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Politique

Dialogue : Kabila se dévoile !

2015-06-19
19.06.2015 , Kinshasa
Politique
2015-06-19
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Il a parlé hier, jeudi 18 juin, aux patrons de presse, du haut de son strapontin du Palais de la Nation, à la lisière de la Gombe. Serein mais déterminé, Kabila a, au fait,  affiché   une passion  telle qu’il est prêt à tout, y compris à se casser en mille morceaux, pourvu que les intérêts du Congo et la dignité de son peuple, la sauvegarde de sa souveraineté et la réalisation de  son émergence puissent aujourd’hui plus que jamais triompher. Voilà pourquoi, lui qui a  plus de dix mille choses à faire par jour, ne lésine pas sur les moyens  pour s’acquitter de cette ambition sublime.  Elections et calendrier électoral, sécurisation des élections, enrôlement des jeunes majeurs, financement des élections et, enfin, accompagnement ou non  de la communauté internationale au processus électoral. Tels sont, en effet,  les cinq dossiers clés qui méritent bien de figurer à l’ordre  du jour  du  dialogue qui sera, très bientôt, convoqué.  

Le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, qui n’exclut pas l’éventualité d’y inscrire d’autres matières, estime, plutôt, que  les fils et filles de ce pays ont le droit et la liberté  de se retrouver autour d’une table, pour  lever des options fondamentales  sur ces cinq dossiers  qui, croit-il,  revêtent un caractère  prioritaire, si l’on veut  favoriser la tenue des élections apaisées en RD. Congo.  

Tout en bannissant la réédition des incidents, tiraillements bigarrés  ainsi que tous les autres  événements hideux   qui, en 2006 et 2011, avaient empoisonné  le climat politique et sécuritaire dans le pays  avant, pendant et après les élections, le président de la République a, avec le recul de temps, résolu de se mettre à l’écoute de tout le monde, au travers des consultations, avant de passer, bien sûr,  à l’acte, en déterminant, le moment venu, le format, les thèmes, le nombre de participants,  le délai et la facilitation ou la médiation, éventuelle,  pour la tenue effective de ce  Dialogue, voulu national et inclusif.

De son côté, la presse congolaise qui, par ailleurs,  souhaite la tenue  des élections apaisées, a proposé au chef de l’Etat que ce dialogue ainsi envisagé, puisse déboucher notamment, sur un  compromis politique  autour d’un calendrier électoral  réaliste. Plaidant pour  des solutions rapides à ses  problèmes spécifiques, outre  l’épineuse question de l’aide de l’Etat qui, jusqu’ici, est demeurée entière, la presse  a également demandé à Joseph Kabila, d’ordonner la relaxation des journalistes embastillés et la réouverture de quelques médias fermés. Un moratoire sur les arrestations des journalistes, par exemple, serait, exige-t-elle, l’une des meilleures actions pour  l’assainissement de l’atmosphère politique  et l’éclosion de la liberté de la presse et d’opinion, à la veille  des échéances électorales.   

Travail harassant. Agenda très chargé. Kabila est à l’œuvre, depuis plus de trois semaines. Il consulte et écoute les congolais. Il en a fini avec les Confessions religieuses. Il a été avec  une bonne partie de la classe politique, toutes tendances confondues. La société civile, les femmes, les députés et sénateurs, les ambassadeurs et gouverneurs des provinces ont conféré avec lui, à tour de rôle.  Hier, en effet, il a consacré du temps aux responsables des médias locaux.  Et, ce week-end ou en début de semaine, il va clôturer cette série de consultations, avec les jeunes. Tout en attendant les rapports des gouverneurs qui, eux aussi, consultent en provinces  sur sa demande,  il se retranchera avec son équipe d’experts, pour en dégager la synthèse. Puis,  il saura, en dernier ressort,  comment  orienter les choses, pour la suite des événements. 

Il l’a dit et répété, hier, aux patrons des organes de presse, réunis pour la circonstance, au Palais de la Nation. Deux hypothèses pourraient ainsi en résulter, selon lui. Primo. Si l’on dit "Oui" au Dialogue, il faudra bien le convoquer en bonne et due forme. Ce qui suppose qu’il pourra fixer, une fois pour toutes, les esprits sur la problématique du format, du  timing et du nombre de participants et, même, des objectifs poursuivis. Secundo. Si l’on dit "Non" au Dialogue, il sera question, dans ce cas-là, de privilégier d’aller aux élections, tout en n’oubliant pas, cependant, toutes  les mièvreries et  altercations y afférentes. Kabila pense, par contre, que cette deuxième voie n’est pas celle de la sagesse. Comme qui dirait que la meilleure voie, c’est celle qui consiste à mettre les congolais autour d’une table, pour débattre, en toute liberté, des questions liées à l’organisation des élections notamment,  l’affaire du calendrier électoral, de la sécurité du processus électoral, du financement des élections évalué un milliard deux cents millions de dollars américains, de l’enrôlement des jeunes majeurs, et de l’accompagnement de la communauté internationale au processus électoral. Faudra-t-il un facilitateur ou un médiateur ? Là-dessus, c’est encore une équation.

Appel patriotique

Le sursaut à faire, pour défendre la cause de la patrie, nécessite une mutation. "Sortir du Zaïre", pour entrer dans l’ère de la RD. Congo. C’est un problème de culture, soutient Joseph Kabila. Car, si tel n’est pas le cas, l’image du pays sera continuellement  tirée au bas par n’importe qui, y compris  certains "partenaires" membres de la communauté internationale. Or, sur des sujets relevant de la souveraineté du pays, rien n’est moins sûr que seuls les congolais, eux-mêmes, peuvent mieux défendre  les intérêts vitaux de leur propre pays. Tout le reste, c’est-à-dire, la plupart  des partenaires, leur rôle, c’est l’accompagnement. Et, à ce titre, ils n’ont nullement le droit d’ingérence dans les affaires relevant  de la  politique purement  interne de la RD. Congo. D’où, la nécessité, pour les filles et fils de ce pays, de poser des actes responsables.

Qui a demandé  le Dialogue ?

La première  fois, en 2013,  lorsque le  président de la République avait  initié des consultations, la presse nationale fut  associée. Objectifs ? Eviter beaucoup de rumeurs. Eviter l’intoxication. Eviter les on-dits. A l’époque, c’était la mobilisation générale, pour barrer la route aux fossoyeurs de la paix dans l’Est du pays. Goma venait de tomber entre les mains des ennemis. Aujourd’hui encore, il revient à la charge, avec les consultations en vue d’un Dialogue. Qu’est-ce qui a changé ? Eh bien, Kabila dit que  les mêmes objectifs demeurent. Seulement qu’au-delà de la question de l’Est où l’on doit rester vigilant vis-à-vis des groupes armés, les élections arrivent. Et, avec elles,  leur lot de problèmes.  Pourquoi  alors  les consultations ? Est-ce un rêve ou une vision de Kabila ? Ou parce qu’un bon matin, il n’avait rien à faire, c’est pourquoi, il organise les consultations ? Non. Halte ! Les boursicoteurs  ne doivent pas continuer à se perdre en conjectures. Les choses sont, pourtant, si simples. A l’en croire, en 2012, lorsqu’il  avait levé l’option de consulter la Majorité, l’Opposition et la Société civile, le pays ployait sous l’agression alors qu’il annonçait, lui,  les concertations nationales. Certains compatriotes n’y avaient pas cru. Certains députés avaient même quitté l’hémicycle, pour joindre Bunagana et se retrouver, plus tard, à Kampala. Lorsque revint la paix, avec la neutralisation du M23, c’est à ce moment-là  que les  concertations nationales se tinrent, en 2013. Au début de cette année 2015, après d’âpres  tractations, le  gouvernement de cohésion  nationale arriva, pour appliquer les résolutions de ces concertations nationales. Pendant ce temps, quelques partis de l’Opposition dont l’UDPS, l’UNC et autres, réclamèrent le Dialogue. L’église catholique aussi, sans oublier, par-dessus tout, la communauté internationale, qui en firent l’objet de  leurs  revendications irréductibles. Joseph Kabila a affirmé, la main sur le cœur,  avoir concédé à une pression de tous ceux qui l’accusent, à tort,  de n’écouter personne ou de tout faire, seul. Il parle, à sa manière, d’un discours rhétorique sur cette affaire du dialogue dont certains partis politiques formèrent, du reste,  des cartels ou plateformes, rien que pour obtenir un vrai dialogue. C’est dans ce contexte-là qu’il déploya, depuis un certain temps, son légat, un fonctionnaire de l’Etat, un homme de service, pour en savoir un peu plus.

Volte-face

Curieusement, susurre-t-il,  le dialogue arrive, ceux-là  qui le demandaient, à cor et à cri,  n’en veulent plus.  Les gens disent "oui" au dialogue, le matin. Et, le soir, ils disent "non". Comment expliquer cette volte-face ? Finalement, le dialogue est-ce une demande réelle ou une blague ? Kabila tranche, sans ambages. Il s’agissait bien d’une demande de longue date. Pourtant,  certains d’entre eux, ont dit à son  émissaire que le dialogue était une bonne chose. Et que cela s’inscrivait bien dans la droite ligne de leurs nombreux appels au chef de l’Etat. D’autres, par contre, disaient même que le dialogue procédait bien de leur propre "initiative". Et, après, tout a changé. Ils s’opposent maintenant au dialogue. Où en est-on ? Où allons-nous ? S’interroge Kabila, tout en se disant surpris. C’est ça la classe politique congolaise ? (Rires). Eh bien, enchaîne-t-il, le Congo mérite mieux une classe politique responsable. Comment est-ce qu’on va construire ce pays avec une telle attitude ? Sur base de quel principe ? "Moi, je vais poursuivre mon chemin jusqu’au bout. Il y a des conditions, des conditionnalités… L’idée n’est pas de me voir. On peut se voir, même dans un nganda. Mais, l’essentiel  est  de savoir, de quoi est-ce qu’on va parler, finalement ?", relève-t-il, en guise d’interpellation de  la classe politique.  Tel est, à ses yeux,  tout l’intérêt de ces consultations, avant la tenue du  dialogue qui sera convoqué incessamment.

La Presse favorable au dialogue

Auparavant, Kasonga Tshilunde, le président de l’Union nationale de la presse du Congo, l’UNPC, a circonscrit, en quelques minutes, les grandes lignes des propositions de la presse à ce débat sur le dialogue. Un mémorandum fiévreusement ficelé a été transmis, dans une farde à tringle, au chef de l’Etat.  L’économie de cette contribution était que la presse est favorable au dialogue. Elle veut qu’un compromis politique soit trouvé sur un calendrier réaliste, pour des élections apaisées.  Elle sollicite des moyens pour mieux accompagner le processus électoral. Et, enfin, la presse  sollicite un moratoire sur les arrestations des journalistes, en cette période charnière de l’histoire politique  de la RD. Congo. Dans le même registre,  la presse a demandé à Kabila d’ordonner la relaxation des journalistes embastillés et la réouverture des médias fermés.


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