
Politique
Les propos sont d’Albert Moleka, ancien directeur de cabinet d’Etienne Tshisekedi Wa Mulumba. Révélations troublantes. Un pavé dans la marre provenant de l’un des sacristains de la maison UDPS.
Une divulgation faite juste au moment où les prélats catholiques étaient sur la voie de tempérer. « Je dis que Denis Kadima est proche du camp présidentiel et notamment de l’UDPS. Je peux le dire et je crois que personne ne pourra démentir ce fait, parce que j’en suis témoin et je le dis », confidence sous la forme d’une véritable confession d’un grand dignitaire du parti présidentiel du temps de feu Etienne Tshisekedi Wa Mulumba. L’ancien directeur de cabinet du président naturel de l’UDPS (Etienne Tshisekedi) ne donne pas l’impression de mesurer le chambardement politique que vient apporter sa communication. Très réservé depuis plusieurs années, cet acteur politique connu pour ses convictions idéologiques a décidé de prendre rendez-vous avec l’histoire à travers l’émission télévisée « Entretien » pour inoculer son venin. Les précisions métalliques de l’ex-collaborateur du sphinx de Limete viennent procurer du crédit aux deux confessions religieuses (catholique et protestante) qui n’ont cessé de dénoncer la grave proximité de Denis Kadima Kazadi avec le pouvoir de Félix Tshisekedi, ce qui viole l’article 12 de la loi organique de la CENI qui stipule que « les membres de la CENI sont choisis parmi les personnalités indépendantes reconnues pour leurs compétence, intégrité, moralité, probité et honnêteté intellectuelle ». Or, selon Albert Moleka, il n’y a aucun doute, Denis Kadima est un cadre de l’UDPS : « J’étais membre de l’UDPS depuis très longtemps. Donc, je suis à même de savoir qui est proche de l’UDPS et qui ne l’est pas. Renseignez-vous auprès de notre fédération d’Afrique du Sud, les gens ne vont pas vous mentir ». Ces révélations viennent donc relancer le débat sur le choix des animateurs de la CENI dont le processus de désignation a été contesté d’un bout à l’autre.
Nous avons des milliers d’experts électoraux en RDC
Pour Albert Moleka, l’expertise et les compétences de Denis Kadima en matière électorale ne sont nullement à mettre en doute. Le plus critique dans son cas reste et restera son appartenance politique avérée au parti présidentiel, ce qui lui ôterait les libertés de bonne gestion du processus électoral et affecteraient inévitablement son indépendance en tant qu’arbitre : « Je dis toujours qu’en RDC, nous avons des milliers d’experts électoraux. Mais là où le bât blesse, c’est la proximité d’un candidat présidentiel au niveau du bureau de la CENI avec le camp du pouvoir ». Cette dernière édification révélationnelle tombe comme une onde de choc sur le processus de mise en place de la CENI. Des propos qui mettent de l’eau au moulin des laïcs catholiques et protestants dont les actions de revendications ciblent notamment la dépolitisation de la centrale électorale congolaise du fait de la désignation au forceps de Denis Kadima comme président de la commission électorale.
Les catholiques ont-ils exigé à Tshisekedi de pouser Kadima à la démission ?
Chacun y va de son commentaire à l’issue de l’audience solennelle et diffusée en grande pompe sur les antennes de la télévision publique (RTNC) entre le président de la République et les évêques membres permanents de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO). La déclaration officielle des évêques est toujours attendue. Entre-temps, les propos de Monseigneur Marcel Utembi ont un peu glacé les extrémistes des partis politiques de l’opposition les chrétiens qui ne jurent que par le départ de Denis Kadima de la CENI. Personne ne s’explique que le prélat catholique considère qu’il faille « aller de l’avant » alors que logiquement « rien n’est encore fait » dans le sens du consensus tant recherché. Décidément, laïcs et missionnaires pourraient signer une rupture idéologique qui ferait que l’église soutiendrait l’actuelle CENI avec ses écueils et les laïcs s’opposeraient à un processus électoral dont la tricherie s’est tissée dès l’étape du choix des animateurs de cette institution d’arbitrage des élections.
D’ailleurs, Albert Moleka persiste et signe : « ça crée un problème d’abord pour le candidat lui-même. C’est difficile de résister à certains appels de sirène d’autant plus que si vous avez des relations particulières et privilégiées avec un camp, c’est difficile de résister aux pressions dont vous serez l’objet », a-t-il fait remarquer.
C’est dans ces entrefaites que l’Abbé Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO et secrétaire permanent de la plateforme des confessions religieuses a demandé pardon au peuple congolais pour le spectacle peu religieux que les huit confessions religieuses ont livré au peuple congolais. Acte de haute galanterie religieuse et de grande maturité politique, l’Église catholique qui était pourtant lésée dans ce processus de désignation de Denis Kadima, s’estime en situation morale de réparer ce manquement public. Reste que les six autres confessions religieuses doivent suivre le pas, elles qui sont lourdement chargées d’avoir été diligentées dans ce processus.
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