Recherche
  Home Actualités Petites annonces Offres d’emploi Appels d’offres Publireportages C'est vous qui le dites Medias & tendances Immobilier Recherche Contact



Infos congo - Actualités Congo - Ecobank_30012026
mediacongo
Retour

Politique

Bombardements des FARDC au Rwanda : Nouvelle stratégie de Tshisekedi ou fin de l’hégémonisme rwandais dans l’Est du pays ?

2022-05-25
25.05.2022
Provinces
2022-05-25
Ajouter aux favoris
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2022_actu/05-mai/23-29/fardc_chars_220.jpg -

Dans un communiqué, l’armée rwandaise par le biais de son porte-parole militaire, le colonel Ronald Rwivanga, indique qu’entre 9h et 10 h 20 de ce lundi 23 mai 2022, des tirs de roquettes de l’armée congolaise ont frappé les secteurs de Kinigi et de Nyange dans le district de Musanze qui borde également le secteur de Gahunga dans le district de Burera, blessant plusieurs civils et endommageant des biens.

Et comme réaction, les Forces rwandaises de défense (RDF) ont demandé au Mécanisme conjoint de vérification élargi (EJVM) d’enquêter sur les bombardements transfrontaliers sur le territoire rwandais par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Il s’agit d’une première pour le Rwanda de saisir le Mécanisme conjoint de vérification élargi (EJVM) alors que Paul Kagame était plus enclin à des menaces.

« Ce que nous espérons, c’est la paix pour notre pays, pour la région, et pour tous. Mais pour ceux qui veulent la guerre avec nous, nous sommes prêts à nous battre. Nous avons une armée qui est entrainée à le faire et qui le fait bien, que ce soit ici (au Rwanda, ndlr) ou à l’étranger », avait déclaré Paul Kagame le 9 février 2022 devant le parlement seulement quelques jours après la réouverture des frontières entre le Rwanda et l’Ouganda et l’annonce de la normalisation des relations avec le Burundi.


Paul Kagame

Car s’il est sûr que Paul Kagame aime parler, et n’est pas connu pour avoir la langue dans sa poche, son discours avait sonné comme une menace.

Mais quel pays menaçait-il ?

Réponse du berger à la bergère, en marge de la douzième conférence diplomatique de Kinshasa, qui se déroulait entre le 26 et le 28 février, Félix Tshisekedi a répondu à sa façon à son voisin.

« Il est un devoir sacré de chaque État de notre sous-région d’éviter tout acte générateur de tensions et de conflits avec les autres ou, à tout le moins, d’en minimiser le risque », a affirmé Tshisekedi qui a voulu mettre en garde le président rwandais : « En tout cas, il est irréaliste et improductif, voire suicidaire, pour un pays de notre sous-région de penser qu’il tirerait toujours des dividendes en entretenant des conflits ou des tensions avec ses voisins ».

Le 27 mars 2022, les rebelles M23 ont attaqué les FARDC à partir du Rwanda dans les localités de Chanzu et Runyoni, dans le territoire de Rutshuru.

Le 28, le général Sylvain Ekenge, porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu, Constant Ndima Kongba, a directement mis en cause les Forces de défense du Rwanda (RDF), explicitement accusées de soutenir le M23.

Il a également affirmé que deux soldats de l’armée rwandaise avaient été arrêtés au cours des attaques : l’adjudant Jean-Pierre Habyarimana et le soldat de rang John Uwajeneza Muhindi.

 

Dans un communiqué, les RDF ont réfuté ces accusations de l’armée congolaise.

Ils ont démenti que les deux soldats arrêtés faisaient partie de leurs membres.

Le Rwanda affirme qu’ils avaient été arrêtés un mois plus tôt et que cette question avait déjà été évoquée lors d’une rencontre entre les services de renseignements des deux pays en février, à Kigali.

Opération conjointe FARDC-UPDF, le noeud du problème

Toutefois, ces attaques des rebelles du M23 coïncident avec deux évenements majeurs:

– le lancement des opérations conjointes entre les FARDC et l’Ouganda contre les rebelles ADF;

– lancement par la RDC et l’Ouganda des travaux de construction des infrastructures routières pour l’intégration de la sous-région (axe Bunagana-Goma).

Deux évenements qui semblent énerver le Rwanda et qui le prive de jouer son va tout en RDC.

Le président Paul Kagame se plaint toujours de n’avoir pas été associé par Kinshasa et Kampala dans la lutte contre les ADF et a appelé à des efforts collectifs des dirigeants régionaux pour mettre fin à l’insécurité dans l’Est de la RDC, principalement associés aux milices armées basées dans le pays.

Abondant dans le même sens que le porte parole militaire, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, avait déclaré sur TV5 qu’il était « temps de mettre fin à cette hypocrisie ou cette forme de complicité entre le M23 et le Rwanda ».

Et d’ajouter que l’ambassadeur du Rwanda à Kinshasa était en passe d’être convoqué au ministère congolais des Affaires étrangères pour donner de plus amples explications sur l’attaque de Rusthuru.

Finalement, le Gouvernement Congolais a fait profil bas, comme à l’accoutumée, préférant se ranger du coté du Rwanda que de son armée.

Le sommet de Naïrobi, sans Paul Kagame, tente de calmer les tensions

Par la suite des choses, il y eu le sommet de Nairobi pour calmer la tension de plus en plus violente qui s’élèvait dans la sous région.

Les Chefs d’Etat réunis à Nairobi malgré l’absence de Paul Kagame qui a préféré délégué son premier ministre, ont convenu qu’un processus politique soit lancé sous la direction du Président Uhuru Kenyatta du Kenya pour faciliter les consultations à entreprendre entre le gouvernement congolais et les groupes armés locaux en RDC qui écument l’Est du pays.

Selon le communiqué final publié le jeudi 21 avril, le sommet a rappelé qu’un dialogue consultatif entre le Président de la RDC et les représentants des groupes armés locaux en RDC doit avoir lieu dans les meilleurs délais.

Ce processus sera particulièrement suivi par Uhuru Kenyatta, président du Kenya, indique le communiqué final.

Tous les groupes armés en RDC sont appelés à participer inconditionnellement au processus politique “de règlement de leurs doléances”.

Hormis le dialogue, le sommet de Naïrobi décide de la mise en place de la force régionale de lutte contre les forces négatives, qui doit être opérationnelle immédiatement sous la direction de la RDC.

Félix Tshisekedi a été d’ailleurs invité à convoquer une réunion consultative le 22 avril.

Ce qui fut fait et dont la première étape des pourparlers a pris fin mercredi 27 avril à Nairobi au Kenya.

Une vingtaine de groupes armés ont finalement participé en présence des observateurs du Rwanda, de l’Ouganda, du Burundi, des États Unis, de la France, des Nations-Unies et de la CIRGL.

Ils ont chacun pris la parole pour exposer à la délégation gouvernementale congolaise leurs motivations et attentes.

Tous les groupes armés de l’Ituri, Nord-kivu et Sud-Kivu ont remis, chacun, leurs mémorandums à la facilitation dans lesquels ils proposent des voies de sortie des tensions armées dans l’Est de la RDC.

Devant les médias, les délégués des groupes armés se sont montrés optimistes quant à l’issue de ces échanges.

Mercredi dans la soirée, en clôture de la rencontre, les présidents Uhuru Kenyatta du Kenya et Félix Tshisekedi de la RDC se sont adressés aux participants par message vidéo.

Ils ont exhorté les groupes armés de l’Ituri, du Nord et Sud-Kivu à privilégier la voie de la paix, en déposant les armes.

Félix Tshisekedi a exhorté les participants à renoncer aux armes et à avoir confiance dons le nouveau programme DDR (Désarmement, démobilisation et réinsertion).

« Vous pouvez compter sur moi », a dit Félix Tshisekedi aux responsables des groupes armés.

Un bemol toutefois lors de ces négociations.

Quelques heures seulement après le début de ces pourparlers, les rebelles M23 ont été chassés de la table de négociation.

Kinshasa les accuse d’avoir relancer les hostilités.

Dans un communiqué, le porte-parole de M23, Willy Ngoma, accuse l’armée congolaise d’avoir “l’intention manifeste de compromettre le processus de paix issu du récent conclave” des quatre chefs d’État à Nairobi.

Il déclare que les FARDC ont attaqué leurs positions à Bugusa et que leurs forces sont prêtes à riposter pour leur sécurité.

Une version balayée par les autorités congolaises. 

Kagame tente un rapprochement avec Museveni pour isoler la RDC


Yoweri Museveni et Paul Kagame

Quelques jours seulement après le sommet de Nairobi, le Rwanda tente un rapprochement avec Yoweri Kaguta Museveni de l’Ouganda, son Frère énnemi.

Le Président rwandais Paul Kagame assiste, dimanche 24 avril 2022, à un banquet d’État organisé par le président ougandais Yoweri Museveni à State House d’Entebbe, en l’honneur des célébrations du 48e anniversaire du général Muhoozi Kainerugaba, fils aîné du président ougandais.

Ce dernier est aussi Chef de l’armée de terre ougandaise, la même qui est en opération conjointe en RDC contre les rebelles ougandais des ADF.

Quelques jours seulement après ce repas fastieux, Kampala annonce le retrait de ses troupes de la RDC dans deux semaines malgré les massacres en hausse des ADF et les dangers qu’ils représentent pour l’Ouganda.

C’est le général Muhoozi Kainerugaba, le fils du Président de l’Ouganda, Yoweri Museveni, qui a annoncé le retrait des militaires ougandais présents sur le sol congolais, d’ici le 31 mai.


Général Muhoozi Kainerugaba

« L’opération Shujaa cessera officiellement dans environ deux semaines, selon notre accord initial. Elle devait durer six mois », a-t-il déclaré sur sa page Twitter.

Félix Tshisekedi joue la carte du Burundi, l’autre ennemi juré du Rwanda

Invité par son homologue burundais, Evariste Ndahishimiye, le président de la RDC Félix Tshisekedi a séjourné pendant 3 jours au Burundi depuis le vendredi 20 mai 2022.

Sur place, il a oeuvré particulièrement pour le renforcement de la coopération entre les deux États. “Aujourd’hui, nous voyons en la République du Burundi un partenaire fidèle “, a affirmé le Président Tshisekedi lors d’un point de presse tenu à l’aéroport international Melchior Ndadaye de Bujumbura avec son homologue burundais, Evariste Ndahishimiye; faisant allusion au soutien burundais dans le processus de pacification de l’Est de la RDC.

Ce processus a fait l’objet de discussions entre les deux chefs d’État la veille à Gitega.

Le président du Burundi de son côté a promis d’aider la RDC dans la restauration de la paix dans sa partie Est.

« La RDC a longtemps supporté notre malheur en acceptant d’accueillir nos frères (réfugiés) pendant notre crise. Nous sommes pays amis de longue date, son malheur est notre malheur et son bonheur est aussi notre bonheur », a-t-il déclaré.

La situation militaire s’empire à l’Est ?

Depuis trois jours, le dimanche 22 mai, les affrontements se sont intensifiés entre les FARDC et la rébellion du M23 dans le territoire de Rutshuru, précisément dans le groupement de Jomba, dans la province du Nord Kivu.

Après de violents combats dimanche, des tirs étaient entendus encore le lundi matin sur les collines surplombant Bunagana.

Et ces rebelles M23 se replient au Rwanda en cas de contre attaque des FARDC où ils sont selon plusieurs sources ravitaillées et équipées par des officiers Rwandais dont certains combattent même en première ligne du coté des rebelles.

 
Les rebelles du M23

Des tirs nourris ont été entendus, depuis 3 heures du matin de ce mardi 24 mai, dans le groupement de Buhumba, dans le territoire de Nyiragongo au Nord-Kivu.

Selon les sources sur place citées par la Radio Okapi, ce serait une attaque des rebelles M23 qui proviendraient de la frontière avec le Rwanda pour déboucher à Buhumba.

Une position FARDC située sur la colline Nyundo, à moins d’un kilomètre de la route Goma-Rutshuru, a été prises pour cible, avant que ces rebelles n’attaquent la zone de Kibaya.

Cette situation provoque de nouveaux déplacements de la population dans la zone, indique OCHA.

Et dans un communiqué publié dimanche 22 mai, la cheffe de la Monusco, Bintou Keita, condamne avec la plus grande fermeté les attaques du Mouvement du 23 mars (M23) contre les Forces armées de la RDC et les Casques bleus de la Monusco dans la zone de Shangi, territoire de Rutshuru au Nord-Kivu.


Bintou Keita

Bintou Keita appelle le M23 à cesser immédiatement toutes les hostilités et à déposer les armes sans condition, conformément aux engagements pris dans le cadre du processus de Nairobi.

Des tenues militaires et autres matériels de l’armée rwandaise ont été découverts à Buhumba, après l’attaque des FARDC et les rebelles du mouvement du 23 mars, ce mardi 24 mai, dans le territoire de Nyiragongo, à plus de 20 kilomètres de la ville de Goma au nord Kivu.

“Ces tenues et matériels militaires de l’armée rwandaise seraient une preuve de plus que le M23 est soutenu par le Rwanda pour attaquer les forces loyalistes et la population de ce coin,” affirment plusieurs militaires Congolais au front et des membres de la société civile.

Et c’est dans ce contexte que le Rwanda accuse la RDC d’avoir bombardé son territoire. Qu’en sera-t-il demain ?

Bishop Mfundu
Congo Profond / MCP, via mediacongo.net
C’est vous qui le dites : 9 commentaires
11558 suivent la conversation

Faites connaissance avec votre « Code MediaCongo »

Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.

Poster un commentaire, réagir ?

Les commentaires et réactions sont postés librement, tout en respectant les conditions d’utilisation de la plateforme mediacongo.net. Vous pouvez cliquer sur 2 émojis au maximum.

Merci et excellente expérience sur mediacongo.net, première plateforme congolaise

MediaCongo – Support Utilisateurs


Cette fois-ci 80 millions de Congolais porteront tous les armes prêt à défendre le pays et aller plus loin au nom de plus de 6 millions de nos compatriotes morts à l’Est. Nous sommes prêts !

Réagir

1
Répondre
Il y a 1367 jours
MESO MBWAKI , tu as raison évoquer les FAZ ce ridicule la guerre de kolwezi avait été mener par les parachutistes belges et Français ce le president Giscard qui avait sauver Mobutu et son pouvoir deja a l'époque ;comme l'affrontement avec les gendarmes Katangais ,Mobutu avait été aussi par les angolais, les faz avait humilier le president Mobutu au Rwanda ou ils sont allés pillés les civiles avec les TV sur le tets que d'être au front meme spectacle au Tchad et centre Afrique les FAZ partis aider les armées locales ont été plus des pilleurs que des fantassins ça c'était les unités venues de Kinshasa et non a l'Est comme nous a Kisangani

Réagir

Répondre
Il y a 1368 jours
@ congolais , les armées françaises , belges et marocaines ...je voulais dire .

Réagir

Répondre
Il y a 1368 jours
@ congolais , quelle armée a chassé Mobutu du pouvoir ? je me souviens que contre les rebelles au Shaba , les française , belges et marocaines sont venus aider les FAZ .C'est bien d'être nostalique d'une époque mais la verité est autre C'est l'armée rwandaise qui est derrière le M23 car la guerre à l'Est du Congo est lié à la survie économique du Rwanda .Aucun accord signé avec les M23 ne sera jamais accepté par les congolais donc cette guerre ne finira pas de sitôt .

Réagir

Répondre
Il y a 1368 jours
Félix les congolais meurent pour rien le musicien qui avait chanté que politicien escroc a raison monsieur le voyageur vous était président ou pasteur? je me rappel de mobutu vraiment aaahh qui aurais osé faire ses bêtises au ZAIRE

Réagir

Répondre
Il y a 1368 jours
Tshilombo après avoir accusés les FARDC de complicité alors avec quelle armée il va combattre d'autres pays ? il compte sur l'ouganda pour bombé le torse sauf que l'ouganda ne pas non plus doués sur le terrain, nous l'avons deja constatés pendant les premiers affrontements en RDC ,je crains que tout ça se retourne contre Tshilombo et lui tombe déçues

Réagir

1
Répondre
Il y a 1368 jours
It official now, the FARDC is fighting The rwandan army. So in other to win The war we must cut off the supply line Of the enemy which is in rwanda. We need More bombing to rwanda. Let kagame knows That he's no longer a bullet proof.

Réagir

Répondre
right
Article suivant Fin du sommet de l’Union africaine: «Aucune tolérance pour les changements de pouvoir anticonstitutionnels»
left
Article précédent Décentralisation en RDC : Thomas Luhaka démonte l’illusion du découpage sans transfert réel de pouvoir

Les plus commentés

Politique Dialogue, le schéma Kabund exposé à Louis Michel et Marc Pecsteen

20.02.2026, 7 commentaires

Politique Relations RDC – Belgique : quand le colon d’hier refuse aujourd’hui à un pays souverain le droit de jouir pleinement de ses ressources (Tribune)

19.02.2026, 5 commentaires

Société Retards de paie des agents de l’État: Félix Tshisekedi ordonne un audit de l’état liquidatif en 30 jours

21.02.2026, 5 commentaires

Sport Visit RDCongo: le PNF a dénoncé auprès des autorités monégasques le contrat de sponsoring entre la RD Congo et l'AS Monaco

19.02.2026, 4 commentaires

Ont commenté cet article



Ils nous font confiance

Infos congo - Actualités Congo - confiance