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LA PROBLEMATIQUE DE LA GESTION DE MISSIONS DIPLOMATIQUES ET POSTES CONSULAIRES DE LA RDC


LA PROBLEMATIQUE DE LA GESTION DE MISSIONS DIPLOMATIQUES ET POSTES CONSULAIRES DE LA RDC
Par le PROF. Dr Robert KIKIDI MBOSO KAMA, Ph.D. en Santé Publique et 3è Cycle en Sociologie politique.
Je remercie l’Université de Bandundu, de m’avoir associé pour la 2è fois pour animer cette conférence Universitaire organisé par la faculté de Sciences Sociales, Administratives et politiques en notre qualité d’Enseignant de diplomatie sanitaire, bilatéralisme et multilatéralisme ainsi que la sociologie politique mais aussi Ancien Fonctionnaire Internationale qui combat pour la bonne gouvernance et la non-violence évangélique de notre pays y compris ses missions diplomatiques.
Ma communication comportera trois points essentiels :
- Généralités sur la Diplomatie et la Politique Etrangère ;
- Configuration des Missions Diplomatiques de la RDC.
- Gestion des Missions Diplomatiques et des Postes Consulaires de la RDC.

I. GENERALITES SUR LA DIPLOMATIE ET POLITIQUE ETRANGERE

I.1.DEFINITION DES CONCEPTS

La diplomatie est la mise en œuvre de la politique étrangère par l’intermédiaire des diplomates. Un diplomate est une personne impliquée dans la diplomatie.
C’est une pratique de négociations entre les personnes, les groupes ou les nations en réglant un problème sans violence. Utilisée formellement, elle se rapporte habituellement à la diplomatie internationale, la conduite des relations internationales par l’entremise (habituellement) de diplomates professionnels.
On parle de mission diplomatique dès lors que l’on fait référence à un groupe de diplomates originaires d’un même pays qui résident dans un autre pays. Le rang d’ambassadeur est le plus élevé des rangs diplomatiques ; une mission diplomatique à la tête de laquelle se trouve un ambassadeur s'appelle une ambassade. L’ensemble de tous les diplomates d’un pays donné s'appelle le corps diplomatique. La mission diplomatique est un ensemble de personnes nommées par un État dit « État accréditant » pour exercer, sous l’autorité d’un chef de mission, des fonctions de caractère diplomatiques sur le territoire d’un État étranger dit « État accréditaire ».

Il faut retenir qu’en sociologie politique, nous faisons une distinction importante entre la diplomatie et la politique étrangère, même si elles sont étroitement liées, complémentaires et indispensables l’une à l’autre.
La politique étrangère correspond aux choix stratégiques et politiques des plus hautes autorités de l’État. En RDC, elle relève du Chef de l’État, du Premier Ministre et du Ministre des Affaires étrangères et Coopération Internationale ; bien qu’existe aussi la diplomatie parlementaire.
I.2.Fonctions de la mission diplomatique
Selon l’article 3 de la Convention de Vienne de 1961, les fonctions normales sont :
• la représentation de l’état accréditant ;
• la protection des intérêts de l’état accréditant et de ses ressortissants, dans les limites admises par le droit international ;
• la négociation avec l’état accréditaire ;
• l’information par tous les moyens licites des conditions et de l’évolution des évènements dans l’état accréditaire, avec envoi de rapport à l’état accréditant ;
• le développement des relations amicales, notamment des relations économiques, culturelles et scientifiques.
Les articles 45 et 46 de la Convention de Vienne établissent des fonctions exceptionnelles. Selon ces articles, un état peut charger sa mission diplomatique de la protection des intérêts d’un état tiers qui aurait rompu ses relations diplomatiques avec l’état accréditaire.
De plus, en principe, la mission diplomatique n’exerce pas de fonctions consulaires mais elle peut être amenée à exercer de telles fonctions : selon l’article 3§2 de la Convention de Vienne, aucune des dispositions de cette Convention ne saurait être interprétée comme interdisant l’exercice de fonctions consulaires par une mission diplomatique.

I.3. Composition de la mission diplomatique
Elles sont toutes composées d’un chef de mission ainsi que de son personnel placé sous son autorité.
I.3.1.Le chef de mission
La Convention de Vienne a dû établir des règles qui déterminent le classement des chefs de mission et cela afin de mettre un terme aux problèmes de préséance entre agents diplomatiques.


Les problèmes de préséance sont le fait que (préséance=prendre place au-dessus de quelqu’un d’autre) chaque Etat accréditaire ayant un chef de mission, lequel précède l’autre dans le cas d'une cérémonie officielle. Initialement, les ambassadeurs estimaient que la place qu’ils occupaient dans une cérémonie officielle devait correspondre à l’importance de leur souverain, en d’autres termes à la considération qu’ils pensaient lui être dus.
C’était pour résoudre ce type de problème que le Congrès de 1815 fut réuni. Mais le problème de préséance s’est poursuivi, c’est pourquoi l’article 14 de la Convention de Vienne aborde cette question : selon cet article, la catégorie chef de mission se divise en trois classes :
• Une classe correspond aux ambassadeurs ou nonce apostolique accrédités auprès des chefs d’État.
• Une autre classe est celle des envoyés ministres ou inter nonce, également accrédités auprès des chefs d’État.
• La dernière classe est celle des chargés d’affaires qui sont ceux accrédités auprès du ministre des affaires étrangères.
Dans une même classe, l’ancienneté de la nomination dans le pays accréditaire est déterminante. Les Etats décident entre eux de la classe à laquelle doivent appartenir les chefs de mission. Les Etats accréditaires ne font aucune différence entre les chefs de mission en raison de leur classe sauf en ce qui concerne la préséance et l’étiquette. Ces questions de préséance envisagées à l’article 14 ne concernent que les chefs de mission.
L’article 17 précise que l’ordre de préséance du personnel diplomatique de chaque mission est établi par l’Etat accréditant lui-même et notifié au ministère des affaires étrangères de l’Etat accréditaire. Un chef de mission ne peut entrer en fonction que s’il a l’accord préalable du gouvernement qui le reçoit et cet accord s’appelle l’agrément. Au moment où un chef de mission prend ses fonctions, il doit présenter ses lettres de créance par lesquelles son propre Etat l’accrédite auprès de l’Etat accréditaire.
La Convention de Vienne confirme une pratique internationale ayant débuté vers les années 1920, qui permettaient la représentation de plusieurs Etats par un seul chef de mission. Cette hypothèse est reprise aux articles 5 et 6 de la Convention de Vienne qui précisent que l’Etat accréditaire doit donner son accord pour qu’une même personne soit accréditée par/auprès de plusieurs Etats. En adoptant cette formule, certains Etats évitent les difficultés financières que provoque la création de très nombreuses missions diplomatiques tout en étant représentés auprès de différents Etats.
I.3.2.Le personnel de la mission diplomatique.

La mission diplomatique comprend tout le personnel nécessaire pour remplir les fonctions diplomatiques et ce personnel se divise en plusieurs catégories : il y a :
-Les agents diplomatiques qui sont agrées par l’Etat d’accueil dont le chef de mission ;
-Le personnel administratif et technique qui est employé dans les services administratifs de la mission ;
-Enfin le personnel de service employé au service domestique de la mission. Les effectifs sont toujours fixés par un accord entre l’Etat accréditant et l’Etat accréditaire.
Selon l’article 11 de la Convention de Vienne, l’Etat accréditaire « peut exiger que cet effectif soit maintenu dans les limites de ce qu’il considère comme raisonnable et normal ». Les membres de la mission diplomatique sont choisis unilatéralement par le gouvernement d’envoi qui doit simplement notifier cette désignation au gouvernement de l’Etat accréditaire.
L’Etat accréditaire peut à tout moment déclarer qu’un membre du personnel diplomatique est considéré comme persona non grata et donc demander son rappel à l’Etat accréditant.
En général, une telle pratique est le signe d’une tension politique entre les deux Etats et cela concerne majoritairement les chefs de mission.


II. CONFIGURATION DES MISSONS DIPLOMATIQUES DE LA RDC.
La République Démocratique du Congo(RDC) compte en nos jours 66 Postes Diplomatiques et Consulaires à travers le monde selon le Rapport 2016 du Ministère de la tutelle et repartis en quatre Zones Géographiques ou géostratégiques et politiques ci-après :
- 35 Postes en Afrique ;
- 19 Postes en Europe ;
- 6 Postes en Amérique du Nord et du Sud ;
- 6 Postes en Asie.
1. Les 35 Postes en Afrique : ce sont :
- Algérie(Alger);
- Angola(Luanda);
- Angola(Luena);
- Benin(Cotonou);
- Burundi(Bujumbura);
- Cameroun(Yaoundé);
- Congo (Brazzaville) ;
- Cote d’Ivoire(Abidjan) ;
- Ethiopie(Addis-Abeba) ;
- Egypte (Le Caire)
- Gabon(Libreville) ;
- Ghana(Accra) ;
- Guinée(Conakry);
- Kenya(Nairobi) ;
- Liberia(Monrovia) ;
- Lybie(Tripoli) ;
- Maroc(Rabat) ;
- Mauritanie(Nouakchott) ;
- Mozambique(Maputo) ;
- Namibie(Windhoek) ;
- Nigeria(Abuja) ;
- Ouganda(Kampala) ;
- Tchad(Ndjamena) ;
- Tanzanie (Dar es-Salaam)
- Tanzanie (Kigoma) ;
- Togo(Lomé) ;
- Tunisie(Tunis) ;
- Sénégal(Dakar) ;
- Soudan(Khartoum) ;
- Sud soudan(Juba)
- République Centre Africaine(Bangui) ;
- République Sud-Africaine (Prétoria) ;
- Rwanda(Kigali) ;
- Zambie(Lusaka),
- Zambie(Ndola)
- Zimbabwe(Harare) ;



2. Les 19 Postes en Europe :
- Allemagne(Berlin) ;
- Angleterre (Londres) ;
- Belgique(Bruxelles) ;
- Belgique(Anvers)
- Espagne(Madrid) ;
- France(Paris) ;
- Italie(Rome) ;
- Grèce (Athènes) ;
- Saint Siège(Vatican) ;
- Serbie(Belgrade) ;
- Suede(Stockholm);
- Suisse(Genève) ;
- Pologne(Varsovie) ;
- Portugal(Lisbonne)
- Tchèque(Prague) ;
- Turquie(Ankara) ;
- Roumanie(Bucarest)
- Russie(Moscou).
3. Les 6 Postes en Amérique du Nord et du Sud :
- Argentine (Buenos Air) ;
- Brésil(Brasilia) ;
- Canada(Ottawa) ;
- Cuba(Havane) ;
- Etats-Unis d’Amérique(Washington) ;
- Nations Unies(New-York).
4. Les 6 Postes en Asie :
- Arabie Saoudite(Riyad) ;
- Chine(Beijing) ;
- Corée du Sud(Séoul) ;
- Inde (New Delhi) ;
- Israël(Tel-Aviv) ;
- Japon( Tokyo).




III. GESTION DES MISSIONS DIPLOMATIQUES ET POSTES CONSULAIRES DE LA RDC.


Pour avoir été Fonctionnaire International des Nations Unies, j’ai pu habiter dans les unes de nos Ambassades surtout lors de mes missions effectuées dans les pays du monde où se trouvaient nos diplomates, j’ai pu constater que la gestion de nos missions diplomatiques reste chaotique tant sur le plan administratifs que sur le plan financier. Etat congolais semble démissionner dans ses responsabilités du leadership la politique étrangère et des choix stratégiques et politiques multi et bilatérales.
C’est la raison pour laquelle la RDC ne représente plus rien quant au poids diplomatiques à travers le monde et les congolais de l’étranger sont parfois annexés aux groupes marginaux et mafieux, faute de la faiblesse diplomatique qui semble planifié ou du au faut du clientélisme et amateurisme politique.
Ce constat est confirmé dernièrement par le Syndicat du Corps Diplomatique Congolais (Sycodip) qui réclame l’obtention d’un statut spécial, à l’instar des magistrats et des médecins, qui bénéficient d’un traitement particulier par rapport aux autres fonctionnaires de l’Etat.
C’est lors d’une conférence de presse mardi 17 juillet 2017 à Kinshasa, que le président du Sycodip a dénoncé le mauvais traitement réservé aux diplomates congolais, ainsi que l’affectation à des postes diplomatiques de personnes qui ne sont pas compétentes pour exercer cette fonction.
Les diplomates congolais regrettent d’être traités comme tous les autres fonctionnaires de l’Etat, alors que les médecins, par exemple, dépendent d’un ordre qui leur assure un traitement particulier.
Pour le Président du Comité Directeur du Sycodip : « une bonne diplomatie vaut mieux que des chars de combat et des colonnes d’armées ».

Comme nous l’avons signalé au début, la RDC, avec 66 missions diplomatiques, doit d’une attention particulière dans ce secteur, mais nous constatons, avec regret, qu’on alloue à la diplomatie congolaise un pourcentage plus bas dans le budget, pourtant les Représentations Diplomatique et consulaires trainent derrière elles des créances de l’équivalence de 58,57 milliards de Francs congolais.

Le mauvais traitement réservé aux diplomates congolais les pousse à faire la politique du ventre et non la politique de l’Etat à l’Etranger. Pour paraphraser le Président Sycodip, le problème de notre pays n’est pas que militaire ou économique, mais il est aussi diplomatique et il nous fait des missions diplomatiques actives et vivantes sur tous les plans pour renverser l’ordre de choses dans notre pays.

En février dernier, trois diplomates congolais avaient démissionnés de leurs postes à l’ambassade de la RDC à Londres et demandé l’asile politique au Royaume unie, dénonçant un climat de terreur au Congo-Kinshasa.
En Juin 2011, l’épouse d’un diplomate congolais avait été arrêtée en Roumanie et accusée d’avoir mis en place un vaste réseau de contrebande de cigarettes avec son mari.
Plus tôt la même année, en mai 2011, un diplomate congolais en Argentine, sommé de libéré son domicile, avait dénoncé l’irrégularité des salaires et la quasi inexistence des frais de fonctionnement dans les ambassades de la RDC.
Conclusion
Retenons que la gestion de nos missions diplomatiques reste chaotique tant sur le plan administratifs que sur le plan financier. Etat congolais semble démissionner dans ses responsabilités du leadership la politique étrangère et des choix stratégiques et politiques multi et bilatérales.



C’est la raison pour laquelle la RDC ne représente plus rien quant au poids diplomatique à travers le monde et les congolais de l’étranger sont parfois annexés aux groupes marginaux et mafieux, sans défenseurs, faute de la faiblesse diplomatique qui semble être planifiée par les traitres ou due au fait du clientélisme et amateurisme politique.
Mais cela ne doit pas décourager vous les jeunes qui aspirent à devenir les diplomates professionnels. Ma communication qui vent de présenter la topographie et le calvaire de nos missions diplomatiques poursuit pour objectif de pour faire ressortir ces faiblesses en vue de l’éveil de la conscience collective pour que demain vous puiser changer cette image sombre de notre politique étrangère et sa diplomatie.
Je vous remercie.
Prof.Dr Robert KIKIDI MBOSO KAMA ,Ph.D.
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Auteur : Prof. Dr.Robert KIKIDI

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LA PROBLEMATIQUE DE LA GESTION DE MISSIONS DIPLOMATIQUES ET POSTES CONSULAIRES DE LA RDC

Postée le: 11.07.2018
Ville : KINSHASA
Description


LA PROBLEMATIQUE DE LA GESTION DE MISSIONS DIPLOMATIQUES ET POSTES CONSULAIRES DE LA RDC
Par le PROF. Dr Robert KIKIDI MBOSO KAMA, Ph.D. en Santé Publique et 3è Cycle en Sociologie politique.
Je remercie l’Université de Bandundu, de m’avoir associé pour la 2è fois pour animer cette conférence Universitaire organisé par la faculté de Sciences Sociales, Administratives et politiques en notre qualité d’Enseignant de diplomatie sanitaire, bilatéralisme et multilatéralisme ainsi que la sociologie politique mais aussi Ancien Fonctionnaire Internationale qui combat pour la bonne gouvernance et la non-violence évangélique de notre pays y compris ses missions diplomatiques.
Ma communication comportera trois points essentiels :
- Généralités sur la Diplomatie et la Politique Etrangère ;
- Configuration des Missions Diplomatiques de la RDC.
- Gestion des Missions Diplomatiques et des Postes Consulaires de la RDC.

I. GENERALITES SUR LA DIPLOMATIE ET POLITIQUE ETRANGERE

I.1.DEFINITION DES CONCEPTS

La diplomatie est la mise en œuvre de la politique étrangère par l’intermédiaire des diplomates. Un diplomate est une personne impliquée dans la diplomatie.
C’est une pratique de négociations entre les personnes, les groupes ou les nations en réglant un problème sans violence. Utilisée formellement, elle se rapporte habituellement à la diplomatie internationale, la conduite des relations internationales par l’entremise (habituellement) de diplomates professionnels.
On parle de mission diplomatique dès lors que l’on fait référence à un groupe de diplomates originaires d’un même pays qui résident dans un autre pays. Le rang d’ambassadeur est le plus élevé des rangs diplomatiques ; une mission diplomatique à la tête de laquelle se trouve un ambassadeur s'appelle une ambassade. L’ensemble de tous les diplomates d’un pays donné s'appelle le corps diplomatique. La mission diplomatique est un ensemble de personnes nommées par un État dit « État accréditant » pour exercer, sous l’autorité d’un chef de mission, des fonctions de caractère diplomatiques sur le territoire d’un État étranger dit « État accréditaire ».

Il faut retenir qu’en sociologie politique, nous faisons une distinction importante entre la diplomatie et la politique étrangère, même si elles sont étroitement liées, complémentaires et indispensables l’une à l’autre.
La politique étrangère correspond aux choix stratégiques et politiques des plus hautes autorités de l’État. En RDC, elle relève du Chef de l’État, du Premier Ministre et du Ministre des Affaires étrangères et Coopération Internationale ; bien qu’existe aussi la diplomatie parlementaire.
I.2.Fonctions de la mission diplomatique
Selon l’article 3 de la Convention de Vienne de 1961, les fonctions normales sont :
• la représentation de l’état accréditant ;
• la protection des intérêts de l’état accréditant et de ses ressortissants, dans les limites admises par le droit international ;
• la négociation avec l’état accréditaire ;
• l’information par tous les moyens licites des conditions et de l’évolution des évènements dans l’état accréditaire, avec envoi de rapport à l’état accréditant ;
• le développement des relations amicales, notamment des relations économiques, culturelles et scientifiques.
Les articles 45 et 46 de la Convention de Vienne établissent des fonctions exceptionnelles. Selon ces articles, un état peut charger sa mission diplomatique de la protection des intérêts d’un état tiers qui aurait rompu ses relations diplomatiques avec l’état accréditaire.
De plus, en principe, la mission diplomatique n’exerce pas de fonctions consulaires mais elle peut être amenée à exercer de telles fonctions : selon l’article 3§2 de la Convention de Vienne, aucune des dispositions de cette Convention ne saurait être interprétée comme interdisant l’exercice de fonctions consulaires par une mission diplomatique.

I.3. Composition de la mission diplomatique
Elles sont toutes composées d’un chef de mission ainsi que de son personnel placé sous son autorité.
I.3.1.Le chef de mission
La Convention de Vienne a dû établir des règles qui déterminent le classement des chefs de mission et cela afin de mettre un terme aux problèmes de préséance entre agents diplomatiques.


Les problèmes de préséance sont le fait que (préséance=prendre place au-dessus de quelqu’un d’autre) chaque Etat accréditaire ayant un chef de mission, lequel précède l’autre dans le cas d'une cérémonie officielle. Initialement, les ambassadeurs estimaient que la place qu’ils occupaient dans une cérémonie officielle devait correspondre à l’importance de leur souverain, en d’autres termes à la considération qu’ils pensaient lui être dus.
C’était pour résoudre ce type de problème que le Congrès de 1815 fut réuni. Mais le problème de préséance s’est poursuivi, c’est pourquoi l’article 14 de la Convention de Vienne aborde cette question : selon cet article, la catégorie chef de mission se divise en trois classes :
• Une classe correspond aux ambassadeurs ou nonce apostolique accrédités auprès des chefs d’État.
• Une autre classe est celle des envoyés ministres ou inter nonce, également accrédités auprès des chefs d’État.
• La dernière classe est celle des chargés d’affaires qui sont ceux accrédités auprès du ministre des affaires étrangères.
Dans une même classe, l’ancienneté de la nomination dans le pays accréditaire est déterminante. Les Etats décident entre eux de la classe à laquelle doivent appartenir les chefs de mission. Les Etats accréditaires ne font aucune différence entre les chefs de mission en raison de leur classe sauf en ce qui concerne la préséance et l’étiquette. Ces questions de préséance envisagées à l’article 14 ne concernent que les chefs de mission.
L’article 17 précise que l’ordre de préséance du personnel diplomatique de chaque mission est établi par l’Etat accréditant lui-même et notifié au ministère des affaires étrangères de l’Etat accréditaire. Un chef de mission ne peut entrer en fonction que s’il a l’accord préalable du gouvernement qui le reçoit et cet accord s’appelle l’agrément. Au moment où un chef de mission prend ses fonctions, il doit présenter ses lettres de créance par lesquelles son propre Etat l’accrédite auprès de l’Etat accréditaire.
La Convention de Vienne confirme une pratique internationale ayant débuté vers les années 1920, qui permettaient la représentation de plusieurs Etats par un seul chef de mission. Cette hypothèse est reprise aux articles 5 et 6 de la Convention de Vienne qui précisent que l’Etat accréditaire doit donner son accord pour qu’une même personne soit accréditée par/auprès de plusieurs Etats. En adoptant cette formule, certains Etats évitent les difficultés financières que provoque la création de très nombreuses missions diplomatiques tout en étant représentés auprès de différents Etats.
I.3.2.Le personnel de la mission diplomatique.

La mission diplomatique comprend tout le personnel nécessaire pour remplir les fonctions diplomatiques et ce personnel se divise en plusieurs catégories : il y a :
-Les agents diplomatiques qui sont agrées par l’Etat d’accueil dont le chef de mission ;
-Le personnel administratif et technique qui est employé dans les services administratifs de la mission ;
-Enfin le personnel de service employé au service domestique de la mission. Les effectifs sont toujours fixés par un accord entre l’Etat accréditant et l’Etat accréditaire.
Selon l’article 11 de la Convention de Vienne, l’Etat accréditaire « peut exiger que cet effectif soit maintenu dans les limites de ce qu’il considère comme raisonnable et normal ». Les membres de la mission diplomatique sont choisis unilatéralement par le gouvernement d’envoi qui doit simplement notifier cette désignation au gouvernement de l’Etat accréditaire.
L’Etat accréditaire peut à tout moment déclarer qu’un membre du personnel diplomatique est considéré comme persona non grata et donc demander son rappel à l’Etat accréditant.
En général, une telle pratique est le signe d’une tension politique entre les deux Etats et cela concerne majoritairement les chefs de mission.


II. CONFIGURATION DES MISSONS DIPLOMATIQUES DE LA RDC.
La République Démocratique du Congo(RDC) compte en nos jours 66 Postes Diplomatiques et Consulaires à travers le monde selon le Rapport 2016 du Ministère de la tutelle et repartis en quatre Zones Géographiques ou géostratégiques et politiques ci-après :
- 35 Postes en Afrique ;
- 19 Postes en Europe ;
- 6 Postes en Amérique du Nord et du Sud ;
- 6 Postes en Asie.
1. Les 35 Postes en Afrique : ce sont :
- Algérie(Alger);
- Angola(Luanda);
- Angola(Luena);
- Benin(Cotonou);
- Burundi(Bujumbura);
- Cameroun(Yaoundé);
- Congo (Brazzaville) ;
- Cote d’Ivoire(Abidjan) ;
- Ethiopie(Addis-Abeba) ;
- Egypte (Le Caire)
- Gabon(Libreville) ;
- Ghana(Accra) ;
- Guinée(Conakry);
- Kenya(Nairobi) ;
- Liberia(Monrovia) ;
- Lybie(Tripoli) ;
- Maroc(Rabat) ;
- Mauritanie(Nouakchott) ;
- Mozambique(Maputo) ;
- Namibie(Windhoek) ;
- Nigeria(Abuja) ;
- Ouganda(Kampala) ;
- Tchad(Ndjamena) ;
- Tanzanie (Dar es-Salaam)
- Tanzanie (Kigoma) ;
- Togo(Lomé) ;
- Tunisie(Tunis) ;
- Sénégal(Dakar) ;
- Soudan(Khartoum) ;
- Sud soudan(Juba)
- République Centre Africaine(Bangui) ;
- République Sud-Africaine (Prétoria) ;
- Rwanda(Kigali) ;
- Zambie(Lusaka),
- Zambie(Ndola)
- Zimbabwe(Harare) ;



2. Les 19 Postes en Europe :
- Allemagne(Berlin) ;
- Angleterre (Londres) ;
- Belgique(Bruxelles) ;
- Belgique(Anvers)
- Espagne(Madrid) ;
- France(Paris) ;
- Italie(Rome) ;
- Grèce (Athènes) ;
- Saint Siège(Vatican) ;
- Serbie(Belgrade) ;
- Suede(Stockholm);
- Suisse(Genève) ;
- Pologne(Varsovie) ;
- Portugal(Lisbonne)
- Tchèque(Prague) ;
- Turquie(Ankara) ;
- Roumanie(Bucarest)
- Russie(Moscou).
3. Les 6 Postes en Amérique du Nord et du Sud :
- Argentine (Buenos Air) ;
- Brésil(Brasilia) ;
- Canada(Ottawa) ;
- Cuba(Havane) ;
- Etats-Unis d’Amérique(Washington) ;
- Nations Unies(New-York).
4. Les 6 Postes en Asie :
- Arabie Saoudite(Riyad) ;
- Chine(Beijing) ;
- Corée du Sud(Séoul) ;
- Inde (New Delhi) ;
- Israël(Tel-Aviv) ;
- Japon( Tokyo).




III. GESTION DES MISSIONS DIPLOMATIQUES ET POSTES CONSULAIRES DE LA RDC.


Pour avoir été Fonctionnaire International des Nations Unies, j’ai pu habiter dans les unes de nos Ambassades surtout lors de mes missions effectuées dans les pays du monde où se trouvaient nos diplomates, j’ai pu constater que la gestion de nos missions diplomatiques reste chaotique tant sur le plan administratifs que sur le plan financier. Etat congolais semble démissionner dans ses responsabilités du leadership la politique étrangère et des choix stratégiques et politiques multi et bilatérales.
C’est la raison pour laquelle la RDC ne représente plus rien quant au poids diplomatiques à travers le monde et les congolais de l’étranger sont parfois annexés aux groupes marginaux et mafieux, faute de la faiblesse diplomatique qui semble planifié ou du au faut du clientélisme et amateurisme politique.
Ce constat est confirmé dernièrement par le Syndicat du Corps Diplomatique Congolais (Sycodip) qui réclame l’obtention d’un statut spécial, à l’instar des magistrats et des médecins, qui bénéficient d’un traitement particulier par rapport aux autres fonctionnaires de l’Etat.
C’est lors d’une conférence de presse mardi 17 juillet 2017 à Kinshasa, que le président du Sycodip a dénoncé le mauvais traitement réservé aux diplomates congolais, ainsi que l’affectation à des postes diplomatiques de personnes qui ne sont pas compétentes pour exercer cette fonction.
Les diplomates congolais regrettent d’être traités comme tous les autres fonctionnaires de l’Etat, alors que les médecins, par exemple, dépendent d’un ordre qui leur assure un traitement particulier.
Pour le Président du Comité Directeur du Sycodip : « une bonne diplomatie vaut mieux que des chars de combat et des colonnes d’armées ».

Comme nous l’avons signalé au début, la RDC, avec 66 missions diplomatiques, doit d’une attention particulière dans ce secteur, mais nous constatons, avec regret, qu’on alloue à la diplomatie congolaise un pourcentage plus bas dans le budget, pourtant les Représentations Diplomatique et consulaires trainent derrière elles des créances de l’équivalence de 58,57 milliards de Francs congolais.

Le mauvais traitement réservé aux diplomates congolais les pousse à faire la politique du ventre et non la politique de l’Etat à l’Etranger. Pour paraphraser le Président Sycodip, le problème de notre pays n’est pas que militaire ou économique, mais il est aussi diplomatique et il nous fait des missions diplomatiques actives et vivantes sur tous les plans pour renverser l’ordre de choses dans notre pays.

En février dernier, trois diplomates congolais avaient démissionnés de leurs postes à l’ambassade de la RDC à Londres et demandé l’asile politique au Royaume unie, dénonçant un climat de terreur au Congo-Kinshasa.
En Juin 2011, l’épouse d’un diplomate congolais avait été arrêtée en Roumanie et accusée d’avoir mis en place un vaste réseau de contrebande de cigarettes avec son mari.
Plus tôt la même année, en mai 2011, un diplomate congolais en Argentine, sommé de libéré son domicile, avait dénoncé l’irrégularité des salaires et la quasi inexistence des frais de fonctionnement dans les ambassades de la RDC.
Conclusion
Retenons que la gestion de nos missions diplomatiques reste chaotique tant sur le plan administratifs que sur le plan financier. Etat congolais semble démissionner dans ses responsabilités du leadership la politique étrangère et des choix stratégiques et politiques multi et bilatérales.



C’est la raison pour laquelle la RDC ne représente plus rien quant au poids diplomatique à travers le monde et les congolais de l’étranger sont parfois annexés aux groupes marginaux et mafieux, sans défenseurs, faute de la faiblesse diplomatique qui semble être planifiée par les traitres ou due au fait du clientélisme et amateurisme politique.
Mais cela ne doit pas décourager vous les jeunes qui aspirent à devenir les diplomates professionnels. Ma communication qui vent de présenter la topographie et le calvaire de nos missions diplomatiques poursuit pour objectif de pour faire ressortir ces faiblesses en vue de l’éveil de la conscience collective pour que demain vous puiser changer cette image sombre de notre politique étrangère et sa diplomatie.
Je vous remercie.
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