
Monde
Une délégation d'experts de l'Agence internationale de l'Energie atomique doit s'assurer de la sécurité de la centrale nucléaire menacée par les frappes aériennes dans le sud de l'Ukraine.
Le G7 réclame la garantie que les inspecteurs de l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA) auront bien accès au site de Zaporijia, la centrale nucléaire du sud de l'Ukraine, occupée depuis mars par l'armée russe. Les inspecteurs de l'AIEA veulent s'assurer de la sécurité du site car, en cas d'attaque de la centrale, beaucoup craignent une catastrophe nucléaire.
Pannes d'alimentation électrique
Six réacteurs de 1.000 mégawatts chacun, une station de pompage, un site de traitement des déchets radioactifs. Ce sont les installations dont dispose la centrale nucléaire de Zaporijia, dans le sud de l'Ukraine.

Les six réacteurs suffisent à répondre aux besoins de quatre millions de foyers environ mais ils sont à l'arrêt depuis le 25 août. Les "infrastructures de la centrale" ont été "endommagés" d'après un message de l'opérateur national ukrainien Energoatom qui met en garde contre des "risques de fuites d'hydrogène et de pulvérisation de substances radioactives".
En fin de semaine dernière, la centrale a été "totalement déconnectée" du réseau électrique ukrainien.
Contrôleurs de l'AIEA
Les habitants de la région reçoivent, dans un rayon d'une centaine de kilomètres et depuis plusieurs jours, des comprimés d'iode pour limiter les dégâts en cas de catastrophe nucléaire.
Les abords de la centrale ont en effet été bombardés ces dernières semaines et un incendie s'y est récemment déclaré.
L'Agence internationale de l'Energie atomique s'inquiète notamment de la présence d'entrepôts de combustibles à proximité des réacteurs. C'est pourquoi le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, a annoncé qu'une délégation était en route pour le site. Mais sur place, les inspecteurs n'ont pas encore reçu les garanties d'accès au site "en toute liberté".

L'ombre de la catastrophe nucléaire
Depuis mars, l'armée russe occupe le site de la centrale. L'Ukraine et la Russie s'accusent mutuellement d'être responsable des frappes aériennes sur Energodar, une ville à proximité de la centrale située sur le fleuve Dniepr. Des bombardements qui menacent le site.
L'Onu a appelé plusieurs fois à ce que les environs immédiats de la centrale soient transformés en zone démilitarisée.
Car le nom d'une autre centrale, située à 525 kilomètres de là reste dans toutes les mémoires : celle de Tchernobyl.
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