
Economie
Comme annoncé lors de la 35ème réunion du Conseil des ministres de 12 juin 2020, le chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, vient de lancer les travaux de la Conférence Panafricaine sur le Grand Inga et l’Hydroélectricité en Rd Congo.
Cette rencontre va regrouper des experts de plusieurs pays africains et se fait en visioconférences sous forme d’une conférence.
Du 22 au 29 juin, les experts vont s’atteler à préparer la grande conférence de chefs d’État, prévue de Septembre ou Octobre 2020, en tenant compte de l’évolution de la situation de la Pandémie du Covid 19.
Ces assises poursuivent plusieurs objectifs à savoir : Présenter les opportunités actuelles et futures du projet Grand Inga et d’autres activités d’investissement ; encourager des appels à manifestation d’intérêts de la part des participants pour l’achat de l’énergie ; encourager un dialogue approfondi et une collaboration d’investissement entre les entrepreneurs publics et privés ; présenter un aperçu de l’état actuel de la coopération et intégration régionale et continentale ; favoriser une entente des avantages et des opportunités d’une coopération régionale forte ; des recommandations concrètes pour renforcer et élaborer la feuille de route vers des investissements innovants ; recommander un cadre de base pour guider le RDC dans la préparation d’une conférence de chefs d’États africains.
C’est ainsi que le ministre des Ressources hydrauliques et électricité a été chargé, en collaboration avec le cabinet du président de la République, la SNEL SA et divers autres acteurs concernés de prendre toutes les dispositions pour préparer la tenue de ces assises.
Où en sommes-nous avec ce projet Grand Inga ?
A ce sujet, il faut rappeler que le Gouvernement sud-africain s’est engagé en octobre 2013 à acheter 2,5 des 11 gigawatts que pourrait produire inga III. Et il a, en février 2020, réitéré publiquement son soutien au projet.
Dans un nouveau rapport publié, le jeudi 19 mars 2020, le GEC et Phuzumoya Consulting, un centre de recherches basé au Cap, ont décrypté l’intérêt persistant de l’Afrique du Sud sur Inga III, tout en le replaçant dans le contexte de la politique étrangère mais aussi économique du pays.
Dans ce rapport intitulé : « Je t’aime, moi non plus : l’Afrique du Sud et Inga III», GEC avait évoqué trois facteurs susceptibles de remettre en cause le projet hydroélectrique Inga III à savoir l’éventuel retrait de l’Afrique du Sud du projet, le départ effectif de la société espagnole ACS et la volonté du président congolais Félix Antoine Tshisekedi de donner une nouvelle orientation au projet.
Et d’après ce rapport, « concrètement, selon le département sud-africain de l’énergie, si la construction du barrage ne démarre pas d’ici le 2023, l’Afrique du Sud ne pourra pas commencer à prélever ses 2,5 gigawatts à Inga en 2030, comme convenu, et pourrait ainsi déclarer caduc le traité relatif au projet Grand Inga. »
Entretemps, la société civile, particulièrement la Coalition des organisations de la société civile pour le suivi des réformes et de l’action publique, CORAP a lancé une campagne dénommée « stop Inga 3 ». Campagne motivée par plusieurs reproches formulés à l’endroit de ce projet.
Il s’agit notamment de l’inexistence des études d’impacts environnementaux et sociaux. Il y a aussi le risque de délocalisation de plus de 37 000 membres des communautés du site d’Inga, sans qu’il y ait existence d’un plan de délocalisation et réinsertion.
Pour la société civile, ce projet est extraverti, parce qu’Inga ne pourra desservir prioritairement le monde extérieur.
Pendant que plus de 92% des populations n’ont pas accès à l’électricité. Elle note également le risque très élevé de la dette, parce que le Partenariat Publique Privé sous le mode BOT ne garantit pas que le pays en soit épargné.
Enfin, l’opacité qui entoure le projet qui occasionnerait des mouvements de corruption (Pas des voix d’accès à l’information, pas des documents en circulation) ainsi que le non-respect des droits des communautés notamment, l’accès à l’électricité, au logement, à l’environnement et autres.
Avec le lancement de cette conférence de haut niveau sur le projet grand Inga, la société civile espère que toutes ces revendications seront prises en compte pour l’intérêt du peuple congolais.
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