
Monde
Les dirigeants des pays du G7 se retrouvent ce vendredi 19 mai dans la ville japonaise de Hiroshima pour un sommet de l’organisation. Ils doivent notamment s’entretenir sur le renforcement des sanctions contre la Russie et de la protection contre la « coercition économique » de la Chine. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky sera présent le dimanche 21 mai à ce sommet.
L’objectif de ce sommet ? Présenter un front uni face à la Russie et la Chine. De vendredi à dimanche, l’ordre du jour des discussions entre les dirigeants des pays membres du G7 (États-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada) sera notamment, sans étonnement, l’Ukraine. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky va participer en personne au sommet, « des discussions sur l'état du champ de bataille » sont attendues, a déclaré le conseiller américain à la sécurité nationale, Jake Sullivan. « Des choses très importantes seront décidées sur place, et donc la présence, la présence en personne de notre président est absolument essentielle pour défendre nos intérêts », a dit, de son côté, le secrétaire du Conseil de sécurité ukrainien Oleksiï Danilov.
Toujours selon lui, la question du renforcement des sanctions contre la Russie doit aussi être abordé par les pays membres. Le responsable a indiqué que les dirigeants discuteraient de la lutte contre le contournement des sanctions, qui permet au président russe Vladimir Poutine de continuer à financer son effort de guerre.
Nucléaire
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Le Premier ministre japonais, Fumio Kishida, reçoit ses invités à Hiroshima, un lieu chargé d’histoire. Le 6 août 1945, la ville a été anéantie par la bombe atomique américaine en faisant 140 000 victimes. Il compte d’ailleurs profiter de cette occasion pour évoquer le désarmement nucléaire. Fumio Kishida, dont la famille est originaire de Hiroshima et qui y est lui-même élu, veut donc inciter ses invités, notamment le Royaume-Uni, la France et les États-Unis, qui possèdent ensemble des milliers d'ogives nucléaires, à s'engager à faire preuve de transparence sur leurs stocks et à réduire leurs arsenaux.
Les espoirs d’avancée dans ce domaine sont toutefois maigres au vu des tensions accrues avec la Russie, la Corée du Nord ou encore la Chine, toutes d’autres puissances nucléaires. Côté russe, les déclarations fracassantes menaçant de l’utilisation d’armes nucléaires ont été nombreuses.
Ce n'est « pas un G7 antichinois ».

Économiquement parlant, c’est sur le dossier chinois que les pays du G7 devront s’entendre, et notamment sur la façon de se protéger d’un éventuel chantage économique de Pékin. Pour le conseiller américain à la sécurité nationale Jake Sullivan, les dirigeants du G7 devraient dénoncer cette « coercition économique » et s'efforcer de surmonter les divergences transatlantiques sur la position à adopter face à la Chine.
Mais pour les Européens, en particulier la France et l'Allemagne, l'élimination des risques ne signifie pas la rupture des liens avec la Chine, l'un des plus grands marchés du monde. Ce n'est « pas un G7 antichinois », a insisté l'Élysée en amont du sommet, en souhaitant « un message positif » de coopération « à condition que nous négociions ensemble ». Huit pays, dont l’Inde ou le Brésil, sont aussi invités. L’objectif est de rallier certains de ces dirigeants à s’opposer à la guerre en Ukraine et aux ambitions croissantes de Pékin.
Manifestation anti-G7 des marxistes japonais

Ils ne sont qu’une trentaine, mais on n’entend qu’eux sur l’esplanade du Mémorial de la Paix. Des étudiants d’extrême-gauche dont la moyenne d’âge est de 25 ans, pancartes et mégaphone à la main, manifestent contre le sommet qui débute vendredi. « Ne vous laissez pas berner », dit Ayano Matsumoto à RFI. « Stopper la guerre en Ukraine, ce n’est pas du tout l’ambition des chefs d’État du G7. Tout ça, c’est un énorme mensonge. Ils veulent une nouvelle guerre froide. Regardez, ils passent leur temps à livrer des armes et des tanks à l’Ukraine. Tout ce qu’ils veulent, c’est que ça continue », ajoute-t-il.
Alimenter la guerre pour maintenir la paix, ça n’a pas de sens, crient ces militants. D’ailleurs, il y a, selon eux, beaucoup plus simple et moins dangereux pour arrêter le conflit : « Il suffit que les cheminots cessent le travail, qu’ils sabotent les livraisons d’armes ou de nourriture en Russie, qu’ils se mettent en grève et que tous les travailleurs concernés les rejoignent. Si tout le monde s’y met, ça ne pourra plus continuer ».
Le comble de l’indécence, conclut Ayano Matsumoto, revient au gouvernement japonais qui a choisi d’organiser le sommet, ici, à Hiroshima. Haut lieu de la paix au Japon depuis que 140 000 personnes sont mortes suite au largage d'une bombe atomique américain sur la ville en 1945.
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