
Politique
Alors que certains acteurs et camps politiques, mais aussi une frange de la société civile notamment les mouvements citoyens, avancent les réformes électorales comme impératif avant d’investir les nouveaux animateurs de la Commission Électorale Nationale Indépendante, la Sénatrice Francine Muyumba pense qu’aucune réforme électorale ne peut se faire si elle ne répond pas aux besoins du peuple congolais.
Elle a exprimé cette position dans un message diffusé sur ses comptes Twitter et Facebook ce vendredi 28 août 2020. L’élue des élus de la province du Haut-Katanga pense aussi que la question des réformes devrait être traitée seulement dans les institutions, notamment le Parlement qui devrait remplir son rôle de la représentation du peuple.
« Qu’on se le dise, aucune réforme ne peut se faire si elle ne répond pas aux besoins des Congolais. Le parlement remplira son rôle de représentation du peuple souverain. C’est uniquement par les institutions que les réformes passeront y compris électorales », s’est exprimée Francine Muyumba.
Une main noire des multinationales derrière les démarches au sujet des réformes en RDC
En outre, la sénatrice Muyumba, également présidente de la commission du Sénat chargée des relations extérieures dénonce une main noire des multinationales derrière la question de la réforme électorale en RDC, notamment en menant une campagne d’instrumentalisation des élus américains et européens via des sociétés de lobbying.
« Le nouveau code minier s’inscrit dans la lutte pour les intérêts des Congolais sans négliger la part des partenaires économiques. Malheureusement, certaines multinationales œuvrant en RDC optent pour la diabolisation de nos institutions et discréditer nos dirigeants », s’inquiète Francine Muyumba.
C’est à coup de millions de dollars qu’ils mènent cette campagne d’instrumentalisation des élus américains et européens via des sociétés de lobbying. Avec la réforme électorale à venir, ils pensent avoir trouvé une nouvelle brèche, dénonce – t – elle.
Il faut dire que depuis l’entérinement contesté du choix de Ronsard Malonda à la tête de la centrale électorale par l’Assemblée nationale, plusieurs mouvements politiques et de la société civile militent pour la recherche d’un consensus national afin de parvenir à la réforme électorale avant les élections de 2023.
C’est le cas du groupe de 13 composé des députés et personnalités politiques ainsi que de la société civile. Depuis le lancement de ses activités, le G13 a rencontré plusieurs personnalités politiques du pays, de la majorité et de l’opposition, mais aussi les acteurs de la société civile.
Pour sa part, le professeur Bob Kabamba, appuyé par l’Université de Liège a récemment organisé un forum sur les réformes électorales, forum qui a été suspendu après le refus du FCC et de l’UDPS à y prendre part.
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