du tunnel".

En début de semaine, le président américain s'en prenait à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l'a menacé ce mardi 7 avril de suspendre son financement, estimant que cette dernière est trop proche de Pékin, mais aussi en lui reprochant une mauvaise gestion de la pandémie de coronavirus. "Tout semble très favorable à la Chine (...) Ils ont eu tort sur beaucoup de choses", a-t-il lancé. "Etrangement, ils sont largement financés par les Etats-Unis et pourtant très centrés sur la Chine. Nous allons nous pencher avec attention sur le dossier", a-t-il poursuivi. Donald Trump a été jusqu'à tweeter "L'OMS s'est vraiment plantée". Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a estimé que ce n'était "pas le moment" des critiques, mais celui de "l'unité" et la "solidarité pour arrêter ce virus".

Aux Etats-Unis, une population semble particulièrement exposée à la maladie, la communauté afro-américaine, d'après des remontées provenant de quelques juridictions, dont Chicago et Washington. Par exemple, à Chicago ou à la Nouvelle-Orléans, elle représente moins d'un tiers de la population, mais environ 70% des décès liés au virus. Ceci peut être expliqué car les Afro-américains sont plus susceptibles d'avoir l'une des maladies qui causent des complications mortelles du Covid-19 comme le diabète, l'hypertension, les maladies cardiovasculaires. Mais aussi en raison des inégalités socio-économiques historiques (moins d'accès aux soins, emplois plus exposés à la contamination…) qui augmentent l'impact du coronavirus dans la communauté. Certaines associations de défense des minorités ont appelé à publier des statistiques nationales ventilées par "race" et ethnicité. Angoissées par le coronavirus, des Américaines prennent la décision d'accoucher à domicile plutôt que de se rendre à l'hôpital. A New York, des hôpitaux avaient banni les conjoints avant que le gouverneur Andrew Cuomo ne signe un décret en mars pour dire qu'aucune femme n'accoucherait seule.

Coronavirus en Chine

La Chine a célébré ce mercredi la fin du bouclage de Wuhan, la ville à l'origine du Covid-19. Des dizaines de milliers de passagers se sont rués dans les gares de Wuhan, à la faveur de la levée du blocage imposé fin janvier dans cette mégapole de 11 millions d'habitants. "Je me suis levée à 4 heures aujourd'hui. Ça fait tellement de bien!", explique Hao Mei, une jeune femme de 39 ans, avant de monter dans le train pour rejoindre ses enfants dont elle a été privée pendant plus de deux mois. L'aéroport a recommencé à accueillir des passagers et de nombreux automobilistes ont pris la route pour quitter la ville. Les contrôles sanitaires restent toutefois stricts, seules les personnes en bonne santé peuvent quitter le pays.

La Chine comptabilise depuis le début de l'épidémie de coronavirus 81 865 cas confirmés. Mercredi, les autorités ont annoncé la mort de deux personnes au cours des dernières 24 heures, alors que la veille, le ministère chinois de la Santé n'avait fait état d'aucun nouveau décès lié à la maladie dans le pays. Au total, 3 335 personnes sont décédées du Covid-19 en Chine. Les autorités chinoises craignent une deuxième vague de contaminations liée aux cas importés de l'étranger.

Coronavirus en Allemagne

Le bilan du Covid-19 en Allemagne était mercredi 8 avril de 2018 décès depuis le début de l'épidémie et plus de 100 000 cas recensés (107 659) selon les chiffres de l'institut Robert Koch. Avec un peu plus de 1% de taux de mortalité parmi les cas avérés de Covid-19, l'Allemagne fait bien mieux que ses voisins européens mais s'appuie pour cela sur des tests massifs. Plus de 100 000 personnes ont ainsi été contaminées par le Covid-19 depuis le début de l'épidémie pour près de 2000 décès selon les chiffres du mercredi 8 mars. Dès janvier, les cas suspects, notamment les personnes en provenance de l'étranger, ont pu être testés dans les hôpitaux mais aussi sur des parkings ou des drive-test ont rapidement été installés. L'Allemagne entend réaliser 200 000 tests par jour. Les hôpitaux sont loin d'être pleins : l'Allemagne comptait plus de 25 000 lits en réanimation et a poussé sa capacité à 40 000 lits disponibles. Or, fin mars, plus de la moitié était vide selon le ministre de la Santé Jens Spahn.

L'Allemagne n'entend pas relâcher la pression contre le Covid-19. Angela Merkel a annoncé le prolongement de la période de restriction des contacts sociaux en Allemagne au moins jusqu'au 19 avril prochain mais le confinement est moins strict qu'en France : les sorties ne sont pas limitées dans le temps, le télétravail est vivement encouragé. Tout regroupement de plus de deux personnes est tout de même interdit. Plusieurs clubs de football de la prestigieuse Bundesliga reprennent peu à peu l'entraînement. A Francfort, les joueurs de l'Eintracht doivent s'entraîner par groupe de trois au maximum.

Coronavirus au Portugal

La diaspora portugaise est invitée à ne pas se rendre dans le pays pour les fêtes de Pâques. La crainte des autorités d'une arrivée du virus ces prochains jours a conduit certains responsables politiques à faire des appels à la prudence et à la responsabilité des 5 millions de Portugais qui vivent à l'étranger. Les fêtes de Pâques sont habituellement un moment de retrouvailles pour les familles portugaises. " " Notre famille, c'est tout pour nous. Savoir que je ne pourrais pas embrasser mes parents et mes beaux-parents me fend le cœur. Eux aussi sont malheureux. Internet ça ne suffit pas. C'est très dur ", s'emporte Rafaela Gonçalves, qui vit dans le canton de Zürich en Suisse ce jeudi dans les colonnes de La Croix . Elle ajoute : " Ce serait encore plus dur si on faisait du mal à nos familles à cause de notre égoïsme "

Avec 11 000 cas avérés de Covid-19 et plus de 300 morts, le Portugal arrive pour l'heure à contenir l'épidémie mais craint un pic à la fin du mois d'avril. L'état d'urgence annoncé mi-mars, une première dans le pays depuis la chute de la dictature en 1974, a été prolongé jusqu'au 17 avril. Les églises seront donc vides en ce week-end de Pâques et les restrictions encore renforcées : du Vendredi Saint au Lundi de Pâques, les aéroports seront fermés et les Portugais auront l'interdiction de sortir de leurs communes.

Coronavirus en Belgique

La Belgique a franchi le cap des 2200 décès depuis le début de l'épidémie du Covid-19. Le dernier bilan donné mercredi soir dévoile également le nombre d'infectés : 23 403 cas. La Flandre continue à être la région la plus touchée avec 12 289 infections contre 5809 pour la région de Bruxelles et 2352 cas recensés en Wallonie. La polémique fait rage ces derniers jours sur la question du matériel médical et du manque de masques. L'annonce de la destruction d'un stock de 6 millions de masques périmés qui n'avaient pas été remplacés a été la goutte d'eau pour des soignants excédés. "Les hôpitaux n'ont jamais pu vraiment compter sur l'Etat. Nous continuons à manquer de tout : tabliers, respirateurs, masques chirurgicaux et masques de protection FFP2", confie au Monde le docteur Philippe Devos de l'hôpital de Liège. Autre problème, plusieurs livraisons de masques, dont une en provenance de Chine, n'ont pu être distribuées, soit en raison de fraudes soit parce que les masques présentaient une protection insuffisante. De quoi semer le doute sur la gestion de la crise dans le pays.

Pour lutter contre la propagation du virus, la Belgique a par ailleurs tenté de renforcer les gestes barrières et de distanciation sociale. La fédération d'institutions financières belges, la Febelfin a ainsi annoncé que le montant maximal des paiements sans contact par carte bancaire passerait à 50 euros dès le 14 avril prochain. Le paiement sans contact est en effet privilégié par les Belges qui y voient un moyen simple de limiter les risques de transmission du virus.

Coronavirus en Inde

L'Inde semble pour le moment échapper à la pandémie de coronavirus. Le dernier bilan officiel fait état de 5 916 cas confirmés de Covid-19, dont 178 décès. L'Inde est à l'arrêt depuis que les autorités ont décrété le 25 mars un confinement national de sa population pour une durée de 3 semaines. Le premier ministre indien Narendra Modi, avait annoncé : "Tout le pays va entrer en confinement. Pour sauver l'Inde, pour sauver chaque citoyen, vous, votre famille".

Alors que les 1,3 milliard d'indiens sont appelés à rester chez eux, le confinement menace de virer au cauchemar pour les habitants des bidonvilles surpeuplés comme celui de Dharavi, où la densité est estimée à 270 000 personnes par kilomètre carré. D'autre part, pour faire respecter les règles, les forces de l'ordre ont parfois recours à la force comme le montrent certaines vidéos sur Twitter. Des méthodes qui créent des polémiques dans le pays. En effet, si les mesures de restrictions de sorties ne sont pas respectées, les habitants risquent un an de prison et sont parfois. 

Ces mesures prises afin d'éviter une catastrophe humaine dans le pays ne sont pas faciles pour les plus pauvres qui vivent un cauchemar dans les bidonvilles surpeuplés. Les mesures de confinement n'y sont pas faciles à appliquer, surtout la distanciation de 1 mètre préconisée par l'OMS. C'est le cas également dans les centres d'accueil surchargés. Ils n'ont pas d'endroits où aller, et ne peuvent pas se nourrir. Les risques de contagion y sont réels. Si le virus venait à s'y propager, les conséquences humaines et économiques y seraient dramatiques.

A Goa, il est difficile de trouver de quoi se nourrir. Dans cet Etat indien, les commerces alimentaires sont fermés et les forces militaires empêchent la population de sortir. Les mesures de confinement ne pourront pas endiguer la propagation du Covid-19 dans ces refuges estime Henk Bekedam, représentant de l'OMS en Inde. "Nous allons devoir trouver une solution", admet-il, sinon le nombre de cas va continuer de bondir. La police indienne avait bouclé vendredi une partie des accès à Dharavi, l'un des plus grands bidonvilles d'Asie, dont les ruelles étroites et surpeuplées sont mondialement connues depuis le film "Slumdog Millionaire", touché par le nouveau coronavirus.

La pandémie de coronavirus ayant confiné à la maison 1,3 milliard d'Indiens, les animaux de tous poils et plumes s'approprient les rues vides d'Inde .Dans la capitale New Delhi, des cohortes de singes ont fait fi la vigilance des gardes militaires et errent dans le quartier du palais présidentiel, où sont situés les ministères et centres de pouvoir. "Ils volent beaucoup plus, mais ne menacent pas encore les humains", indique une sentinelle postée à l'entrée du palais. Les macaques rhésus sont un problème endémique dans la capitale indienne, chipant régulièrement de la nourriture aux habitants. Mais avec le confinement, certains primates investissent désormais des bâtiments de bureaux déserts, selon la presse locale. À Bombay (Ouest), centre économique du pays, on peut voir des paons perchés sur des voitures garées.

Coronavirus en Grèce

La Grèce a jusque-là particulièrement bien résisté à l'épidémie de Covid-19 et si les autorités appellent à la prudence et au respect des mesures de confinement pour pouvoir entrer dans l'après-crise, la gestion grecque de la pandémie a surpris de nombreux observateurs qui craignaient de voir le système hospitalier, affaibli par la crise de 2008 et les mesures d'austérité qui ont suivi, sombrer face à l'afflux de malades. Or, en ce mois d'avril, le pays compte 80 décès pour moins de 2000 cas, un faible nombre qui laisse songeur le voisin italien.

Plusieurs journaux transalpins saluent les mesures prises par le gouvernement grec au début de l'épidémie. " Le premier cas de Covid-19 dans la république hellénique a été découvert le 27 février, six jours après le premier cas italien. Mais au lieu d'attendre les premières victimes, Athènes a décidé de fermer tout de suite les écoles et d'interdire également les manifestations publiques.

Une réaction qui a anticipé cette distanciation sociale qui a été ensuite adoptée par presque tous les autres pays européens, mais à un moment où le nombre de contaminés était déjà trop élevé ", salue ainsi le Corriere Della Serra cette semaine dans un article repris par Courrier International. Chercheur à l'Imperial College, Filippos Filippidis salue aussi la réaction du gouvernement grec : "La Grèce a eu de la chance à assister au drame d'un pays qu'elle sent proche d'elle comme l'Italie, affirme-t-il. Pour tous les Grecs, le cas italien était impossible à négliger ; ainsi, le gouvernement a réagi rapidement et plus efficacement que d'autres pays européens."

Coronavirus en Algérie

L'Algérie, pays du Maghreb le plus touché par le coronavirus, commence à manquer de matériel, notamment pour effectuer les tests de dépistage. Avec 1572 cas et 205 morts, la crainte d'une propagation du virus se fait ressentir à mesure que le bilan semble s'alourdir de plus en plus vite. La wilaya (préfecture) de Blida reste l'épicentre de l'épidémie dans le pays mais la situation d'Alger inquiète désormais avec 26 nouveaux cas recensés mercredi. Problème, les tests de dépistage commencent à manquer. "Au début de l'épidémie, on arrivait à faire entre 25 à 30 prélèvements par jour, acheminés à l'Institut Pasteur d'Algérie. Actuellement, on fait entre 10 à 12 prélèvements par jour. La priorité va aux cas qui répondent réellement à la définition de cas suspects. Les cas contacts dits asymptomatiques sont renvoyés à la maison pour confinement",  soulignait cette semaine un chef de service hospitalier au journal El Watan. 

Pour rappel, les mesures de confinement partiel ont été prolongées jusqu'au 19 avril prochain, quatre wilayas (préfectures) passant également en confinement partiel : Mostaganem, Béjaia, Ain Defla et Bordj Bouarirridj. Ce confinement partiel avait déjà été décrété à Alger et dans 9 wilayas : Batna, Boumerdes, Constantine, El Oued, Médéa, Oran, Sétif, Tipasa et Tizi-Ouzou. Ces mesures comprennent un couvre-feu nocturne. La wilaya de Blida, où les cas sont les plus nombreux, est elle en confinement total.

La question du pic de l'épidémie préoccupe les pouvoirs publics. "Les cas de Covid-19 augmenteront à un rythme inquiétant durant les prochains jours. D'où l'impératif pour les citoyens de se mobiliser, de respecter les règles de confinement et d'éviter les rassemblements devant aggraver la situation", avait expliqué le 4 avril le ministre de la Santé Abderrahmane Benbouzid. Pour rappel, l'administration de chloroquine aux malades a été validée fin mars et 686 personnes étaient traitées à la chloroquine à la date du 5 avril.  "Actuellement, le protocole mis en place est destiné aux personnes qui sont considérées comme des personnes à risque et qui ont des pathologies chroniques associées quelle que soit leur forme. Il est destiné également aux patients qui ont des formes compliquées ou sévères", avait expliqué début avril Smail Mesbah, membre du conseil scientifique réuni par les autorités.

Coronavirus au Maroc

Pour contrer le Covid-19 qui a fait 91 morts pour 1242 cas de contamination avérés, le Maroc a pris des mesures fortes ces dernières semaines dont un confinement. Depuis le mardi 7 avril, le port du masque est devenu obligatoire dans le pays "pour l'ensemble des personnes autorisées à se déplacer" pendant le confinement. Ces masques sanitaires, produits au Maroc par des groupes industriels qui ont dû adapter leur production, sont vendus à un prix unique de 80 centimes (environ 7 centimes d'euros). L'Etat subventionne la fabrication par le biais d'un fonds spécial créé en urgence. Et ça semble marcher ! L'industrie s'est adaptée à cette nouvelle production, et le Maroc pourrait produire 3,5 millions de masques cette semaine selon France Info.

Le ministre de l'Industrie, interrogé par TelQuel, assure que le pays est déjà autosuffisant et pourrait produire 5 millions de masques par jour dès la semaine prochaine. "Nous avons des contacts avec de grands pays européens qui nous demandent de leur exporter des masques et nous le ferons, car nous comblerons bientôt les besoins du marché marocain." Les masques marocains pourraient donc bientôt concurrencer les masques chinois.

Pour rappel, le Maroc est devenu le premier Etat au monde à généraliser l'utilisation de la chloroquine pour tous les malades. "La chloroquine est un traitement utilisé depuis plusieurs décennies. Le corps médical le connaît bien, notamment ses interactions et ses effets indésirables", expliquait fin mars un responsable du ministère de la santé marocain, interrogé par le journal La Croix, avant de préciser : "Des analyses biologiques et un examen cardiologique sont systématiquement pratiqués sur les patients avant de commencer le traitement pour déterminer toute contre-indication". Le royaume a même racheté dès le milieu du mois de mars tout le stock de Nivaquine (chloroquine) et de Plaquenil (hydroxychloroquine) à la filiale marocaine du laboratoire Sanofi.


Linternaute / MCP, via mediacongo.net
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