Global Witness dénonce les liens entre certaines entreprises et les groupes armés au Kivu. Dans un communiqué publié mercredi 21 juillet, cette ONG britannique cite des sociétés asiatiques, belges et britanniques qu’elle accuse d’entretenir les conflits dans l’Est de la RDC en finançant, par l’achat des minerais, les activités des groupes armés dans cette partie du pays.
Ce n’est pas la première fois que Global Witness dénonce cet état de choses. Elle a listé environ deux cents entreprises qui n’ont aucun contrôle pour certifier la provenance des minerais qu’elles achètent.
Sur cette liste figure Thaisarco, filiale de Amalgamated Metal Corporation, 5e producteur mondial d’étain. Thaisarco est fourni par un comptoir du Kivu et achète cassitérite et coltan venant des mines contrôlées par les rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR).
Global Witness accuse les groupes rebelles et l’armée nationale de se servir des civils pour leur faciliter l’accès aux précieux minerais.
Le gouvernement congolais est appelé ainsi à empêcher l’accès des zones minières aux rebelles, recommande l’ONG.
Les gouvernements des pays où sont installées ces entreprises sont aussi appelés à exiger des comptes pour que cesse ce commerce illicite.
Un effort que tente aussi de fournir la région. La conférence internationale pour la paix dans les Grands Lacs attend que les chefs d’Etats des dix pays membres avalisent le processus de certification des minerais venant du Kivu.