
Politique
Les envoyés internationaux en République démocratique du Congo (RDC) ont déclaré vendredi 2 Janvier 2015 qu'"il n'y a pas d'autre choix à la région et à la communauté internationale que de mettre en oeuvre l'option militaire" contre tous ceux au sein des Forces démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) qui n'ont pas respecté l'échéance de l'ultimatum, qui expire officiellement le 2 janvier.C'est ce 2 janvier que se termine l'échéance de grâce de six mois accordée par la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) et la Communauté de développement de l'Afrique australe(SADC) pour la reddition et la démobilisation complètes et inconditionnelles des FDLR.
Depuis le lancement de cet ultimatum, "sur 1500 combattants des FDLR seuls 300 s'étaient rendus volontairement", a déclaré le secrétaire exécutif de la CIRGL, Ntumba Luaba. "Devant le refus des FDLR à se conformer pleinement aux décisions de la CIRGL, de la SADC et du Conseil de sécurité des Nations Unies, il n'y a pas d'autre choix à la région et à la communauté internationale que de mettre en oeuvre l'option militaire contre tous ceux au sein de ce groupe armé qui refuseraient de rendre les armes volontairement", ont souligné les envoyés internationaux, dont l'Envoyé spécial de l'ONU pour la région des Grands Lacs Said Djinnit, le Représentant spécial de l'ONU et chef de la MONUSCO Martin Kobler, du Représentant spécial de l'UA pour la région des Grands Lacs Boubacar Diarra, du coordinateur principal de l'Union européenne pour la région des Grands Lacs Koen Vervaeke, l'Envoyé spécial des États-Unis pour la région des Grands Lacs et la RDC Russell D. Feingold, dans un communiqué parvenu vendredi 2 Janvier à Xinhua.
"Au contraire, les FDLR ont utilisé ce délai de grâce de six mois pour continuer à perpétrer des violations des droits de l'homme contre des personnes innocentes dans l'est de la RDC, à recruter des combattants et à poursuivre leur agenda politique illégitime", indiquent les envoyés spéciaux dans le communiqué.
Dans le même communiqué, ils ont rappelé que la décision est issue de la réunion du 1er décembre des garants de l'Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région (PSCF) qui souligne "le caractère contraignant et non négociable du délai du 2 janvier 2015". En effet, plus rien ne devrait retarder davantage la neutralisation effective d'un groupe responsable d'une longue série de crimes odieux.
Par ailleurs, ils exhortent donc la RDC et la MONUSCO, y compris la Brigade d'intervention, à prendre toutes les mesures nécessaires pour désarmer les FDLR, conformément aux résolutions 2098 (2013) et 2147(2014) du Conseil de sécurité.
"Les envoyés veulent souligner aux FDLR et à leurs dépendants que, à tout moment, ils peuvent choisir la voie pacifique en rejoignant le programme DDR/RR, qui continue de rapatrier avec succès des anciens combattants FDLR au Rwanda. Au cours des dernières années, des milliers d'ex-combattants FDLR ont été rapatriés avec succès et en toute sécurité au Rwanda", poursuit le texte.
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