
Economie
Soucieux d’assurer la mobilité des Congolais en général et en particulier les habitants de la capitale, en attendant de revenir à la normale, le Gouvernement a décidé de diminuer la quantité de carburant servi et éviter par la même occasion la rupture totale de l’essence.
Le ministre des Hydrocarbures, après concertation avec les entreprises opérant dans le secteur pétrolier, se résout à appliquer le plan de contingentement et appelle au civisme de ses compatriotes pour observer les mesures prises dans l’intérêt de tous.
Ainsi, en attendant le 14 septembre courant, date annoncée pour la réception du stock de carburant commandé, dans les stations-services, les jeeps et bus de transport 207 n’auront droit qu’à 30 litres d’essence, et 20 litres pour les voitures. Le Gouvernement insiste pour le respect du nombre de litres à acheter à la pompe par catégorie de véhicules.
L’Exécutif ne s’est pas arrêté là. Pour alléger le quotidien des Kinois, la société de transport Transco, qui d’ordinaire met en circulation 160 bus, va augmenter son charroi de 100 bus supplémentaires et le porter à 260 bus à partir de ce jeudi 8 septembre.

Ce n’est pas tout. En attendant l’arrivée du stock prévu pour le 14 septembre, sur ordre du Premier ministre, les ministères de l’Economie et des Finances ont débloqué, hier mercredi 7 septembre, des fonds pour avoir un bateau de 25 000 tonnes métriques, dont l’arrivée est annoncée dans 4 ou 5 jours.
Le ministre Didier Budimbu a rappelé que la stabilité du prix à la pompe coûte de l’argent à l’Etat qui subvention 1700 Fc sur chaque litre acheté à la pompe. Le ministre insiste, il y a du carburant, mais en quantité limitée, d’où il faut rationner de façon à permettre la mobilité de tous jusqu’à l’arrivée effective du carburant commandé.
Le ministre des Hydrocarbures assure que la limitation du volume en litre par véhicule est transitoire, elle est due à la baisse de stock d’essence et appelle au calme, la situation est sous contrôle.
Pour les opérateurs du secteur pétrolier, la solution à la pénurie du carburant à Kinshasa passe par le remboursement de 400 millions de dollars aux sociétés pétrolières. Cette somme représente le manque à gagner dû au système de subvention.
Les sociétés pétrolières disent attendre le paiement de leurs créances par l’Etat pour se réapprovisionner. « Il suffit que le Gouvernement rembourse aux sociétés pétrolières le manque à gagner dû au système de subvention estimé à 400 millions de dollars, supprime ce système et fixe le prix réel, pour que le problème soit résolu de manière efficace et durable », a expliqué le directeur général de la société pétrolière Okapi distribution sur les antennes de la radio onusienne.
Le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, explique que les montants de subvention du litre à la pompe sont des ressources importantes à mettre à l’actif du Gouvernement comme dépenses sociales au titre des interventions directes pour préserver le pouvoir d’achat des ménages. Il fait savoir que pour des raisons de transparence et de gestion orthodoxe des ressources publiques, un certain délai est nécessaire au Gouvernement pour procéder à l’évaluation et à la certification des pertes subies par les sociétés pétrolières, avant d’envisager le décaissement de la subvention.
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Didier Budimbu, ministre des Hydrocarbures