
Société
Brillant par la pertinence de ses interventions à l’hémicycle, le député UNC, Jean-Baudoin Mayo est tombé si bas que même ses collègues juristes ne le reconnaissent plus. Chaque jour qui passe, l’élu de Mont-Amba s’enfonce dans la boue avec son combat irrationnel sur la Congolité. Certainement, il s’époumone pour plaire au chef, lui qui a été mis longtemps à la touche.
Depuis un temps, l’ancien ministre du Budget prêche la Congolité là où le géniteur de “père et de mère” Noël Tshiani a préféré se taire. Le discours clivant du proche collaborateur de Kamerhe suscite un tollé général même dans les rangs de l’Union sacrée où une autre grosse gueule l’a recadré.

Sur Twitter, Steve Mbikayi rejette la thèse de Mayo, lui rappelant que “la recette de la Congolité pour écarter le candidat Katumbi est indigeste”. « Il ne faut pas induire le chef de l’État en erreur, notre pays est fragile », a-t-il prévenu. Bref, pour le leader du Parti travailliste, ce schéma ne passera plus. Mieux vaut, dit-il, battre le candidat Ensemble à la régulière dans les urnes que de le pousser à la porte.

Mayo s’obstine-t-il dans le mal ?
A cette question de la nationalité, un élu de l’opposition pense que Mayo s’est fourvoyé. Il trouve impensable qu’au XXIe siècle là où le monde se construit au centre que des acteurs politiques “illuminés” poussent à l’extrême.

Enclin toujours à s’en prendre violemment à tous les challengers de Fatshi, l’ancien SG de l’UNC rappelle que « la fonction de président de la République est réservée aux seuls Congolais » ajoutant que « ceux qui ont acquis des nationalités étrangères en sont exclus ».
Pour lui, « la nationalité congolaise est une et exclusive », comme le souligne l’article 10 de la Constitution de la RDC. Pire, le cadre UNC espère que « la Cour constitutionnelle y veillera », estimant qu’il n’y a « pas la peine de se compliquer ». Rien de nouveau.
Dans son argumentaire, Mayo feint d’ignorer pourtant que la Constitution a déjà tranché sur la question. “La nationalité congolaise d’origine s’acquiert par le père ou la mère”. “Et si Katumbi n’était pas Congolais comment a-t-il postulé comme député national, député provincial en 2006 et comme gouverneur en 2008 ?. Là, il était Congolais maintenant avec la présidentielle de 2023, il devient étranger”, explique un cadre Lamuka. Une véritable manifestation de la peur.

Des pro-Katumbi rappellent à Mayo que le président Félix Tshisekedi avait pris la défense quand les hommes de Kabila le harcelaient par peur de perdre les élections. Pas surprenant que le régime Udps n’emprunte la même voie que le régime Kabila pour se tirer actuellement du gouffre.
Mais, le moment choisi est maussade. “Katumbi sera candidat et personne alors personne ne l’empêchera”. Pour preuve, son jet privé interdit de survol sur le territoire congolais quand il se rendait à Qatar, mais à son retour, le pouvoir a capitulé.
Soumis à des fortes pressions, Kinshasa a laissé l’avion de Katumbi se poser sur la piste de la Luano. Tout un message pour ceux qui n’ont pas encore compris le véritable enjeu des élections de 2023.
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