
Politique
Auteur de plusieurs chefs d’accusation dans la capitale congolaise et dans la province du Kongo Central, M. Zacharie Badiengila alias Ne Muanda Nsemi, Chef du mouvement politico-religieux « Bundu Dia Mayala », a été appréhendé après l’échec des négociations pour sa reddition, à l’issue d’un assaut organisé par la police, vendredi 24 avril dernier, dans sa résidence de Macampagne, à Kinshasa.
Avec lui, plus d’une centaine de ses adeptes dit « Makesa » ont également été appréhendés et conduits au Commissariat provincial de la police/Kinshasa. Une opération qui a coûté la vie à 8 de ses adeptes et plusieurs blessés dans le camp de la police nationale congolaise tout comme dans celui du leader de BDM. Aux dernières nouvelles, il se trouverait au centre neuro-psycho pathologie (CNPP) à cause de ses troubles psychiques constatés.
Les actes de vandalisme, voire xénophobes de Makesa dans les deux entités provinciales de la RDC, alors que le pays fait déjà face à une crise sanitaire criante liée à la pandémie de Covid-19, suscitent de nombreuses interrogations du côté de la population.
Pourquoi le « Gourou de Makesa » se fait passer pour un hors la loi ?

Avant que ses sorties dans la rue ne virent en bavures, entrainant des morts, le silence des autorités nationales et provinciales depuis le début des actes de barbarie causés par les adeptes de Ne Muanda Nsemi à Kinshasa et dans plusieurs villes du Kongo Central, a donné une mauvaise impression dans l’opinion publique. D’aucuns n’ont pas hésité à condamner l’incapacité du gouvernement à agir pour remettre la pendule à l’heure. Contre toute attente, l’assaut courageusement mené par les éléments de la police après un long moment de négociation avec le leader de Bundu Dia Mayala, a produit un ouf de soulagement pour ces nombreux habitants de Macampagne qui ne supportaient plus ses actions défiant l’autorité publique.
Les réclamations du député Badiengila...
L’on se souviendra qu’un certain 4 janvier 2020, M. Zacharie Badiengila s’était autoproclamé président de République dans sa résidence de Macampagne, à Kinshasa. Bien après les semaines qui ont suivi cet acte hautement outrageant, l’on pouvait voir dans des vidéos parues sur la toile, le chef des Makesa réclamant, à grand cri, ses indemnités de député national pour les deux précédentes législatures, mais également la réhabilitation de sa maison saccagée et la réparation de ses biens détruits lors des derniers accrochages entre ses hommes et les éléments de la police, qui lui ont valu une peine d’emprisonnement.
Ne Muanda Nsemi, un citoyen en détresse ?

Pour le président du Conseil national de suivi de l’accord de la Saint Sylvestre (CNSA), Joseph Olenghankoy qui s’est exprimé le 18 avril dernier sur les antennes de la radio Top Congo Fm, autour de cette question, Ne Muanda Nsemi est tout simplement «un citoyen en détresse, quelqu’un qui a beaucoup souffert». A cet effet, il aurait souhaité que le gouvernement lui trouve, par élégance, quelque part où le caser, question de lui permettre de prendre en mains ses différentes responsabilités. Du moins, en sa qualité d’ancien député national.
Par ailleurs, le Président du CNSA a également fait allusion à l’hypothèse selon laquelle il y aurait une instrumentalisation politique et/ou l’implication d’une main noire dans cette affaire car, selon lui, Ne Muanda Nsemi lui aurait promis la paix après sa dernière incarcération.
Une fois de plus devant le parquet…

Le Chef du mouvement « Bundu Dia Mayala », fait une fois de plus face à la justice, comme l’aurait souhaité la plupart de personnes victimes de ses actes notamment, le ministre des Droits humains, André Lite, qui a déclaré récemment que « la justice doit s’occuper de Ne Muanda Nsemi », après les tueries enregistrées à Songololo, dans le Kongo Central.
Chose faite, Ne Muanda Nsemi et plus d’une centaine de ses adeptes ont été acheminés au Commissariat provincial de la Police à Kinshasa pour l’ouverture d’un dossier judiciaire. Ce n’est pas la première fois que ce dernier se retrouve dans une situation pareille. Ce caractère récidiviste de sa part suscite mille et une questions.
Indignation des députés du Kongo Central…
Après l’arrestation de l’un des leurs, le caucus des élus du Kongo Central ont dénoncé ce qu’ils ont qualifié de «dérapages de la police nationale» dans la répression contre les adeptes de Bundu Dia Kongo. Ils relèvent également la responsabilité du gouverneur du Kongo central, Atou Matubuana, qui, selon eux, est un ancien du Bundu Dia Kongo. «Si aujourd’hui on a arrêté Ne Muanda Nsemi, que fait-on de ceux qui ont ouvert le feu sur les adeptes de Muanda Nsemi se trouvant dans une église ? », s’est interrogé Fabrice Puela, député Ne Kongo.
Encore que les policiers se sont lancés dans les actes de vandalisme dans la résidence de Ne Muanda Nsemi, chose que les autorités de la police nationale regrettent amèrement et promettent de sévir contre les responsables de ce comportement déviant.
Le Secrétaire Général du Mouvement Bundu Dia Mayala, quant à lui, déplore le non-respect de l’engagement relatif aux négociations entre le Gouvernement et le mouvement politico-religieux cher à Ne Muanda Nsemi, quelques jours avant son arrestation.
Toutefois, la justice fera, sans doute, son travail avec toute indépendance et impartialité, pour mettre fin à ce genre de manifestations qui coûtent à chaque fois la vie aux compatriotes.
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