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Santé

Lubumbashi: 20 % des antibiotiques vendus sont de mauvaise qualité

2022-07-26
26.07.2022
Provinces
2022-07-26
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Soigner les infections requiert la prise des antibiotiques. À Lubumbashi, ceux-ci sont vendus dans diverses officines. Selon une étude menée à la faculté de la Pharmacie, 20 % des antibiotiques vendus à Lubumbashi sont de mauvaise qualité, impropres à la consommation.

Le professeur Pierrot Mwamba en a également fait le sujet de sa thèse en 2021. ”Nous avons fait une étude de contrôle qualité sur les antibiotiques consommés dans la ville. Ainsi, 1 sur 5, soit 20 % d’antibiotiques, est de mauvaise qualité”. Cette dernière, poursuit-il, ”est caractérisée par une quantité inférieure des principes actifs. 

Par exemple, il y a des médicaments vendus qui n’ont que 10 % du produit réel, explique-t-il. Ainsi, dans certains cas, le malade au lieu de consommer 500 mg d’amoxicilline par exemple, il en consommera 50 mg. À noter que cette mauvaise qualité est parfois due au défaut de fabrication”.

Il faut dire que l’étude a porté sur les antibiotiques comme utilisés couramment. Il s’agit, entre autres, du céfixime, de l’érythromycine et de la tétracycline. L’étude a démontré que 80 % de ces produits de mauvaise qualité se retrouvent dans le circuit informel. Et 70 % de ces médicaments ne sont pas enregistrés par l’autorité sanitaire, indique-t-il. Ce sont notamment des produits vendus dans les marchés Kenya, Rail, et d’autres structures ne répondant pas aux normes, a expliqué le professeur Pierrot Mwamba. ”Toutefois, au niveau des établissements de vente en gros, on en a trouvé entre 2 à 3 %”.


Des médicaments falsifiés

En plus de ces médicaments dont la mauvaise qualité est liée au défaut de fabrication, il y a aussi des antibiotiques falsifiés vendus dans la ville. ”Certainement, il y a des commerçants qui veulent beaucoup gagner et falsifient la date de péremption”. Et pourtant, il s’agit des médicaments authentiques. ”Quand un médicament est authentique, c’est-à-dire, qu’il a suivi toute la procédure. Donc, ils ont suivi le circuit normal. Et ainsi, il a été contrôlé. Et si pour des raisons des recherches l’on trouve un médicament authentique de mauvaise qualité, ce que ça pose un problème”, explique encore Pierrot Mwamba.

Pour lui, c’est soit qu’il n’y a pas eu de la rigueur lors du contrôle qualité, soit, il se pourrait que l’autorité sanitaire n’ait pas pris en compte les résultats, ou encore, le fabricant a présenté un lot différent de celui vendu sur le marché. Dans les trois cas, la population est exposée au danger.

Un réel danger !

La consommation des médicaments de mauvaise qualité n’est pas sans danger. ”Il peut y avoir échec thérapeutique. Car les antibiotiques soignent les infections, et ainsi en consommant ces médicaments, le patient ne sera pas guéri. Mais aussi, il y aura résistance, parce que les germes, censés être éradiqués, se sont adaptés. Il peut aussi y avoir, aggravation de la maladie, et même les décès”, explique-t-il, parlant des conséquences.

Il est donc impérieux que ce domaine soit assaini. ”Voilà pourquoi, on dit souvent que le médicament est un élément fondamental pour améliorer la santé de la population. Et ce médicament doit être de bonne qualité”, insiste-t-il. Pour répondre à cette norme, ”la responsabilité incombe à l’autorité sanitaire et nous les laboratoires. Nous devons nous activer pour que notre population ait accès à des médicaments de bonne qualité”, conclut-il.

Toutefois, il souligne que pour y arriver, il faut relever de nombreux défis. C’est notamment, affiner les méthodes d’analyses dans la pharmacopée. De plus, avoir beaucoup de ressources et capacités des chercheurs, mais aussi se doter d’équipements à la pointe de la technologie.


magazinelaguardia.info / MCP, via mediacongo.net
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