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Economie

Trafic ferroviaire : retour imminent du « serpent de rail » Kambelembele

2015-01-02
02.01.2015 , Kinshasa
Economie
2015-01-02
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L’année 2014 est aussi celle qui a vu le gouvernement congolais, soucieux de relancer le trafic ferroviaire en République Démocratique du Congo, s’investir dans la recherche des voies et moyens de redresser « un géant malade», la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) qui dispose, à elle seule dans le pays, d’un réseau de 3.641 kilomètres de voie ferrée desservant cinq provinces. L’entreprise est restée depuis longtemps paralysée, à cause de la mauvaise gestion, du vieillissement de son outil de travail, de l’impaiement de salaires de ses agents et des grèves intempestives ayant accéléré la chute de sa production.

Des actions courageuses ont été menées au cours de l’année qui se termine en faveur de cette entreprise qui constitue avec la Gécamines le principal poumon économique du pays. Au départ, le gouvernement a mis en place, en collaboration avec la Banque mondiale, un projet de financement dénommé « Projet de transport multimodal » (PTM) en vue de donner un nouvel élan à une société en proie à des difficultés de toutes sortes.

Près d’une vingtaine de locomotives neuves et d’occasion ont été acquises au profit de la société en 2014 pour faciliter et augmenter le trafic sur la voie ferrée qui a réceptionné  environ 4.000 tonnes de rails venant de la Tanzanie, pour la réhabilitation des parties les plus affectées, notamment l’axe Tenke-Dilolo et celui entre Likasi et Beya au Katanga.

La SNCC a également réceptionné un nombre assez important de traverses en béton. Le renouvellement total de la voie requiert plus ou moins 1,5 million USD. Sur cette voie, 1.500 à 1.600 kilomètres sont sérieusement affectés. La volonté du Chef de l’Etat de réhabiliter l’outil de production de cette importante entreprise de l’Etat, devenu totalement obsolète, s’est concrétisée par la nomination, en mars 2014, d’un nouvel administrateur-délégué, en la personne de M. Ilunga Ilunkamba, ancien secrétaire exécutif du Comité de pilotage de la réforme des entreprises du portefeuille de l’Etat (COPIREP).. Il a reçu mission d’impulser une nouvelle gestion à l’entreprise dont le personnel accusait un retard de soixante (60) mois d’arriérés de salaires. 

Entré en fonctions le 27 mars 2014, le nouvel administrateur-délégué  affiche l’ambition de tirer la SNCC du gouffre dans lequel elle est plongée pour la faire progresser au rythme de la révolution de la modernité afin que le grand Congo puisse avoir, comme par le passé, une société de grande renommée dans le secteur ferroviaire. Le gouvernement ayant  payé les salaires des agents et cadres pour sept (7) millions de dollars américains couvrant les mois d’avril et de mai 2014, la grève observée au sein de la société  a été immédiatement levée pour laisser la place au travail.

Un pacte de paix sociale

Ce geste hautement social du gouvernement a été immédiatement suivi de la signature, le 19 juillet 2014 à Kinshasa, d’un « pacte de paix sociale » entre l’employeur et les travailleurs. Ce pacte constitue le socle sur lequel s’appuient les deux parties signataires pour la relance de la production. Il impose un moratoire de 24 mois durant lequel une trêve sociale sera observée. A cet effet, les deux parties ont convenu de tout mettre en œuvre pour éviter les arrêts intempestifs du travail. Le banc syndical à observer cette trêve sociale, avec une évaluation trimestrielle en présence de toutes les parties. Il est appelé à jouer le rôle pédagogique d’encadrement et de sensibilisation des masses laborieuses en les exhortant à privilégier l’intérêt de la société au détriment des intérêts partisans et à améliorer la qualité des services.

Les parties signataires doivent privilégier le dialogue social comme seul moyen de règlement des différends.  Le pacte de paix sociale impose à l’employeur le devoir de respecter scrupuleusement son engagement de consigner au moins 50% de recettes mensuelles d’exploitation dans un compte dédié au paiement des salaires et d’en informer, par la voie officielle, la délégation syndicale, les autorités du gouvernement central et des gouvernements des provinces traversées par la voie ferrée de la SNCC. L’employeur devra aussi mettre en œuvre avec efficacité le programme de redressement de la société de manière à atteindre son équilibre financier.

Dans cette optique, les deux parties ont décidé de dresser des états généraux sur les causes tant endogènes qu’exogènes à la base des arrêts de travail collectifs qui ont secoué la SNCC pendant les cinq dernières années. Cela permettra de rétablir une paix sociale durable au sein de la SNCC, sans laquelle l’exploitation ne peut être relancée. Pour titanesque qu’elle puisse paraître, la tâche de redresser cette entreprise n’est pas au-dessus des capacités du gouvernement. La chaleur que l’on peut constater, à travers le respect de son engagement pris vis-à-vis de l’entreprise et des cheminots, traduit sa volonté  de relever le défi en faisant réinstaurer une gestion orthodoxe, transparente et innovante au sein de l’entreprise,  afin que celle-ci contribue  à l’émergence de la RDC à l’horizon 2030. C’est donc un signe qui rassure. Depuis que le pacte de paix sociale a été signée, un climat de sécurité et de confiance mutuelle règne désormais au sein de la Société nationale des chemins de fer du Congo dont le redressement est déjà amorcé avec comme toile de fond la relance du trafic ferroviaire en vue d’assurer la circulation des personnes, des biens et des marchandises dans le pays.


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