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CENI : La confusion s’installe !

CENI : La confusion s’installe ! 2020-07-06
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L'Assemblée nationale ayant déjà entériné le choix de Ronsard Malonda pour succéder à Corneille Nangaa, devrait-on privilégier le règlement politique au mépris de la procédure légale ?

Le processus de désignation de nouveaux membres du bureau de la Centrale électorale agite, voire suscite des tensions au sein de l'opinion. Des réactions consécutives à l'entérinement, le jeudi 2 juillet, par l'Assemblée nationale de Ronsard Malonda comme délégué des confessions religieuses à la tête de la CENI. Un candidat contesté par d'autres organisations de la société civile mais aussi des partis politiques qui appellent à des manifestations publiques pour faire barrage à cette désignation.

Premier à dégainer, le présidium de la plateforme des confessions religieuses représenté par l'Eglise catholique et l'Eglise du Christ au Congo. Dans une correspondance au Chef de l'Etat, Ambongo et Bokundoa lui demandent carrément de rejeter "la proposition controversée de nomination de Ronsard Malonda comme président de la CENI entérinée par l'Assemblée nationale" et de "convoquer les composantes" afin de "désigner les personnalités qui répondent aux critères légaux".

Pour la Conférence épiscopale nationale du Congo, le choix de Ronsard Malonda consacre la médiocrité des élections de 2023. Les leaders de LAMUKA embouchent la même trompette, qualifiant cet entérinement d'irrégulier. L'UDPS y voit l'ombre du FCC dans ce choix et se prononce pour un rejet "catégorique" de cette désignation. Le parti présidentiel ne s'arrête pas là, il appelle à une marche de protestation le jeudi 9 juillet.

Des points de vue que ne partage pas le PPRD qui fait remarquer que l'Assemblée nationale n'a fait qu'entériner le choix des confessions religieuses dont 6 sur les 8 avaient voté pour Ronsard Malonda.

Pour nombre d'observateurs, l'institution que dirige Jeanine Mabunda n'a fait que respecter la procédure qui veut que lorsque les confessions religieuses désignent un candidat, ce dernier est présenté à l'Assemblée nationale qui entérine ce choix, puis envoie le nom au Chef de l'Etat qui l'investit. Et donc si l'on considère que Ronsard Malonda a été désigné par 6 des confessions religieuses sur les 8 et qu'il a été présenté à la Chambre, c'est dans les prérogatives de la Représentation nationale de présenter le candidat au Président de la République pour investiture. On en est là.

Mais l'autre vrai problème dans ce dossier de la présidence de la CENI qui agite l'opinion, c'est que chaque confession religieuse, surtout les deux plus grandes en termes de notoriété, a son candidat. Même sous couvert de la société civile, les autres ont aussi leur candidat. Parce que derrière ces manœuvres, se joue déjà le contrôle de la CENI pour les élections de 2023. Chacun ayant son candidat, le processus s'annonce difficile.

A cela s'ajoute la position clairement exprimée du Chef de l'Etat sur la question.

Au cours de la 38e réunion du Conseil des ministres tenue vendredi 3 juillet, le Président de la République a été informé que la procédure devant conduire à la désignation des candidats au sein de la CENI, fait actuellement l'objet de fortes contestations. En guise de solution, le Chef de l'Etat recommande aux différents acteurs intervenant de prendre en considération les revendications des uns et des autres et d'aplanir les vues avant tout avancement dans ce processus. Il y va de la crédibilité même du processus électoral qui ne doit nullement être entaché d'irrégularités.

Question : une fois que le Garant du bon fonctionnement des institutions a dit cela, que devrait-on faire ? Devrait-on revoir toute la copie, c'est-à-dire refaire le processus depuis la désignation du président de la CENI alors que l'Assemblée nationale l'a déjà entériné ? Devrait-on remettre le compteur à zéro, et générer un autre texte ou alors privilégier le règlement politique au mépris de la procédure légale ?

En un mot comme en cent, la confusion s'installe.


Forum des As / MCP, via mediacongo.net
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9 commentaire(s)

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Hama | AXLM1XA - posté le 06.07.2020 à 18:08

Selon la procédure légale, c'est toute la société civile et non pas uniquement les confessions religieuses, qui désigne le président de la CENI, sauf méprise de ma part. Il est possible que les choses aient changé. Tout est donc a refaire pour non respect des procédures.

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UDPEST COVID-19 | TSWZGT3 - posté le 06.07.2020 à 15:55

Encore Tshilombo est un bidon vide, il ne sait pas quoi faire Kiekiekiekiekiekie lui qui est pris par son mari YEMEYI

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Salima | TTYVYQL - posté le 06.07.2020 à 15:10

Tout le monde, fcc en tête, lutte pour contrôler la Ceni car, la Ceni fabrique les résultats des élections. Si cette Ceni était simplement supprimée et remplacée par un simple bureau d'appui y compris totalement décentralisée elle-même de façon à ce que chaque entité territoriale l'organise, alors la la Ceni ne sera pas cette mastodonte mafia qui crée des conflits.

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Martins | 8GPEZ77 - posté le 06.07.2020 à 13:45

La mm procédure légale est un compromis politique,

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Les Sans Foufous | 5G4VXIJ - posté le 06.07.2020 à 13:10

Je suis contre la désignation de Malonda, mais pas en mode "L'ENFER, C'EST LES AUTRES" Questions : pourquoi l'Eglise Catholique et l'ECC ont-elle accepté de participer à une désignation entachée d'irrégularités? Ces Eglises ainsi que leurs co-dépendants auraient-ils crié au scandale si l'un de leurs avait été désigné candidat pour le compte des confessions religieuses? Comme quoi, les successeurs de Monsengwo et de Marini ont encore beaucoup à apprendre en real politic.

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Meso Mbuaki | 9KYSFK8 - posté le 06.07.2020 à 12:26

Depuis le début il y a des appels à Mme Mabunda pour qu’elle privilégie une solution Consensuelle. Quelle initiative a-t-elle prise dans ce sens ? Réponse : aucune. Elle veut envoyer le nom d’un candidat dont la désignation est sujette à contestation avec , encore une fois , un passage en force. Mme Mabunda n’a pas bien saisi le rôle que peut jouer le président de l’AN dans une démocratie. Le président de la chambre basse du parlement doit savoir prendre de la hauteur et se départir de son appartenance à une plate-forme et être un recours pour tous. Mme Mabunda n’est pas à hauteur .

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respect | AZLR11Q - posté le 06.07.2020 à 11:24

le probleme est que l'A.N n'a meme pas suivi procedure légale car en effet, elle doit enterimé 13 membres dont 3 des confessions religieuses avec leur sous composante, il ne s'agit pas uniquement du President CENI dont il est question dans la procedure.on parle de 6 sur 2,on n'oublie Kimbanguiste qui a desaprouvé ce RONSARD,en RDC,en ne peut parler confessions religieuse en ignorant ces 3.un dialogue societé civil s'impose avc ses sous composantes

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Mampuya | T6L7OKA - posté le 06.07.2020 à 10:57

Si en 2023 nous voulons les élections alors on y va. On signe. Par contre si nous voulons, nous préparons un glissement pour Tshilombo, allons y avec les contestations. Si le but est d'aller aux élections alors y,sans perdre du temps. Par contre si le but inavoué par certains organismes que leurs poulains gagnent les élections alors allons y avec les contestations et bonus du glissement, nb.ceux qui vont financer et investir dans nos élections manipulent leurs pions, sont aux manœuvres.

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Le sage | SD3Y66Q - posté le 06.07.2020 à 10:37

Le "chef de l'Etat" hein, a-t-il une position qu'il fasse tenir lui le fantoche dont les pas de danse sont commandés par le "Yemeyi"?

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