
Politique
Pendant que les armes rwandaises et congolaises crépitent et s’affrontent à Rutshuru en République démocratique du Congo et que Félix Tshisekedi opte pour une guerre diplomatique intense, le Conseil de sécurité de l’ONU s’est effectivement saisi du dossier RDC.
Lors d’une réunion consacrée à la région des Grands lacs jeudi à New-York, plusieurs États du monde ont recommandé la voie du dialogue entre les États de la région actuellement en guerre.
Kinshasa et Kigali qui évoluent désormais en chien et chat, sont appelées à tempérer leurs rages réciproques pour explorer la voie du dialogue. La quasi-totalité des puissances remarquables du globe réalisent que le conflit pourrait dégénérer et engendrer bien plus de conséquences qu’il n’en a causées jusqu’ici. Agresseur et agressé sont finalement appelés à faire la paix, en commençant par la cessation des hostilités.
La dernière guerre des communiqués entre Kigali et Kinshasa inquiète sérieusement les véritables bailleurs de fonds de la déstabilisation de la grande RDC.
Les bailleurs de la guerre de l’Est font pression sur Tshisekedi et Kagame

Les déclarations des pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies ont globalement convergé dans l’optique d’une solution négociée à la guerre dite du M23.
“Bien sûr, réaliser la paix dans les Grands lacs ne se fera pas par la force. La paix dépend d’un processus politique, d’une volonté politique et des solutions politiques”, a déclaré l’Ambassadeur Robert Wood, chef de la mission diplomatique des États-Unis auprès des Nations unies et représentant alternatif pour les affaires politiques spéciales.

Il a indiqué que “ces vacances sont inacceptables et les États-Unis exigent des groupes armés qu’ils mettent fin à leurs attaques contre les populations les plus vulnérables de la RDC”, a-t-il souligné. Position identique à celle du Royaume Uni qui pense que “l’action militaire à elle seule, ne peut pas ramener la paix dans la région des Grands lacs”.
Dans le même cheminement de pensée, la France estime que le dialogue “doit être maintenu entre les États de la région”. Paris insiste sur le respect des engagements pris par les parties, dans le cadre des discussions de Luanda ou encore de New York.
S’exprimant à son tour, la Norvège a noté avec “préoccupation” l’augmentation de tension entre la RDC et le Rwanda. “Les deux pays sont appelés à ouvrir un dialogue”. La Norvege insiste aussi sur le respect de la souveraineté de la RDC.
Grosse inquiétude du côté de l’Inde qui estime que “la situation sécuritaire en RDC est inquiétante”. Le Royaume Uni fait catégoriquement valoir que “toutes les parties doivent respecter la souveraineté nationale et le principe de l’intégrité territoriale”. Londres insiste cependant pour que “les efforts diplomatiques et politiques s’imposent vis-à-vis d’une solution militaire aux problèmes régionaux”.
Quant à la Chine, “l’exploitation illicite des ressources naturelles est un autre facteur qui a une incidence sur la sécurité au niveau régional”, a mentionné son représentant aux Nations unies.
Huang Xia estime que “la stabilisation de la région des Grands lacs dépend aussi de la capacité de la région à transformer sa dotation en ressources minérales stratégiques pour la transition énergétique, vecteur de développement durable et inclusif”.

La Russie martèle également sur l’option de négocier la paix entre Kinshasa et Kigali. “On ne pourra pas parvenir à la normalisation à long terme de la situation en RDC uniquement par les moyens militaires.
Il nous faut le dialogue, il faut des mesures efficaces de renforcement de la confiance”, position défendue par la Russie au Conseil de sécurité de ONU. Cette tendance est une bourde.
La victime va s’asseoir sur la même table que son bourreau. Lui qui n’arrête pas d’endeuiller son pays. Tous les jours, les militaires rwandais sont en première ligne au front tuant et semant la désolation au sein de la population civile.
Kinshasa doit réagir négativement contre cette proposition qui tend à faire la part belle au Rwanda qui sème le chaos dans la région.
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