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Sénégal : une coalition lancée contre un 3e mandat du président Sall

2023-04-18
18.04.2023
2023-04-18
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C’est au sein du Mouvement des forces vives du Sénégal F24 que plus de 100 organisations politiques et de la société civile se sont coalisées.

À dix mois de l'élection présidentielle prévue au Sénégal en février de l'année prochaine, les opposants au troisième mandat du président Macky Sall ont décidé de mettre les bouchées doubles. Plus de cent organisations politiques et de la société civile ont en effet lancé ce dimanche 16 avril à Dakar une coalition avec pour objectif de faire barrage à cet éventuel troisième mandat du président sortant, Macky Sall. Nom de baptême : Mouvement des forces vives du Sénégal F24. L'événement a eu lieu en présence d'Ousmane Sonko, président du parti Pastef et homme politique de l'opposition le plus en vue actuellement.

Une coalition pour empêcher un troisième mandat de Macky Sall

La coalition est formée notamment de partis, d'organisations de la société civile et de personnalités indépendantes. Elle vise « le respect par le président Macky Sall (élu en 2012 et réélu en 2019) de la Constitution et de la parole donnée et son renoncement à présenter sa candidature pour un troisième mandat illégal et illégitime », selon sa déclaration publiée dimanche et citée par l'AFP. C'est une réaction au fait que le président Sall, après plusieurs déclarations dans lesquelles il affirmait qu'il ne se présenterait pas en 2024, reste aujourd'hui muet sur ses intentions par rapport à ce scrutin, alors que ses opposants estiment qu'il finit ses deux mandats légaux. L'actuel chef de l'État sénégalais a maintenu ouverte la question de sa candidature en faisant valoir que seuls des facteurs politiques, et non pas constitutionnels, l'empêcheraient de se présenter, dans un entretien publié mi-mars par le magazine français L'Express. « Sur le plan juridique, le débat est tranché depuis longtemps » en sa faveur, déclare-t-il dans cet entretien. « Maintenant, dois-je me porter candidat pour un troisième mandat ou non ? […] Je n'ai pas encore apporté ma réponse. Le moment venu, je ferai savoir ma position. »

Pour demander la libération des « détenus politiques »

Face à lui, ce sont plus de 120 entités qui ont signé dimanche la charte du Mouvement F24, si l'on en croit ses initiateurs. La coalition réclame aussi la libération des « détenus politiques » arrêtés lors des manifestations liées au procès en diffamation intenté contre Ousmane Sonko par le ministre du Tourisme Mame Mbaye Niang, également responsable du parti présidentiel. Des centaines de personnes ont été arrêtées ces dernières semaines lors de ces manifestations, selon le parti d'Ousmane Sonko, à qui le ministre Niang reprochait d'avoir déclaré qu'il avait été épinglé par un rapport d'une institution de contrôle pour sa gestion d'un fonds pour l'emploi des jeunes.

La situation juridique de M. Sonko en suspens

M. Sonko doit être jugé en appel ce lundi 17 avril, après avoir été condamné le 30 mars à deux mois de prison avec sursis et 200 millions de francs CFA (300 000 euros) de dommages et intérêts. L'opposant conserve cependant son éligibilité pour la présidentielle de 2024, selon ses avocats.

Le parquet et la partie civile ont fait appel de ce jugement. M. Sonko et ses soutiens accusent le pouvoir d'instrumentaliser la justice pour l'empêcher de se présenter à la présidentielle de 2024. Le parti présidentiel accuse de son côté M. Sonko de vouloir paralyser le pays et de se servir de la rue pour échapper à la justice. En mars 2021, la mise en cause de M. Sonko dans une autre affaire, de viols présumés, et son arrestation sur le chemin du tribunal avaient contribué à déclencher les plus graves émeutes depuis des années au Sénégal, îlot de stabilité dans une région ouest-africaine troublée. Elles avaient fait au moins une douzaine de morts. Le procès n'a pas encore eu lieu.


Le Point / MCP, via mediacongo.net
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