Recherche
  Home Actualités Petites annonces Offres d’emploi Appels d’offres Publireportages C'est vous qui le dites Medias & tendances Immobilier Recherche Contact



Infos congo - Actualités Congo - Bravo Leopards
mediacongo
Retour

Politique

Présidentielle de 2023 : petit à petit, les candidats à l’élection sortent du bois

2022-05-25
25.05.2022
2022-05-25
Ajouter aux favoris
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2022_actu/05-mai/23-29/vote_tshisekedi_felix_30_dec_18.jpg -

Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo

Augustin Matata Ponyo, Martin Fayulu et Adolphe Muzito ont annoncé leur intention de défier le président Félix Tshisekedi dans les urnes, tandis que Moïse Katumbi se réserve encore.

A un an et demi de la présidentielle, la saison des candidatures est lancée en République démocratique du Congo (RDC) et provoque déjà un remue-ménage annonciateur de crise pré-électorale sur fond de tensions communautaires. Jusqu’à récemment, le seul candidat déclaré était le président sortant, Félix Tshisekedi, qui avait annoncé dès 2020, trois ans avant la fin de son mandat, qu’il en briguerait un deuxième, comme le lui permet la Constitution. Mais depuis début mai, le terrain politique s’échauffe.

L’ancien premier ministre Augustin Matata Ponyo (2012-2016) a pris de court les autres prétendants au fauteuil présidentiel en annonçant son intention de se lancer dans la course. Accusé de détournement présumé de fonds publics lorsqu’il était chef du gouvernement, M. Matata, qui conteste toute malversation, a vu son horizon s’éclaircir en novembre 2021, quand la Cour constitutionnelle a estimé qu’elle n’avait pas compétence à le juger, coupant court aux poursuites contre lui.

Des soupçons de corruption se sont portés sur le président de cette cour, Dieudonné Kaluba, qui, malgré les dénégations de M. Matata, a été débarqué le 10 mai selon une procédure de tirage au sort étrange et contestée. Beaucoup y ont vu la main de la présidence, qui n’aurait pas voulu le maintenir à la tête de cette instance cruciale dans le processus électoral, puisqu’elle proclame en dernier ressort les résultats de la présidentielle et des législatives. Ces résultats sont parfois violemment contestés, comme en 2006 et 2011, avec à la clé des dizaines de morts.

Une poignée de mains remarquée


Augustin Matata Ponyo

L’annonce de la candidature d’Augustin Matata a incité d’autres candidats à sortir du bois. Sur la ligne de départ, il y aura Martin Fayulu, candidat malheureux à la présidentielle de 2018, qui, interrogé par l’AFP, déclare qu’il est « naturellement » candidat à celle de 2023. Son allié de la coalition d’opposition Lamuka est aussi annoncé : « Adolphe Muzito est le candidat naturel du parti Nouvel élan », assure son secrétaire général, Blanchard Mongomba. De son côté, l’ancien gouverneur du Katanga Moïse Katumbi se réserve encore. Mais l’un de ses proches affirme que sa candidature à la présidentielle « s’impose ».

En RDC, certains candidats aux élections, pour se présenter en position de force, cherchent à consolider leurs bases tribales ou provinciales, régulièrement instrumentalisées lors de contestations violentes. Les habitants de la région minière du Grand Katanga viennent d’organiser des journées de réconciliation qui se sont achevées, dimanche 22 mai, sur une poignée de mains remarquée entre Moïse Katumbi et l’ex-président Joseph Kabila, anciens alliés brouillés depuis plusieurs années. Une autre conférence est prévue cette semaine dans le Grand Kasaï voisin, dont les ressortissants sont régulièrement en conflit avec ceux du Katanga.

Le pays reste aussi fragilisé par les violences de dizaines de groupes armés dans sa partie orientale, où les conflits entre communautés semblent s’aggraver malgré des opérations militaires en cours.

« Fraude » et « tripatouillage »


Groupe de 13 parlementaires

Au même moment, la tension s’est accrue à l’Assemblée nationale, où une partie de l’opposition a claqué la porte de débats sur la révision de la loi électorale, reprochant à la majorité d’avoir retenu seulement quatre des « 18 amendements consensuels » proposés pour renforcer la transparence et la crédibilité des scrutins. L’Assemblée a notamment rejeté les propositions de rendre obligatoire la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote ou encore d’interdire l’achat de voix par des candidats. « Avec ces rejets, la loi électorale consacre le tripatouillage et la fraude », comme en 2006, 2011 et 2018, accuse auprès de l’AFP le député d’opposition Claudel Lubaya, l’un des initiateurs des propositions d’amendements.

« Si Tshisekedi gagne en 2023, le pays sera en guerre », prévient Martin Fayulu, qui continue de revendiquer sa victoire à la présidentielle de décembre 2018.


Martin Fayulu

Ces derniers mois, l’opposition et les Eglises catholique et protestante ont reproché à Félix Tshisekedi d’avoir placé un proche à la tête de la commission chargée d’organiser les élections. Le camp de Joseph Kabila l’accuse quant à lui d’avoir nommé de manière « irrégulière » en 2019 des juges constitutionnels à sa solde. « Le processus ne bénéficie pas de la confiance de nombreuses personnes et organisations concernées par les élections », ce qui provoque des tensions et augure mal de la suite, constate Trésor Kibangula, de l’institut de recherche sur la gouvernance Ebuteli, basé à l’Université de New York.

Reste aussi à savoir si les élections auront bien lieu comme prévu d’ici à la fin de 2023. La commission électorale se plaint de recevoir « à doses homéopathiques » des fonds du gouvernement pour les préparer.


AFP / Le Monde / MCP, via mediacongo.net
C’est vous qui le dites : 3 commentaires
4430 suivent la conversation

Faites connaissance avec votre « Code MediaCongo »

Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.

Poster un commentaire, réagir ?

Les commentaires et réactions sont postés librement, tout en respectant les conditions d’utilisation de la plateforme mediacongo.net. Vous pouvez cliquer sur 2 émojis au maximum.

Merci et excellente expérience sur mediacongo.net, première plateforme congolaise

MediaCongo – Support Utilisateurs


Il y a 1409 jours
qui seront les électeurs de Tshilombo a part une petite minorité tribale ?

Réagir

1
1
Répondre
Il y a 1409 jours
Et les faussaires, les escrocs et les tricheurs qui sont actuellement au pouvoir vont voler l’élection. C’est presque inéluctable. Je pourrais tout pardonner à Kabila, mais avoir placer ce ramassis de voyous au pouvoir est impardonnable! Ils sont tout simplement pire que Kabila lui-même.

Réagir

Répondre
Il y a 1409 jours
Yango, bino ba tata oyo

Réagir

Répondre
right
Article suivant La guerre des récits, comment les gouverneurs s’approprient les projets de l’État
left
Article précédent ‎« Aucune Constitution n’est éternelle, le Kwilu soutient sa révision »(Gouverneur)‎

Les plus commentés

Afrique Qualification de la RDC au Mondial : les réactions du Rwanda divisent

01.04.2026, 12 commentaires

Politique Guerre en RDC : Kagame refuse tout recul et accuse Kinshasa

03.04.2026, 12 commentaires

Politique Crise sécuritaire dans l’Est de la RDC : Paul Kagame reconnaît implicitement la responsabilité de Joseph Kabila dans son association avec l’AFC/M23

03.04.2026, 9 commentaires

Société Qualification des Léopards à la Coupe du monde : le 1er avril 2026 déclaré journée chômée et payée

01.04.2026, 8 commentaires

Ont commenté cet article



Ils nous font confiance

Infos congo - Actualités Congo - confiance