
Science & env.
Le projet « TransAqua », un projet titanesque, basé sur la construction d’un canal de 2.600 km, qui partirait de la RDC et passerait par la Centrafrique pour alimenter le bassin du lac Tchad, en voie d’assèchement, fait son retour.
Lors de son adresse à la Conférence des Nations-Unies sur l’eau février dernier, la ministre de l’Environnement, Ève Bazaiba Masudi, a réaffirmé la position de la République démocratique du Congo sur ce projet.
Pour elle, « ce projet constitue un réel danger pour le monde entier et causera un déséquilibre environnemental dans le bassin du Congo.
Ève Bazaïba estime qu’il faut privilégier d’autres alternatives au lieu de chercher à résoudre un problème du bassin du Lac Tchad en créant un autre problème dans le bassin du Congo ».
Ce projet est inacceptable pour plusieurs raisons selon les géographes et experts de l’écologie, voire de l’économie.
Primo : il compromet le plus grand projet du pays, Grand Inga ou Inga 3, qui doit compléter et moderniser les deux centrales vieillissantes entrées en service entre 1972 et 1982 sur les chutes Inga à 260 km en aval de Kinshasa.
Avec un tel projet, le barrage d’Inga, qui constitue la principale source d’électricité du pays, n’aura plus assez d’eau pour alimenter ses turbines. Et le Grand Inga, destiné à fournir de l’électricité à la moitié du continent, devra être abandonné.
En effet, la stabilité du débit du fleuve Congo (80. 832m3/s au maximum, après l’Amazone) est assurée par le mode de fonctionnement de son système hydrographique. Or, le Congo a besoin de toute la force des eaux du fleuve. Dans cette optique, le projet « Transaqua » risque d’impacter le débit du fleuve. Cela va donc avoir des conséquences sur la réalisation de ce grand projet d’Inga. Les études qui ont été réalisées pour le projet Inga ont été faites sur la base de la régularité du débit du fleuve Congo et de ses deux affluents principaux, l’Oubangui et le Kasaï.
On ne doit pas chercher à résoudre un problème dans un coin en Afrique et en créer un autre au Congo !
Secundo : sur le plan de navigabilité, le trafic fluvial entre les villes de Kinshasa et de Kisangani, qui sert de pont entre l’Ouest, le Centre et l’Est du Congo, sera durement affecté parce qu’il n’y aura pas assez d’eau dans le lit du fleuve. La pêche, qui nourrit plusieurs dizaines de millions de Congolais, devra, elle aussi, être affectée parce que plusieurs espèces vont disparaitre ou diminuer drastiquement. Et des communautés vivant aux abords du fleuve pourront basculer dans des conflits violents pour se disputer de peu de ressources résiduelles du fleuve ainsi diminué en eau et en faune.
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