
Politique
Le député national, Claudel Lubaya désapprouve les propos du président Félix Tshisekedi selon lesquels la police qui a réprimé la marche de l’opposition samedi 20 mai à Kinshasa, a agi avec professionnalisme, en maîtrisant les « voyous ».
Contrairement au chef de l’Etat qui a loué le travail de la police, Lubaya affirme que les services de sécurité se sont rendus à la fois complice et coupable des actes réprimés par les lois de la République, notamment atteinte à l’intégrité physique des paisibles citoyens et torture.
« Certains éléments de la PNC (Police nationale congolaise) ont eu recours aux machettes et bâtons pour réprimer les manifestants », a-t-il condamné, concluant que « la police n’a été ni professionnelle, ni républicaine ».
Selon lui, ce comportement foncièrement répréhensible aurait pu susciter l’indignation des autorités, à la mesure de la gravité des faits, avec la plus grande fermeté. Hélas, regrette-t-il, « les agents de police, présumés coupables de violences, ont eu droit aux félicitations officielles, avec promesse urbi et orbi de promotion en grade de la part du président de la République, et ce, malgré la vague de condamnation suscitée par ces incidents malheureux ».
« Il s’agit, de la part du chef de l’État, d’une sortie regrettable de piste, d’un manque d’empathie sincère à l’égard des victimes, d’une intimidation à l’endroit de toute voix dissidente, d’une prime présidentielle à l’impunité et à l’intolérance politique, d’éloges publiques à la violence d’État et à la violation des lois en matière d’exercice des libertés publiques ; ce qui confère au Congo, le statut d’un État voyou (État qui viole de manière systématique les droits les plus élémentaires de l’être humain) », a fustigé Claudel Lubaya.
Au regard de ces faits, l’élu de Kananga a invité le président Tshisekedi à saisir la portée républicaine de sa charge et lui a rappelé qu’il est astreint, du fait de la Constitution, à garantir le respect des droits et des libertés fondamentales conformément aux articles 60 et 74 de la Constitution.
« A ce titre, il lui revient, comme magistrat suprême, de préserver la République et la dignité de la fonction qu’il exerce de toute attitude et de tout propos de nature à exacerber les tensions dans un pays aux équilibres fragiles », a souligné Claudel Lubaya.
La répression de la marche de l’opposition a été condamnée notamment l’Union européenne, les USA, le Royaume-Uni et la Monusco.
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